dimanche 26 décembre 2010
dimanche 19 décembre 2010
Kaïna : "chapitre XXV"
Aystrae se leva d’un bond, tomba aussitôt mais se releva et mit tout de même une gifle phénoménale à Durzo.
-T’ES PAS CENSE ETRE MORT TOI ?!
-T’ étais plus sympa dans mes rêves…Grommela Durzo. Puis, je te rappelle que tu es censée être morte aussi !
-Le Kezef t’a tué avant que je ne meure ! Qu’est-ce-que tu peux en savoir ?! Fit Aystrae vexée.
-‘Pas faux. Répondit Durzo calmement. Mais, rassure toi, nous ne sommes pas mort.
-Evidement, demeuré ! Pesta Aystrae.
Elfy et Hatyara les observaient, ébahies.
-VOUS VOUS FOUTEZ DES GENS OU QUOI ?! hurlèrent-elles d’une même voix.
Les deux compères se retournèrent vers les importuns qui osaient interrompre leurs conversations.
-Oh, Hatyara ! fit Aystrae guillerette. Je ne t’avais pas vu…
-Quel cirque ! Râla Durzo. On est juste mort, ce n’est pas si grave.
-Non, pas tant que ça, un peu douloureux tout de même…
-Bah, trois fois rien ! Fit joyeusement Durzo croisant les bras. Pas une séquelle.
-Euh… Durzo…
-Quoi ?
-hum… Apparement t’as été… un peu …plus mort que moi. Fit Aystrae butant sur ses mots.
-Quoi ?! Fit celui-ci visiblement vexé.
-Ton bras…
-Quoi mon bras ? Répondit-il ironiquement.
-… euh … Justement, tu n’en a plus…
Durzo la regarda perplexe, observa son bras droit.
« Toujours là évidement… »
« Pour te servir » fit le démon riant. « Regarde à gauche ».
Durzo leva son bras gauche au niveau des yeux.
-Ah… wai… Joli vide.
-T’as plus de bras !!! Réagis un peu !!!
Aystrae, toujours au pied du lit de Durzo se précipita vers le moignon. Elle mit ses mains contre. De grandes flammes mauves la brulèrent.
Elle soupira. Durzo la regarda, amusé.
-Évidement, je ne peux rien faire, c’est ça ?
-Pas cette fois.
Il se rappela l’offre de Mordaarck. « Je veux que tu assassines Aystrae et en contre partie je te laisserai libre et même à ta mort je ne prendrai pas ton âme. C'est simple la mort d'une personne t'évite une éternité de souffrance. »
Il se rendait compte qu’il s’était attaché à cette guerrière. Dommage, leurs joutes verbales allées certainement lui manquer. Tant pis, il fallait se résigner. Ce n’était pas la première fois qu’il devait tuer une personne après tout…
« Alors tue-la ! » pesta Mordaarck.
« Dégage… » fit Durzo, lassé.
Il regarda Aystrae. Lui fit mentalement ses adieux.
« Ça devra attendre » songe-t-il. « Sous le regard de la lune… Je dois au moins lui offrir une mort digne. N’aime-t-elle pas la lune ? »
Il se rendit compte qu’il n’en savait rien. En fait, il ne savait rien d’elle. Alors… Il la tuerait.
Aystrae le regarda en souriant.
-Contente de te voir en vie !
-Moi aussi. Lui répondit-il sincère.
« Pour le peu de temps qu’il te reste très chère ! » Ricana le démon.
-T’ES PAS CENSE ETRE MORT TOI ?!
-T’ étais plus sympa dans mes rêves…Grommela Durzo. Puis, je te rappelle que tu es censée être morte aussi !
-Le Kezef t’a tué avant que je ne meure ! Qu’est-ce-que tu peux en savoir ?! Fit Aystrae vexée.
-‘Pas faux. Répondit Durzo calmement. Mais, rassure toi, nous ne sommes pas mort.
-Evidement, demeuré ! Pesta Aystrae.
Elfy et Hatyara les observaient, ébahies.
-VOUS VOUS FOUTEZ DES GENS OU QUOI ?! hurlèrent-elles d’une même voix.
Les deux compères se retournèrent vers les importuns qui osaient interrompre leurs conversations.
-Oh, Hatyara ! fit Aystrae guillerette. Je ne t’avais pas vu…
-Quel cirque ! Râla Durzo. On est juste mort, ce n’est pas si grave.
-Non, pas tant que ça, un peu douloureux tout de même…
-Bah, trois fois rien ! Fit joyeusement Durzo croisant les bras. Pas une séquelle.
-Euh… Durzo…
-Quoi ?
-hum… Apparement t’as été… un peu …plus mort que moi. Fit Aystrae butant sur ses mots.
-Quoi ?! Fit celui-ci visiblement vexé.
-Ton bras…
-Quoi mon bras ? Répondit-il ironiquement.
-… euh … Justement, tu n’en a plus…
Durzo la regarda perplexe, observa son bras droit.
« Toujours là évidement… »
« Pour te servir » fit le démon riant. « Regarde à gauche ».
Durzo leva son bras gauche au niveau des yeux.
-Ah… wai… Joli vide.
-T’as plus de bras !!! Réagis un peu !!!
Aystrae, toujours au pied du lit de Durzo se précipita vers le moignon. Elle mit ses mains contre. De grandes flammes mauves la brulèrent.
Elle soupira. Durzo la regarda, amusé.
-Évidement, je ne peux rien faire, c’est ça ?
-Pas cette fois.
Il se rappela l’offre de Mordaarck. « Je veux que tu assassines Aystrae et en contre partie je te laisserai libre et même à ta mort je ne prendrai pas ton âme. C'est simple la mort d'une personne t'évite une éternité de souffrance. »
Il se rendait compte qu’il s’était attaché à cette guerrière. Dommage, leurs joutes verbales allées certainement lui manquer. Tant pis, il fallait se résigner. Ce n’était pas la première fois qu’il devait tuer une personne après tout…
« Alors tue-la ! » pesta Mordaarck.
« Dégage… » fit Durzo, lassé.
Il regarda Aystrae. Lui fit mentalement ses adieux.
« Ça devra attendre » songe-t-il. « Sous le regard de la lune… Je dois au moins lui offrir une mort digne. N’aime-t-elle pas la lune ? »
Il se rendit compte qu’il n’en savait rien. En fait, il ne savait rien d’elle. Alors… Il la tuerait.
Aystrae le regarda en souriant.
-Contente de te voir en vie !
-Moi aussi. Lui répondit-il sincère.
« Pour le peu de temps qu’il te reste très chère ! » Ricana le démon.
L!s@nd3r "chapitre XXIV "
Il fallut de longues semaines pour qu'Aystrae et Durzo guérissent, d'un point de vue purement physique.
La bataille de la forteresse de Sîoka avait été un massacre. Il ne restait plus que 15 soldats du côté d'Elfy, ils avaient rapidement renforcé le mur détruit par le Kezef puis elle les avaient congédier.
La salle à manger était la plus grande pièce de la forteresse. Un feu avait été allumé dans la cheminée, Elfy était assise sur la table. Un vent glacial traversait cette pièce, avec l'arrivée de l'hiver Arngloc avait tenté de consolider le toit et reboucher les trous dans les murs, certes la neige ne passait pas, mais le vent oui. Elfy se blottit dans sa cape tout en observant les énormes tapisseries qui ondulaient lentement à cause du vent.
Puis une porte s'ouvrit et Hatyara s'approcha d'Elfy.
-Alors ?
-Pour Aystrae ce n'est qu'une question d'heures, mais pour Durzo c'est différent...
Le regard d'Elfy se remplit de rage.
-Quel. Est. Le. Problème ?
-Son âme est prise ailleurs, quelque chose la retiens... Je n'ai jamais vu ça. Dit-elle calmement.
Elfy envoya une boule d'énergie dans le mur, ce qui rajouta un trou de plus à l'édifice.
Elle se massa les tempes avant de se diriger vers l'étage sans rien dire, laissant Hatyara sur place.
***
Durzo fut réveillé par le son des instruments de musique. Il se trouvait dans une grande chambre aux murs blancs, il y avait ses affaires sur une table. Il regarda son bras droit et il remarqua qu'il n'avait plus de trace de la possession du démon.
