mardi 15 mars 2011

L!s@nd3r "chapitre XXVII "

-J'ai faim! Grogna Durzo en touchant son ventre avec sa main.

-Mais tu as toujours faim! Dit Aystrae.

-Que veux-tu ? La magie, ça creuse! J'aimerais bien t'y voir, toi, avec un bras qui repousse. Et en plus je dois manger pour garder mes forces et ce magnifique corps d'athlète! Dit il avec un ton d'autodérision rarement atteint et en imitant un sourire ravageur qui ferait, a coup sûr, tomber dans les pommes n'importe quelle femme de plus de 60 ans et en manque d'amour.

-Tu racontes n'importe quoi! Regarde moi, je n'ai pas besoin de me nourrir toutes les quatre heures et je le dois...

-Au fait que tu ne dépasses pas le mètre soixante, c'est surement ça.

Hatyara était quelques pas en arrière, retenant de toutes ses forces son envie de rire, elle savait que si le moindre son sortait de sa bouche ils se retourneront contre elle et c'était autrement moins drôle.

-Non mais tu t'es vue toi! Avec ta tête qui est passée plusieurs fois sous une râpe à fromage et tes trois doigts ridicules qui ne sont pas foutus de tenir une épée. Moi au moins je ne me prends pas les portes dans le front...

-Blablabla, fais silence la gueuze. Dit-il en jetant une petite boule de magie sur les lèves d'Aystrae qui perdit la voix.

Il la dépassa en ricanant et fit une halte sur le bord du précipice. Durzo regarda le camp nain. Il devait y avoir une trentaine de ces êtres qui faisaient marché des forges et d'autres choses, mais il ne vit pas quoi.

-Aystrae, non!

Durzo sentit un pied s'écraser contre sa fesse droite et les lois de la gravité s'occupèrent du reste. Il fit rapidement volte face pour voir le visage de son amie avec un sourire sadique sur les lèvres. Il le lui rendit et à ce moment-là il réalisa qu'il tombait dans le vide.

Il hurla de rire et quelques secondes après incanta un sortilège qui fit apparaitre une main semblable à la sienne qui poussa aussi Aystrae dans le vide. Puis tous les deux tombèrent dans le lac. Ils sortirent de l'eau quelques minutes après, hurlant de rire. Chacun voulant y retourner.

Rapidement des nains armés d'arquebuses les mirent en joue.

-Par la barbe de mon aïeul! Qu'êtes-vous et que voulez vous!

Les deux héros levèrent leurs mains en l'air.

-Je suis Durzo Tzralij, Archiviste de la folie et voici Aystrae Trayshar troisième du nom. Nous sommes avec notre alliée Hatyara qui ne devrait pas tardé à arriver à votre camp. Nous sommes ici pour rallier les terres au sud de vos montagnes.

-Hum c'est donc vous l'Avalonien... Le grand pas nette et la petite nerveuse, ce sont bien eux. Bienvenue au camp avancé des Forteresses Naines.

Si le nain vit la frustration évidente sur le visage de nos « héros », il ne dit rien là-dessus.

-Qui a dit ça de nous je vous prie ?

-Une femme de ton espèce. Nous avons confiance en elle et nous aurons confiance en vous.

-Elfy...

-En effet! Bon suivez-moi, la nuit va bientôt arriver et nous serons mieux sous terre avec de la bière n'est-ce pas!

Tous les nains crièrent leur approbation. Ils se retrouvèrent donc tous dans un grand hall souterrain où les nains fêtèrent dignement la venue de leurs invités. Le lendemain le chef du camp leur indiqua un tunnel à suivre et qu'ils n'avaient qu'a continué tout droit.

Ils prirent donc la route en remerciant chaleureusement leurs hôtes.

Les premières heures tout se passa dans la bonne humeur. Mais à la fin de leur marche cette bonne humeur disparue. Ils arrivèrent bien à l'autre camp nain mais, il avait été ravagé. Il y avait des cadavres de Nains et de Gobelins un peu partout. Ils avancèrent au milieu du massacre qui avait dû se passer ici.

-Des gobelins, mais qu'est ce qu'ils foutent ici ? Dit Hatyara en examinant un de ces cadavres. Ils ont tous un dessin cousus sur l'épaule, on dirait une aile ou un nuage, je sais pas trop...

Durzo se retourna vers Aystrae.

-Et merde, tu te souviens du zeppelin ?

-Oui pourquoi ?

-Ce sont ces gobelins qui le manœuvraient...

Tout à coup une porte s'ouvrit violemment et une vingtaine de gobelins fit irruption dans la pièce, mais quelques secondes après il n'en restait plus rien grâce à une bonne boule de feux bien placée.

-Bon aller, que le massacre commence.

Ils passèrent ainsi plusieurs heures à nettoyer les salles de ce village souterrain. Ils ne trouvèrent qu'un survivant. Le nain se nommait Krahtern, fils de Ferthorn. C'était l'un des gardes de la famille royale en permission dans son village. Il portait une veste en cuir cloutée et un kilt bleu sombre, une hache à deux mains, couverte de runes bleu brillantes. Sa barbe arrivait au niveau de sa taille et, tout comme ses cheveux, elle était tressée.

-Et bien par la bière, je suis heureux de vous voir je suis Krahtern, vous voulez m'aider à détruire du goby ? Je vois à vos faces enjouées que c'est le cas! Suivez-moi, on va rallier la capitale, c'est à trois jours de marche d'ici... J'ai des proches à venger en chemin. Aller en avant vers la mort !

Le voyage fut plus long que prévu et une semaine durant ils parcoururent les tunnels sombres et les avant-postes vides de toute vie naine en tuant tout ce qui était petit et vert. Ils sortirent des montagnes pour se retrouver face à un pont d'un bon kilomètre de long pour quatre cens mètres de large et au bout de ce pont, une porte aussi grande qu'une cathédrale, il y avait aussi une muraille hérissée de cannons et autres armes de destructions massives.

Le groupe chargea à travers le camp des gobelins dans une explosion de magie, se frayant un chemin de mort à coup de hache, de marteau et de dagues.

Ils arrivèrent après une demi-heure de combat devant les portes de la muraille. Le nain hurla quelque chose dans sa langue et la porte s'ouvrit.

-Bienvenue à Kivetystä na Ikuinen, la capitale naine, venez, je vous dois bien une soirée à la taverne!!