Il se releva et se frotta les yeux.
« Bon je suis dans l'une des chambres de la forteresse et à vue de nez ça doit faire une plombe que le combat est fini, et surtout j'ai plus ce parasite dans mon bras... »
Il s'habilla, tressa ses cheveux et il se dirigea vers la source de la musique. Tout le bâtiment avait été refait et il était splendide. Il ne croisa personne dans les couloirs, sa marche le mena jusqu'à la salle à manger, il y avait une grande réception où de nombreuses personnes dansaient à la manière de la cour humaine. Il descendit les marches et tomba nez à nez avec Aystrae.
« Putain Aystrae en robe de soirée... C'est pas commode ça »
-Bon alors tu viens danser ?
-Avec plaisir mam'zelle.
Et... Ils commencèrent à danser.
-Alors, tu vois, nous en avons fini avec cette histoire.
Durzo souleva un sourcil et dévisagea Aystrae avec un regard interrogateur.
-Nous avons vaincu les Kezefs et l'armée de maraudeurs, tu ne t'en souviens pas ?
La musique accéléra, mais Durzo s'arrêta net.
-Que se passe t-il ?
Il hurla de rire sans que cela ne semble déranger qui que ce soit. Il lut un certain agacement sur le visage d'Aystrae.
Il fit apparaitre une boule d'électricité dans sa main et l'envoya vers un groupe de danseurs qui s'évaporèrent au contact de la magie.
Il attrapa Aystrae par la gorge et l'envoya contre un mur. Le sorcier arriva sur elle et la souleva de nouveau.
-Tu parles d'un démon! Même pas foutu de bien mentir. Aller! Montre-toi sous ta vraie forme !
Le démon ricana et les traits d'Aystrae disparurent pour laisser la place à une créature aussi grande que Durzo. Elle avait une peau bleue claire, un long nez pointu et de longues oreilles couvertes de piercing, le seul point commun avec Durzo était ce sourire sadique et carnassier qui laissait apparaitre de longues dents.
-Alors, mon bon Durzo, je t'ai manqué ? Dit le démon en ricanant
-Que nenni mon cher Mordaarck ! Dit-il en envoyant son poing dans le visage de celui-ci. Maintenant parle! Qu'est-ce que je fous là moi ? Tu veux jouer un peu avec moi ? Ou tu espères avoir l'occasion de déjà prendre ma place dans mon monde ? Réponds !!
Le démon se détacha de l'emprise du sorcier et s'installa dans un grand trône noir, le sorcier remarqua les visages grimaçants gravé sur les accoudoirs. C'est à ce moment que Durzo réalisa que le château avait laissé place à une pièce à l'architecture écœurante avec d'énormes vitraux aux formes immondes.
-Ne sois pas si ridicule! Ce serait trop simple, pas assez tordu tu me connais tu sais comment je fonctionne.
-Bon alors tu veux quoi ?
Le démon le regarda en soulevant un sourcil.
-Aller ne fais pas l'enfant, tu es un démon de la fourberie, du mensonge et j'en passe, qu'est-ce que tu veux ?!
-Rien, je vais te renvoyer dans ton monde.
-Mais ? Dit le mage en croisant les bras.
-Je veux que tu assassines Aystrae et en contre partie je te laisserai libre et même à ta mort je ne prendrai pas ton âme. C'est simple la mort d'une personne t'évite une éternité de souffrance.
Puis le mage se sentit tomber dans le vide.
***
Elfy entra dans la pièce et vit qu'Aystrae était levée, elle observait Durzo. Les cicatrices de ce dernier luisaient d'une couleur mauve et il semblait marmonner quelque chose dans une langue qu'Aystrae ne pouvait pas comprendre.
« Heureusement que tu ne le comprends pas jeune Aystrae... »
Soudainement le mage se réveilla en rigolant.
-Alors, je vous ai manqué ?
La bataille de la forteresse de Sîoka avait été un massacre. Il ne restait plus que 15 soldats du côté d'Elfy, ils avaient rapidement renforcé le mur détruit par le Kezef puis elle les avaient congédier.
La salle à manger était la plus grande pièce de la forteresse. Un feu avait été allumé dans la cheminée, Elfy était assise sur la table. Un vent glacial traversait cette pièce, avec l'arrivée de l'hiver Arngloc avait tenté de consolider le toit et reboucher les trous dans les murs, certes la neige ne passait pas, mais le vent oui. Elfy se blottit dans sa cape tout en observant les énormes tapisseries qui ondulaient lentement à cause du vent.
Puis une porte s'ouvrit et Hatyara s'approcha d'Elfy.
-Alors ?
-Pour Aystrae ce n'est qu'une question d'heures, mais pour Durzo c'est différent...
Le regard d'Elfy se remplit de rage.
-Quel. Est. Le. Problème ?
-Son âme est prise ailleurs, quelque chose la retiens... Je n'ai jamais vu ça. Dit-elle calmement.
Elfy envoya une boule d'énergie dans le mur, ce qui rajouta un trou de plus à l'édifice.
Elle se massa les tempes avant de se diriger vers l'étage sans rien dire, laissant Hatyara sur place.
***
Durzo fut réveillé par le son des instruments de musique. Il se trouvait dans une grande chambre aux murs blancs, il y avait ses affaires sur une table. Il regarda son bras droit et il remarqua qu'il n'avait plus de trace de la possession du démon.
Il se releva et se frotta les yeux.
« Bon je suis dans l'une des chambres de la forteresse et à vue de nez ça doit faire une plombe que le combat est fini, et surtout j'ai plus ce parasite dans mon bras... »
Il s'habilla, tressa ses cheveux et il se dirigea vers la source de la musique. Tout le bâtiment avait été refait et il était splendide. Il ne croisa personne dans les couloirs, sa marche le mena jusqu'à la salle à manger, il y avait une grande réception où de nombreuses personnes dansaient à la manière de la cour humaine. Il descendit les marches et tomba nez à nez avec Aystrae.
« Putain Aystrae en robe de soirée... C'est pas commode ça »
-Bon alors tu viens danser ?
-Avec plaisir mam'zelle.
Et... Ils commencèrent à danser.
-Alors, tu vois, nous en avons fini avec cette histoire.
Durzo souleva un sourcil et dévisagea Aystrae avec un regard interrogateur.
-Nous avons vaincu les Kezefs et l'armée de maraudeurs, tu ne t'en souviens pas ?
La musique accéléra, mais Durzo s'arrêta net.
-Que se passe t-il ?
Il hurla de rire sans que cela ne semble déranger qui que ce soit. Il lut un certain agacement sur le visage d'Aystrae.
Il fit apparaitre une boule d'électricité dans sa main et l'envoya vers un groupe de danseurs qui s'évaporèrent au contact de la magie.
Il attrapa Aystrae par la gorge et l'envoya contre un mur. Le sorcier arriva sur elle et la souleva de nouveau.
-Tu parles d'un démon! Même pas foutu de bien mentir. Aller! Montre-toi sous ta vraie forme !
Le démon ricana et les traits d'Aystrae disparurent pour laisser la place à une créature aussi grande que Durzo. Elle avait une peau bleue claire, un long nez pointu et de longues oreilles couvertes de piercing, le seul point commun avec Durzo était ce sourire sadique et carnassier qui laissait apparaitre de longues dents.
-Alors, mon bon Durzo, je t'ai manqué ? Dit le démon en ricanant
-Que nenni mon cher Mordaarck ! Dit-il en envoyant son poing dans le visage de celui-ci. Maintenant parle! Qu'est-ce que je fous là moi ? Tu veux jouer un peu avec moi ? Ou tu espères avoir l'occasion de déjà prendre ma place dans mon monde ? Réponds !!
Le démon se détacha de l'emprise du sorcier et s'installa dans un grand trône noir, le sorcier remarqua les visages grimaçants gravé sur les accoudoirs. C'est à ce moment que Durzo réalisa que le château avait laissé place à une pièce à l'architecture écœurante avec d'énormes vitraux aux formes immondes.
-Ne sois pas si ridicule! Ce serait trop simple, pas assez tordu tu me connais tu sais comment je fonctionne.
-Bon alors tu veux quoi ?
Le démon le regarda en soulevant un sourcil.
-Aller ne fais pas l'enfant, tu es un démon de la fourberie, du mensonge et j'en passe, qu'est-ce que tu veux ?!
-Rien, je vais te renvoyer dans ton monde.
-Mais ? Dit le mage en croisant les bras.
-Je veux que tu assassines Aystrae et en contre partie je te laisserai libre et même à ta mort je ne prendrai pas ton âme. C'est simple la mort d'une personne t'évite une éternité de souffrance.
Puis le mage se sentit tomber dans le vide.
***
Elfy entra dans la pièce et vit qu'Aystrae était levée, elle observait Durzo. Les cicatrices de ce dernier luisaient d'une couleur mauve et il semblait marmonner quelque chose dans une langue qu'Aystrae ne pouvait pas comprendre.
« Heureusement que tu ne le comprends pas jeune Aystrae... »
Soudainement le mage se réveilla en rigolant.
-Alors, je vous ai manqué ?
lundi 18 octobre 2010
Kaïna : "chapitre XXIII"
-MENSANERYA ! VIEILLE SORCIERE ! CE N’EST PAS CE QUI ETAIT CONVENU !!! Hurla Hatyara.
Hatyara tremblait de rage, des larmes bleues coulèrent le long de son visage.
Ses cheveux devinrent rouge écarlate et poussèrent sans discontinuer.
Ils se transformèrent en de longs lierres épineux aux pointes ensanglantées, ses larmes qui ne cessaient de couler se cristallisèrent et s’échouèrent à ses pieds.
Des milliers de petits cristaux bleus qui en touchant le sang impur du Kezef se transformèrent en autant de fleurs…
Elfy se sentit impuissante.
-Le… pouvoir des Ubayalingi, murmura-t-elle. Le pouvoir originel… Comment est-ce possible...?
Les lierres sanglants commencèrent à enserrer les corps d’Aystrae et de Durzo, des fleurs grimpèrent le long de leurs membres. Les cristaux de larmes d’Hatyara roulèrent jusqu’à eux et éclatèrent en milliers de particules lumineuses.
Elfy se ressaisît.
-ARRETE ! ARRETE HATYARA ! Hura-t-elle. TU N’AS PAS LE DROIT !
Le regard d’Hatyara perdit sa folie et devint sombre et mort. Elle tomba à genoux. Les lierres et les fleurs s’effacèrent tel un monceau de poussières.
Ses larmes se tarirent. Ses cheveux redevinrent noires…Son beau regard cristallins s’éteignit… Plus une lueur de folie ou d’espoir. Hatyara abandonnait.
-Ils ne reviendront pas … Je n’y arrive pas… murmura-t-elle.
Elfy la saisit par le bras et la remit sur pied, le corps d’Hatyara semblait être un poids mort, toute volonté avait disparu. Elle ne leva même pas les yeux vers Elfy.
Celle-ci la gifla fortement, Hatyara retomba à terre. Elle n’essaya même pas de résister ou de se relever.
-Tu n’as pas le droit, Ubayalingi, fit Elfy impérieuse. Prendrais-tu le risque de bousculer le système de cette terre ? N’as-tu aucune idée des responsabilités que tu as sur les épaules.
Hatyara leva son regard mort vers Elfy mais resta silencieuse.
-Tu ne peux pas les faire revenir …
-Je devrais, murmura Hatyara en baissant les yeux.
-Tu n’en as pas e droit.
-…Ce n’est pas normal, dit posément Hatyara, il y a une erreur quelque part…
-Heureusement, je t’ai arrêté à temps…
-Non, justement, non…Elfy, tu connais les pouvoirs de mon peuple, tu connais mon pouvoir, j’en suis la dernière détentrice…
Une lueur s’alluma dans le regard d’Hatyara. Elfy la regarda incrédule.
-Il est …Ils ne sont …
-…pas mort. Murmura Hatyara. Ils n’ont pas encore atteint le royaume des morts, ils sont encore là !
Les larmes coulèrent sur le visage d’Elfy. Ses lèvres s’entrouvrirent mais aucun son ne sortit.
Hatyara s’avança vers le corps de ses compagnons. Elle tendit les mains, des lierres en sortirent et levèrent les deux amis avec douceur. Hatyara ressentit de légères pulsations au travers des lierres.
-Ils ne sont pas encore mort, dit-elle dans un sanglot. Mais ils ne reviendront pas tout de suite. J’ai bien peur que leurs corps soient épuisés.
-Mais leur esprit est fort ! ARNGLOC ! Hurla Elfy. ARNGLOC !
L’avalonien s’avança prudemment.
-Arngloc… Soigne-les ! ordonna-t-elle.
Les lierres se resserrèrent. Hatyara avait du mal à faire confiance à cet avalonien. Il avançait chancelant, ce soldat malingre à l’air soumis.
-Je peux soigner leurs corps… Mais…
-MAIS QUOI ?! Misérable ! cria Elfy.
-Leurs âmes dorment…
-Soigne-les … fit Hatyara en grinçant des dents.
L’avalonien s’exécuta en grimaçant. Il parvint à peine a refermer les blessures.
-Je ne peux rien faire de plus, pour l’instant, marmonna-t-il.
Elfy leva la main vers ce pitoyable soldat… Elle abaissa avec résignation.
-Va voir s’il reste des survivants… Chuchota Elfy tristement.
xxxxxXxXxXxxxx
jeudi 16 septembre 2010
L!s@nd3r - Kaïna "chapitre XXII"
Elfy hurlait sur ses troupes. Ils allaient mourir, leur destin était scellé, elle serait surement la dernière de son armée à rendre l'âme... Et cette idée lui fit avoir un frisson d'excitation.
-Aller bande de créatures dégénérées, venez !! Venez combattre !! Soldats ! Combattez jusqu'à ce que le dernier de nos ennemis crève !! Combattez pour la gloire...Enfants des dieux ! Aujourd’hui nous mourrons, ouvrez les portes du Huvrikstzïl !!!
La scène aurait rivalisé avec celles des légendes où une poignée d'hommes tenait face à une marrée d'ennemis, Elfy se tenait sur une montagne de cadavres, envoyant des trais de glaces, elle faisait pousser d'énormes ronces qui empalaient ses ennemis alors que d'autres tombaient dans de gigantesques toiles d'araignées et serviraient bientôt de cocons vivants pendant que des araignées géantes sortaient des murs pour happer les soldats.
Elfy et ses guerriers continuèrent à combattre, ils étaient débordés, il y avait une véritable marre de sang autour de leur position. Les cris des mourants se mélangeaient à celui des guerriers pour former un véritable orchestre dont Elfy était le chef.
C'était la fin il ne restait plus qu'une dizaine de ses guerriers, luttant sur les cadavres de leurs frères, brisant leur armes dans les corps de leurs ennemi avant d'utiliser tout ce qui leur tombait sous la main pour tuer encore et toujours et tenir tête avec insolence face aux soldats adverses.
Puis la lumière arriva...
Elle sentit la magie remplir son corps, la sorcière hurla d'abord de douleur avant de voir toutes ses défenses mentales s'effondrer face à cette puissance, puis elle ressentit une incroyable sensation de calme.
Hatyara, stupéfaite, lâcha les armes… Elle vit la chose la plus impressionnante qui lui ai été donné de voir : Un dragon de lumière qui parcourait le ciel. Son corps était si éblouissant qu’il ne restait pas la moindre parcelle d’ombre sur le domaine.
Elle essuya le sang qui voilait en parti sa vision, plissa le regard et observa le champ de bataille.
Malgré son sens de l’observation plus qu’impressionnant, elle n’avait su voir autre chose que les corps qu’elle abattait sous le couvert des ombres. Elle voyait à présent les cadavres des maraudeurs devenir poussières et les derniers survivant s’écrouler à ses pieds.
Elle vit Elfy tomber à genoux, le regard mort… Hatyara, surprise de voir cette femme arrogante meurtrie suivit son regard …
Elle vit alors les deux corps ensanglantés, brisés de Durzo et Aystrae.
Elle courut jusqu’à eux … Elle vit le dragon s’éteindre avant qu’elle ait eut le temps de l’atteindre ses bras n’eurent à étreindre que de l’air et une vague sensation de chaleur …
Son aura meurtrière devint presque palpable ….
Elfy n'en revenait pas.
Pour les Avaloniens ceux des leurs qui tombaient au combat n'étaient que des faibles et n'avaient pas à être regrettés, soudainement elle sentit une forte aura magique et son regard se porta sur Hatyara.
Elfy fut sortie de sa torpeur par une étrange sensation et le cri déchirant d’Hatyara
mardi 24 août 2010
Kaïna : "chapitre XXI" Partie II
Aystrae poussa un hurlement de désespoir ce qui détourna le Kezef du corps inerte de Durzo.
« C’est impossible » pensait-elle « IMPOSSIBLE ! Ca ne devait pas se passer comme ça. Ca ne peut pas être vrai… »
-CA NE PEUT PAS ETRE VRAI !!!! Hurla-t-elle.
Une forte puissance magique émana de tout son corps, le visage entre les mains, elle observa une dernière fois les yeux clos de Durzo.
Les yeux d’Aystrae devinrent alors intégralement noirs.
Elle ne vit plus que le sang des soldats et l’aura sombre du Kezef.
Son être n’était plus que douleur.
Le Kezef s’apprêtait à écraser Aystrae mais une lueur éclatante émanant de la jeune guerrière lui brula la rétine et il hurla de douleur.
La douleur lancinante dans ses tempes allait la rendre folle.
Son sang semblait bouillir.
Tout son corps tremblait de frissons.
Elle se sentit tomber.
A genoux, face contre terre, Aystrae hurlait.
Chaque parcelle de son corps était déchirée par la puissance de la magie.
Le cahot des combats s’était tu.
Seule une voix dans sa tête parlait doucement.
« Libérez-moi » murmura Aystrae…
Deux grandes ailes lumineuses s’échappèrent du corps meurtri d’Aystrae, les combats s’arrêtèrent instantanément. Aystrae se sentit libre de toutes douleurs, de tous liens avec le monde.
Un immense dragon survola le domaine. Le Kezef s’effondra, les maraudeurs s’écroulèrent, Aystrae aperçût Elfy qui tombait à genoux, entourée des cadavres de ses troupes. Elle observait le corps de son frère.
Toutes ombres disparut, Hatyara à présent à découvert observait le dragon l’air incrédule et lâcha les armes.
La fin du combat… Enfin…
Parmi les survivants, aucun n’avait encore la force de se battre, l’ennemie était tombé, enfin…
Aystrae sentit ses forces l’abandonner…
Elle s’écroula contre le sol, le regard posé sur Durzo.
Elle vit le dragon se transformer en particules lumineuses non loin d’elle.
Elle rit faiblement…
Sentant son cœur ralentir…
Entendant son souffle s’éteindre…
Elle ferma les yeux et sourit.
lundi 23 août 2010
Kaïna : "chapitre XXI"
Durzo rit faiblement…
Il ferma les yeux…
Son bras retomba sur le sol…
Son aura se dissipa…
dimanche 15 août 2010
L!s@nd3r "chapitre XX"
Durzo sentit toute la puissance magique de l'épée parcourir son corps et le remplir d'une vigueur qu'il pensait impossible.
« C'est donc toi l'héritier de Norost.... Tu m'impressionnes de plus en plus Durzo »
Le mage jeta sa tête en arrière tout en hurlant de rire avant de charger le Kezef le plus proche.
La créature se retourna vers lui et poussa un cri de défi.
Durzo concentra toute sa rage et sa puissance magique dans Norost.
Elfy se téléporta entre le sorcier et le Kezef et se mit rapidement à genoux. Durzo accéléra sa course et prit appuis sur le dos de sa soeur pour plonger vers la créature. Cette dernière tendit la main pour attraper l'Avalonien, mais son épée la lui coupa en deux. Le monstre hurla de douleur et envoya son autre main vers le mage qui continuait sa course vers le visage du Kezef.
Le sorcier chargea son poing d'énergie magique, mais il n'eut pas le temps de toucher le visage de la créature. La main du Kezef le percuta de plein fouet et l'envoya s'encastrer dans l'une des murailles.
Durzo se releva difficilement et se téléporta prêt de sa soeur en haut d'une des tours de guet.
-Vous en avez souvent des trucs ainsi ? Dit-il en rigolant.
-Si seulement ...
Les deux Avaloniens rigolèrent en regardant le monstre s'attaquer à Aystrae et Hatyara puis ils tournèrent leurs regards vers l'autre Kezef.
-Bon alors frangin on l'achève ?
-Honneur aux dames. Dit Durzo en faisant une petite révérence.
Elfy et Durzo se jetèrent du haut de la tour pour tomber dans un nuage de fumée, quelques secondes après, le sorcier émergea du nuage avec une araignée géante pour se jeter sur le Kezef.
Aystrae mit son bouclier contre elle pour arrêter un coup de la poutre que la créature aveugle remuait dans tous les sens dans l'espoir de tenir à distance respectable ses adversaires. Elle fut projetée quelques mètres plus loin, elle percuta violemment une cabane en bois que se brisa sous le choc. Aystrae posa un genou sur le sol et mit sa main contre ses cotes brisées en prononçant des mots dans un langage inconnu, rapidement la douleur s'effaça, pour quelques instants du moins. Hatyara sauta sur la poutre que maniait le Kezef et remonta jusqu'à son visage avant de donner un coup d'épée qui sépara la mâchoire inférieure de la créature du reste du corps. Aystrae profita de la confusion du monstre et envoya son marteau dans le genou de la créature qui tomba lourdement sur le sol en hurlant de douleur.
Hatyara s'accrocha sur le rebord d'une fenêtre et vit le Kezef tomber à genoux. Elle lâcha prise et, une fois sur le crane du monstre, elle y enfonça son arme jusqu'au manche. La chose tomba sur le sol prise de convulsions, c'est à ce moment-là qu'Aystrae mit un terme à la vie de la créature en lui fracassant le cerveau à coup de marteau.
Le Kezef ne vit pas le mage et il ne put évité l'attaque, la lame du mage s'enfonça profondément entre les cotes de la créature qui poussa un cri plaintif et fit volte face pour se retrouver nez à nez avec Durzo. L'Avalonien utilisa sa magie pour sauter au niveau du « visage » du Kezef. Il chargea son poing d'énergie magique puis l'envoya dans le visage de la créature, il sentit son poing traverser les os et la chair alors que le Kezef tombait sur le sol à moiter étourdit. A ce moment-là une araignée géante tomba sur le corps de la créature et commença à lui labourer l'estomac. Le Kezef essaya d'arrêter l'araignée avec a main valide, mais Durzo cogna le crane de la créature contre le sol jusqu'à ce qu'elle ne montre plus signe de vie.
Durzo, Aystrae, Hatyara et Elfy se regroupèrent devant la brèche. Ils purent voir un immense groupe de maraudeur en approche avec le dernier Kezef à leur côté.
Elfy sortit un cor et l'utilisa pour prévenir les soldats rester dans le donjon que leur rôle commençait. Les soldats se mirent en position sur les murailles et devant la brèche pour contenir le flot d'ennemis qui allaient les attaquer.
Durzo remarqua que la nuit avait cédée place au jour. Il se retourna vers ses allier.
-Bon on attaque ?! Dit-il avec un sourire sadique
Les soldats montrèrent leurs volontés d'en découdre et Durzo hurla de joie en chargeant l'armée ennemie suivi de ses compagnons.
Ils arrivèrent rapidement au contact, le massacre put commencer.
Aystrae ne sentit même pas que sa magie ne faisait plus effet sur ses blessures tant le combat autour d'elle monopolisait toute son attention. Elle ne voyait plus Durzo et Elfy dans la mêlé, mais elle sentait leur aura, c'est cette aura qui les avaient poussés à charger un ennemi bien plus supérieur en nombre avec le sourire, qui rendait euphorique chacun des combattant qui tuaient ou qui mourrait sur les bords de cette montagne et qui faisait bouillir en elle une rage identique à celle qu'elle avait ressentie en tuant l'homme bête dans la forêt. Elle explosa les cotes d'un guerrier ennemis avec son arme avant de frapper avec son bouclier dans les gencives d'un autres.
Durzo était dans un état de bien être rarement atteint, il avait l'impression que cela faisait des jours qu'il combattait. Il se rapprochait de plus en plus du dernier Kezef, il sentait la magie de sa soeur non loin de lui. Il envoya une vague de glace sur un homme qui fut pétrifié, il arracha le coeur d'un autre avant de l'écraser dans sa main comme un fruit pourri. Soudainement il sentit une douleur dans le dos, un maraudeur lui avait enfoncé une dague jusqu'au manche. Durzo hurla de rire en attrapant l'homme par le crane puis en l'envoyant une dizaine de mètre plus loin contre un énorme rocher.
L'Avalonien chargea le dernier Kezef pour enfin finir ce combat.
« Non ! Durzo ! Les inquisiteurs ... »
Le sorcier ignora la voix du démon et continua sa course, il sauta en avant, le bras gauche tendue pour pouvoir étrangler le monstre de ses mains, ce fut à ce moment qu'il réalisa son erreur. Des runes Avaloniennes se mirent à apparaitre sur le corps du Kezef et sur un bon mètre tout autour de lui. Les créatures les plus proches furent désintégrées par la puissance magique, le bras gauche de Durzo fut réduit à l'état de cendres et toute la magie présente fut réduite au silence.
La créature attrapa le mage et l'envoya une dizaine de mètres plus loin contre un mur. Le mage eu à peine le temps de se relever avant que la créature ne soit sur lui. Elle lui envoya son poing dans le torse ce qui l'enfonça un peu plus dans la roche.
Finalement le monstre laissa Durzo pour mort et continua son massacre dans les troupes d'Elfy.
Aystrae tomba à genoux de désespoir, elle se prit la tête dans les mains et hurla.
Le Kezef tuait tout le monde, Elfy tenait un dernier carré avec ses soldats, hurlants ses ordres et galvanisant ses troupes du mieux qu'elle pouvait, mais Aystrae vit clairement le désespoir et la tristesse dans son regard, Hatyara quant à elle combattait toujours les maraudeurs quittant les ombres pour en tuer quelques-uns puis se repositionnant de nouveau là où personne ne pouvait l'atteindre.
Soudainement le Kezef se dirigea vers elle. Asytrae se remit difficilement debout et prit son arme.
-Aller viens ! Dit-elle en crachant du sang. Tu ne m'auras pas sans combattre.
Le monstre allait l'écraser, mais au dernier moment il poussa un cri de douleur et fis volte face. Aystrae put voir Durzo assis dans son sang contre la roche, il souriait. Elle put voir Norost dans le dos du monstre alors que celui-ci s'apprêtait à tuer Durzo pour de bon.
« C'est donc toi l'héritier de Norost.... Tu m'impressionnes de plus en plus Durzo »
Le mage jeta sa tête en arrière tout en hurlant de rire avant de charger le Kezef le plus proche.
La créature se retourna vers lui et poussa un cri de défi.
Durzo concentra toute sa rage et sa puissance magique dans Norost.
Elfy se téléporta entre le sorcier et le Kezef et se mit rapidement à genoux. Durzo accéléra sa course et prit appuis sur le dos de sa soeur pour plonger vers la créature. Cette dernière tendit la main pour attraper l'Avalonien, mais son épée la lui coupa en deux. Le monstre hurla de douleur et envoya son autre main vers le mage qui continuait sa course vers le visage du Kezef.
Le sorcier chargea son poing d'énergie magique, mais il n'eut pas le temps de toucher le visage de la créature. La main du Kezef le percuta de plein fouet et l'envoya s'encastrer dans l'une des murailles.
Durzo se releva difficilement et se téléporta prêt de sa soeur en haut d'une des tours de guet.
-Vous en avez souvent des trucs ainsi ? Dit-il en rigolant.
-Si seulement ...
Les deux Avaloniens rigolèrent en regardant le monstre s'attaquer à Aystrae et Hatyara puis ils tournèrent leurs regards vers l'autre Kezef.
-Bon alors frangin on l'achève ?
-Honneur aux dames. Dit Durzo en faisant une petite révérence.
Elfy et Durzo se jetèrent du haut de la tour pour tomber dans un nuage de fumée, quelques secondes après, le sorcier émergea du nuage avec une araignée géante pour se jeter sur le Kezef.
Aystrae mit son bouclier contre elle pour arrêter un coup de la poutre que la créature aveugle remuait dans tous les sens dans l'espoir de tenir à distance respectable ses adversaires. Elle fut projetée quelques mètres plus loin, elle percuta violemment une cabane en bois que se brisa sous le choc. Aystrae posa un genou sur le sol et mit sa main contre ses cotes brisées en prononçant des mots dans un langage inconnu, rapidement la douleur s'effaça, pour quelques instants du moins. Hatyara sauta sur la poutre que maniait le Kezef et remonta jusqu'à son visage avant de donner un coup d'épée qui sépara la mâchoire inférieure de la créature du reste du corps. Aystrae profita de la confusion du monstre et envoya son marteau dans le genou de la créature qui tomba lourdement sur le sol en hurlant de douleur.
Hatyara s'accrocha sur le rebord d'une fenêtre et vit le Kezef tomber à genoux. Elle lâcha prise et, une fois sur le crane du monstre, elle y enfonça son arme jusqu'au manche. La chose tomba sur le sol prise de convulsions, c'est à ce moment-là qu'Aystrae mit un terme à la vie de la créature en lui fracassant le cerveau à coup de marteau.
Le Kezef ne vit pas le mage et il ne put évité l'attaque, la lame du mage s'enfonça profondément entre les cotes de la créature qui poussa un cri plaintif et fit volte face pour se retrouver nez à nez avec Durzo. L'Avalonien utilisa sa magie pour sauter au niveau du « visage » du Kezef. Il chargea son poing d'énergie magique puis l'envoya dans le visage de la créature, il sentit son poing traverser les os et la chair alors que le Kezef tombait sur le sol à moiter étourdit. A ce moment-là une araignée géante tomba sur le corps de la créature et commença à lui labourer l'estomac. Le Kezef essaya d'arrêter l'araignée avec a main valide, mais Durzo cogna le crane de la créature contre le sol jusqu'à ce qu'elle ne montre plus signe de vie.
Durzo, Aystrae, Hatyara et Elfy se regroupèrent devant la brèche. Ils purent voir un immense groupe de maraudeur en approche avec le dernier Kezef à leur côté.
Elfy sortit un cor et l'utilisa pour prévenir les soldats rester dans le donjon que leur rôle commençait. Les soldats se mirent en position sur les murailles et devant la brèche pour contenir le flot d'ennemis qui allaient les attaquer.
Durzo remarqua que la nuit avait cédée place au jour. Il se retourna vers ses allier.
-Bon on attaque ?! Dit-il avec un sourire sadique
Les soldats montrèrent leurs volontés d'en découdre et Durzo hurla de joie en chargeant l'armée ennemie suivi de ses compagnons.
Ils arrivèrent rapidement au contact, le massacre put commencer.
Aystrae ne sentit même pas que sa magie ne faisait plus effet sur ses blessures tant le combat autour d'elle monopolisait toute son attention. Elle ne voyait plus Durzo et Elfy dans la mêlé, mais elle sentait leur aura, c'est cette aura qui les avaient poussés à charger un ennemi bien plus supérieur en nombre avec le sourire, qui rendait euphorique chacun des combattant qui tuaient ou qui mourrait sur les bords de cette montagne et qui faisait bouillir en elle une rage identique à celle qu'elle avait ressentie en tuant l'homme bête dans la forêt. Elle explosa les cotes d'un guerrier ennemis avec son arme avant de frapper avec son bouclier dans les gencives d'un autres.
Durzo était dans un état de bien être rarement atteint, il avait l'impression que cela faisait des jours qu'il combattait. Il se rapprochait de plus en plus du dernier Kezef, il sentait la magie de sa soeur non loin de lui. Il envoya une vague de glace sur un homme qui fut pétrifié, il arracha le coeur d'un autre avant de l'écraser dans sa main comme un fruit pourri. Soudainement il sentit une douleur dans le dos, un maraudeur lui avait enfoncé une dague jusqu'au manche. Durzo hurla de rire en attrapant l'homme par le crane puis en l'envoyant une dizaine de mètre plus loin contre un énorme rocher.
L'Avalonien chargea le dernier Kezef pour enfin finir ce combat.
« Non ! Durzo ! Les inquisiteurs ... »
Le sorcier ignora la voix du démon et continua sa course, il sauta en avant, le bras gauche tendue pour pouvoir étrangler le monstre de ses mains, ce fut à ce moment qu'il réalisa son erreur. Des runes Avaloniennes se mirent à apparaitre sur le corps du Kezef et sur un bon mètre tout autour de lui. Les créatures les plus proches furent désintégrées par la puissance magique, le bras gauche de Durzo fut réduit à l'état de cendres et toute la magie présente fut réduite au silence.
La créature attrapa le mage et l'envoya une dizaine de mètres plus loin contre un mur. Le mage eu à peine le temps de se relever avant que la créature ne soit sur lui. Elle lui envoya son poing dans le torse ce qui l'enfonça un peu plus dans la roche.
Finalement le monstre laissa Durzo pour mort et continua son massacre dans les troupes d'Elfy.
Aystrae tomba à genoux de désespoir, elle se prit la tête dans les mains et hurla.
Le Kezef tuait tout le monde, Elfy tenait un dernier carré avec ses soldats, hurlants ses ordres et galvanisant ses troupes du mieux qu'elle pouvait, mais Aystrae vit clairement le désespoir et la tristesse dans son regard, Hatyara quant à elle combattait toujours les maraudeurs quittant les ombres pour en tuer quelques-uns puis se repositionnant de nouveau là où personne ne pouvait l'atteindre.
Soudainement le Kezef se dirigea vers elle. Asytrae se remit difficilement debout et prit son arme.
-Aller viens ! Dit-elle en crachant du sang. Tu ne m'auras pas sans combattre.
Le monstre allait l'écraser, mais au dernier moment il poussa un cri de douleur et fis volte face. Aystrae put voir Durzo assis dans son sang contre la roche, il souriait. Elle put voir Norost dans le dos du monstre alors que celui-ci s'apprêtait à tuer Durzo pour de bon.
mercredi 11 août 2010
Kaïna : "chapitre XIX"
Elfy se tenait en haut des remparts, à ses côtés Amgloc regardaient d’un air craintif le long nuage de poussière qui avançait vers les portes. Trois autres guerriers Avalonien se tenaient un peu à l’écart, ils s’étaient mis en position, jambes fléchies et bras en position d’archer.
-Trois soldats ? Seulement ? Se moqua Hatyara.
Elfy ricana.
-Mes soldats n’ont rien de commun avec les miséreux de ta garnison, jeune Ubayalingi. Laisse moi te dire que, même toi, tu n’es pas de taille. Fit-elle impérieuse.
Hatyara, outrée et surprise qu’Elfy sache quoique ce soit sur sa nature, voulût rétorquer une remarque cinglante, mais au même instant, les soldats hurlèrent.
D’un même mouvement, ils envoyèrent trois salves lumineuses de leurs mains droites et se remirent en position.
La poussière se dispersa, tout le monde pût alors voir les Kezefs.
Au même instant, cinq flèches enflammées se fichèrent dans les murs de la cité.
Trois Kezefs avaient pris la tête du cortège, ces abominations, semblable à un amas de chairs mortes se mouvaient plus rapidement qu’un cheval.
Une nouvelle salve de flèches toucha l’un des soldats, il fût toucher au bras mais rétorqua directement en lançant un pic de glace qui abattu l’un des maraudeurs.
Les deux autres soldats le suivirent en lançant à leurs tours trois salves de pic glacés.
Durzo ricana.
-Bah, Alors, Elfy ?! Un peu mou tes soldats !
-Mmh… Disons que les derniers ennemis étaient de piètres combattants, laissons-les donc s’amuser un peu.
-Et toi, Amgloc ! Bon à rien ! Tu n’attaques pas ?! Pesta Durzo.
Amgloc ne jeta pas un regard à Durzo . Il s’était avancer vers le soldat blessé et en un instant il désintégra la flèche, referma la plaie et ressouda l’os brisé.
Seul un maraudeur avait survécu, il se tenait à l’abri des Kezefs.
Les abominations avaient atteint les portes en à peine quelques minutes. Les Avaloniens envoyèrent plusieurs salves de pics glacés mais celle-ci se brisèrent sur la peau des Kezefs .
Ils changèrent de tactique, deux d’entres eux envoyèrent des trombes d’eau et le dernier envoya des éclairs. Mais les Kezefs ne semblèrent même pas sonné.
Les portes volèrent en éclats, un pan entier du rempart s’écroula et le soldat en poste tomba sous les débris.
Les deux soldats survivants, sans montrer un signe de détresse, doublèrent le feu de leurs attaques. Elfy ne montrait aucune crainte.
Elle n’eut guère de réaction lorsque le premier des Kezefs saisi l’un des Avaloniens pour le briser entre ses mains griffues.
Ils étaient entrés.
-Stupides créatures, pesta Elfy.
Elle observait toujours les créatures d’un air moqueur.
-Deux de vos hommes sont morts ! S’insurgea Aystrae. Comment osez-vous rester de marbre ?!
Aystrae bondit sur un Kezef et lui administra un coup de marteau magistral. Le Kezef n’eut que peu de réaction. Apparemment déranger par la minuscule piqure qu’on venait de lui infliger, il lança négligemment son bras vers Aystrae.
Une fraction de seconde après, il poussa un hurlement monstrueux qui faillit crever les tympans de la guerrière.
Hatyara venait de crever l’unique œil de la créature d’un habile jet de couteau.
Durzo, toujours au côté de sa sœur, regardait la scène.
-Tes soldats sont des faibles, frangine. Se moqua-t-il.
-Tes compagnons sont des fous, frangin. Rétorqua-t-elle. Aucune discipline !
-Je parie que tu les adores ! S’exclama joyeusement Durzo. Allez, moi aussi, j’ai envie de m’amuser.
Il envoya des lames de glaces qui explosèrent sur la peau du plus proche Kezef, ne réussissant pas à percer la dure peau de la créature, Durzo manipula habilement sa magie, il fit fondre la glace. Celle-ci une fois transformée en eau se déplaça tel un serpent autour des pattes arrière du monstre et gela à nouveau.
Le Kezef ne sut se déplacer immédiatement. Durzo matérialisa une lame d’acier … Soudainement un rire éclata au milieu des fracas de la bataille.
-Non, ne me fais pas rire ! Tu appelles ça une arme ?! J’ai pitié de toi, frangin !
Durzo grogna.
-Prends ça, stupide petit frère !
Elle tendait un long paquet enveloppé dans un linge rouge sang, dessus était tissé des runes.
A la vue de ces runes, Durzo se figea, il dissipa sa magie instantanément
-Norost… ? Comment est-ce possible ?!
Elfy s’agenouilla devant son frère.
-Si, en signe de soumission, devant toi, je m’agenouille, c’est uniquement car toi seul a sut se faire accepter par Norost.
De la fumée s’échappait de l’arme. Norost refusait Elfy et lui brulait les mains.
Durzo s’en saisit et se débarrassa du linge protecteur.
Il en sortit une épée magnifique.
Aystrae ressentit une forte émanation magique qui lui fit oublier le combat.
Même Hatyara qui ne possédait pas réellement le pouvoir de ressentir la magie, se sentit étrangement attiré par l’arme.
Elfy se redressa et regarda fièrement son cadet.
-Puisse les flammes de l’enfer bruler tes entrailles et te donner le feu du combat ! Hurla-t-elle.
-Puisse les ténèbres du désespoir hanter ton esprit et te donner la haine et l’envie de vengeance ! Hurla à son tour Durzo.
Aystrae aperçut soudainement deux auras flamboyantes se mêler au combat.
Deux auras de ténèbres enveloppé dans un cocon de lumière doré.
mardi 20 juillet 2010
mercredi 14 juillet 2010
L!s@nd3r "chapitre XVIII"
Durzo n'en revenait pas.
Aystrae et ce...Cette...Hatyara là rigolaient toutes les deux en se tenant par les bras.
« N'importe quoi » Ricana le démon.
Durzo ne répondit même pas. Il remarqua que les hommes de Killar se remirent en route. Il se dirigea vers Aystrae et Hatyara .
-Bon les enfants, on va continuer notre route non ? On a une mission à finir là. Dit Durzo de la manière la plus sévère possible tout en retenant son envie d'exploser le crane d'Hatyara en claquant des doigts.
Les deux filles se remirent à rire et le groupe reprit la route.
Aystrae et Hatyara n'avaient pas arrêtées de rigoler et de parler tout le long de la route.
« Je vais la tuer, l'étriper, lui arracher les yeux et l'envoyer du côté de l'abrutit qui possède mon bras !! »
« Je t'entends ! »
« j'espère bien ... »
Durzo fut tiré de ses pensées par la voix d'Hatyara.
-Alors, comme ça tu es mage ? Dit la jeune femme en souriant.
-Non je suis taillandier et si tu continues avec tes questions tu te prends mon couteau dans l'oeil. Grogna le mage. Maintenant dégage de là. Dit-il en poussant Hatyara de son chemin d'un coup d'épaule.
-Dis-moi Aystrae, il est toujours comme ça ?
-Oh tu sais c'est Durzo. Dit-elle en levant les yeux en l'air.
La nuit arriva.
-Bon on va faire une pause ici. Dit le sorcier en pointant du doigt une clairière.
Ils déposèrent leurs sacs et le mage alluma un feu grâce à un petit jet de flamme. Il prit sa guitare et commença à jouer.
Aystrae et Hatyara quant à elles commencèrent à discuter.
Elles parlèrent de tout et de rien et Aystrae était vraiment heureuse de cette conversation qui, pour un temps du moins, lui fit oublier ses problèmes.
Une fois la nuit bien avancée et sentant la fatigue se faire de plus en plus pesante les deux femmes allèrent se coucher.
-Aller bonne nuit Durzo. Dirent-elles joyeusement.
Ce dernier ne leur ne répondit pas.
-Il fait encore la gueule ?
-Je ne sais pas...J'y crois pas !
Aystrae releva la tête de Durzo, ce dernier dormait, mais continuait à jouer de sa guitare.
-Bon, allons nous coucher...
Durzo ouvra les yeux. Il était dans une pièce éclairée par une grande cheminée. Tout au tour de lui il y avait de grandes bibliothèques, il regarda plus attentivement les grimoires et les livres. Il n'en revenait pas il y avait face à lui des livres pour lesquelles il aurait rasé des pays. Les Chroniques des Tombes, Le Livre de Sable et même une copie de l'histoire d'Avalon.
-Alors que pensez-vous de ma collection de livres ?
Le mage fit volte face.
Un siège était apparu devant le feu.
-Qui êtes-vous ? Grogna le sorcier
-C'est à moi de vous demander ça mage, vous venez dans ma bibliothèque et vous touchez à mes livres, pour qui vous prenez vous ?! Dit l'homme dans le siège.
Au même moment Durzo sentit une puissance magique bien plus forte que la sienne et celle d'Aystrae.
-Venez mage parlons littérature voulez-vous. Je suppose que vous comprenez l'importance de la poésie et de la littérature n'est-ce pas ? Il n'est d'aucune utilité que je vous rappelle ce qu'est une chanson de geste... Je n'en doute pas...
Durzo, intrigué parce que venait de dire l'homme, s'assit dans un siège qui venait d'apparaitre. Il ne put distinguer clairement le visage de son interlocuteur. Ce dernier devait faire la même taille que le mage, il portait une tunique rouge et une bague en forme d'étoile à huit branches avec oeil en son centre qui fixait Durzo.
-Ensorceleur à ce que je vois. Dit le mage en rigolant. Toutes mes excuses.
-Ne t'inquiète pas pour ça. Dit l'homme en rigolant Maintenant parlons magie.
Durzo et l'homme discutèrent de longues heures.
Soudainement l'homme se pencha et son visage apparu. Il avait comme tête le crane squelettique d'un cheval.
L'enchanteur le regarda et lui dit:
-Durzo debout, Aystrae t'a fait à manger.
Le mage se réveilla en sursaut et arrêta son poing à un centimètre du visage d'Hatyara.
-T'aurais pas sus l'éviter celui là hein ? Dit le mage en rigolant.
-Et ça tu as été incapable de le prévoir.
Durzo avait un couteau sur la gorge et un autre pointé vers son coeur.
-Certes, mais si tu continues à me faire ça je peux prévoir que tu vas avoir un accident dans les montagnes ce soir. Dit le mage avec un sourire sadique.
Le groupe repris rapidement la route. Ils marchèrent une demi-journée dans une bonne ambiance.
-Voilà nous y sommes, la forteresse des égarés. Dit le sorcier en pointant du doigt une vielle citadelle en ruine.
Après deux heures de marches sur une route de montagne enneigée ils arrivèrent à la citadelle.
Face à eux un mur en pierre, haut d'une vingtaine de mètres. Sur chaque tour un drapeau en lambeau flottait au rythme du vent. Aux pieds des remparts il y avait de nombreux pieux et sur certains des cadavres en état de décomposition peut avancer.
-Dis Durzo qu'est ce qu'il y a derrière ces portes ? Demanda Hatyara.
-Ma maison... Et par extension la vôtre si vous le voulez... Elfy ouvre cette putain de porte !!
Plusieurs Avaloniens apparurent devant eux. Sur les remparts des nains armées d'arbalètes et des elfes équipés d'arcs les mirent en joue.
-Ta maison hein ? Dirent Aystrae et Hatyara en levant les mains.
Un des Avaloniens s'avança, il portait une énorme hache et son armure était gravée de visage grimaçant tout comme le casque qu'il portait.
-Pourquoi voulez-vous voir Elfy ? Qui êtes vous ?
-C'est bon Arngloc, ils peuvent rentrer. Bienvenue frangin !
Aystrae faillit tombé de son cheval.
« lui...Il...Durzo... Une sœur ?! »
Elle regarda Hatyara.
-C'est super le sorcier à une sœur... Tu crois que c'est le même modèle ?
-On verra bien.
Durzo regarda les deux demoiselles un petit sourire sur le visage.
-Bon alors vous venez toutes les deux ? Laissez vos chevaux à l'écurie et allez-vous reposer dans la tour, ce bon Arngloc va vous conduire, hein Arngloc !! Dit-il en envoyant son pied dans le postérieur de l'Avalonien.
En partant Aystrae put voir Durzo se diriger vers une Avalonienne aux longs cheveux noir qui portait une robe rouge sang avec plusieurs runes noires cousues un peu partout et des épaulettes en forme de crane qui crachait des flammes bleues. Aystrae sentit une forte émanation de magie provenant de la robe et plus Durzo s'approchait, plus cette magie augmentait. Elle fut tirée de sa pensée par une voix grave, mais tremblante.
-Excusez-moi, voulez-vous me suivre jusqu'à votre chambre.
-Réveille toi gamine, ton repas est prêt dans la grande salle. Dit Durzo en souriant. Hatyara c'est valable pour toi aussi, debout !
Soudainement une voix se fit entendre.
-ALERTE !! DES KEZEFS ET DES MARRAUDEURS ! ILS ATTAQUENT !!!
Aystrae et ce...Cette...Hatyara là rigolaient toutes les deux en se tenant par les bras.
« N'importe quoi » Ricana le démon.
Durzo ne répondit même pas. Il remarqua que les hommes de Killar se remirent en route. Il se dirigea vers Aystrae et Hatyara .
-Bon les enfants, on va continuer notre route non ? On a une mission à finir là. Dit Durzo de la manière la plus sévère possible tout en retenant son envie d'exploser le crane d'Hatyara en claquant des doigts.
Les deux filles se remirent à rire et le groupe reprit la route.
Aystrae et Hatyara n'avaient pas arrêtées de rigoler et de parler tout le long de la route.
« Je vais la tuer, l'étriper, lui arracher les yeux et l'envoyer du côté de l'abrutit qui possède mon bras !! »
« Je t'entends ! »
« j'espère bien ... »
Durzo fut tiré de ses pensées par la voix d'Hatyara.
-Alors, comme ça tu es mage ? Dit la jeune femme en souriant.
-Non je suis taillandier et si tu continues avec tes questions tu te prends mon couteau dans l'oeil. Grogna le mage. Maintenant dégage de là. Dit-il en poussant Hatyara de son chemin d'un coup d'épaule.
-Dis-moi Aystrae, il est toujours comme ça ?
-Oh tu sais c'est Durzo. Dit-elle en levant les yeux en l'air.
La nuit arriva.
-Bon on va faire une pause ici. Dit le sorcier en pointant du doigt une clairière.
Ils déposèrent leurs sacs et le mage alluma un feu grâce à un petit jet de flamme. Il prit sa guitare et commença à jouer.
Aystrae et Hatyara quant à elles commencèrent à discuter.
Elles parlèrent de tout et de rien et Aystrae était vraiment heureuse de cette conversation qui, pour un temps du moins, lui fit oublier ses problèmes.
Une fois la nuit bien avancée et sentant la fatigue se faire de plus en plus pesante les deux femmes allèrent se coucher.
-Aller bonne nuit Durzo. Dirent-elles joyeusement.
Ce dernier ne leur ne répondit pas.
-Il fait encore la gueule ?
-Je ne sais pas...J'y crois pas !
Aystrae releva la tête de Durzo, ce dernier dormait, mais continuait à jouer de sa guitare.
-Bon, allons nous coucher...
Durzo ouvra les yeux. Il était dans une pièce éclairée par une grande cheminée. Tout au tour de lui il y avait de grandes bibliothèques, il regarda plus attentivement les grimoires et les livres. Il n'en revenait pas il y avait face à lui des livres pour lesquelles il aurait rasé des pays. Les Chroniques des Tombes, Le Livre de Sable et même une copie de l'histoire d'Avalon.
-Alors que pensez-vous de ma collection de livres ?
Le mage fit volte face.
Un siège était apparu devant le feu.
-Qui êtes-vous ? Grogna le sorcier
-C'est à moi de vous demander ça mage, vous venez dans ma bibliothèque et vous touchez à mes livres, pour qui vous prenez vous ?! Dit l'homme dans le siège.
Au même moment Durzo sentit une puissance magique bien plus forte que la sienne et celle d'Aystrae.
-Venez mage parlons littérature voulez-vous. Je suppose que vous comprenez l'importance de la poésie et de la littérature n'est-ce pas ? Il n'est d'aucune utilité que je vous rappelle ce qu'est une chanson de geste... Je n'en doute pas...
Durzo, intrigué parce que venait de dire l'homme, s'assit dans un siège qui venait d'apparaitre. Il ne put distinguer clairement le visage de son interlocuteur. Ce dernier devait faire la même taille que le mage, il portait une tunique rouge et une bague en forme d'étoile à huit branches avec oeil en son centre qui fixait Durzo.
-Ensorceleur à ce que je vois. Dit le mage en rigolant. Toutes mes excuses.
-Ne t'inquiète pas pour ça. Dit l'homme en rigolant Maintenant parlons magie.
Durzo et l'homme discutèrent de longues heures.
Soudainement l'homme se pencha et son visage apparu. Il avait comme tête le crane squelettique d'un cheval.
L'enchanteur le regarda et lui dit:
-Durzo debout, Aystrae t'a fait à manger.
Le mage se réveilla en sursaut et arrêta son poing à un centimètre du visage d'Hatyara.
-T'aurais pas sus l'éviter celui là hein ? Dit le mage en rigolant.
-Et ça tu as été incapable de le prévoir.
Durzo avait un couteau sur la gorge et un autre pointé vers son coeur.
-Certes, mais si tu continues à me faire ça je peux prévoir que tu vas avoir un accident dans les montagnes ce soir. Dit le mage avec un sourire sadique.
Le groupe repris rapidement la route. Ils marchèrent une demi-journée dans une bonne ambiance.
-Voilà nous y sommes, la forteresse des égarés. Dit le sorcier en pointant du doigt une vielle citadelle en ruine.
Après deux heures de marches sur une route de montagne enneigée ils arrivèrent à la citadelle.
Face à eux un mur en pierre, haut d'une vingtaine de mètres. Sur chaque tour un drapeau en lambeau flottait au rythme du vent. Aux pieds des remparts il y avait de nombreux pieux et sur certains des cadavres en état de décomposition peut avancer.
-Dis Durzo qu'est ce qu'il y a derrière ces portes ? Demanda Hatyara.
-Ma maison... Et par extension la vôtre si vous le voulez... Elfy ouvre cette putain de porte !!
Plusieurs Avaloniens apparurent devant eux. Sur les remparts des nains armées d'arbalètes et des elfes équipés d'arcs les mirent en joue.
-Ta maison hein ? Dirent Aystrae et Hatyara en levant les mains.
Un des Avaloniens s'avança, il portait une énorme hache et son armure était gravée de visage grimaçant tout comme le casque qu'il portait.
-Pourquoi voulez-vous voir Elfy ? Qui êtes vous ?
-C'est bon Arngloc, ils peuvent rentrer. Bienvenue frangin !
Aystrae faillit tombé de son cheval.
« lui...Il...Durzo... Une sœur ?! »
Elle regarda Hatyara.
-C'est super le sorcier à une sœur... Tu crois que c'est le même modèle ?
-On verra bien.
Durzo regarda les deux demoiselles un petit sourire sur le visage.
-Bon alors vous venez toutes les deux ? Laissez vos chevaux à l'écurie et allez-vous reposer dans la tour, ce bon Arngloc va vous conduire, hein Arngloc !! Dit-il en envoyant son pied dans le postérieur de l'Avalonien.
En partant Aystrae put voir Durzo se diriger vers une Avalonienne aux longs cheveux noir qui portait une robe rouge sang avec plusieurs runes noires cousues un peu partout et des épaulettes en forme de crane qui crachait des flammes bleues. Aystrae sentit une forte émanation de magie provenant de la robe et plus Durzo s'approchait, plus cette magie augmentait. Elle fut tirée de sa pensée par une voix grave, mais tremblante.
-Excusez-moi, voulez-vous me suivre jusqu'à votre chambre.
***
Aystrae fut réveillée par une voix puissante mais chaleureuse.-Réveille toi gamine, ton repas est prêt dans la grande salle. Dit Durzo en souriant. Hatyara c'est valable pour toi aussi, debout !
Soudainement une voix se fit entendre.
-ALERTE !! DES KEZEFS ET DES MARRAUDEURS ! ILS ATTAQUENT !!!
lundi 12 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
Kaïna : "chapitre XVII"
-T…T’as vu ça ? Fit Aystrae en éclatant de rire. Est-ce vraiment possible ?
-Pitié… Dis-moi qu’on peut le tuer, celui-là… Fit Durzo en prennant sa tête entre ses mains.
Un jeune homme roux vêtu d’une chemise de soie bleu et d’un pourpoint marine et or pour le haut, d’une paire de collant blanc et d’un short bouffant assortis à son pourpoint pour le bas, portant sur sa tête un grand chapeau de plumes et aux pieds de … charmants mocassins à boucles, tapait le sol du bout de son épée.
-Je pensais qu’il serait un pauvre soldat malmené en garnison, pas un dirigeant…
Quelle honte… Ces humains, je te jure ! Soupira Aystrae.
- Sincèrement, Aystrae, laisse-moi le tuer, cette fois…
-Franchement, j’hésite à te laisser le faire…
-Oh la ! Soldats ! Cria …Notre bon vieil ami Killar, Début de l’entrainement.
Killar s’éclaircit la voix. L’armée poussa un énorme soupir.
-Demi-tour droite, Je vous prie !
L’armée s’exécuta sans grande conviction.
-REPOOOOOOOS SOLDAAAAAAAATS ! Hurla Durzo en s’approchant de Killar.
Celui-ci se mit à trembler de tous ses membres. L’armée exécuta l’ordre de Durzo se moquant de leur général.
Ils se mirent à discuter joyeusement et sifflèrent Aystrae.
Celle-ci leur jeta un regard de tueur et leur présenta son marteau.
-OOoohooh moi, je les aime sauvage comme ça ! S’exclama l’un des soldats.
-Ah oui ? Vraiment ?
Aystrae ne vit que peu de noirceur dans leurs auras à tous … Mais… Elle se rua tout de même vers le soldat, lui envoya un coup de bouclier magistral qui le fit voler à des mètres du reste de la troupe. Elle s’approcha d’un pas nonchalant…
-Il n’est pas né celui qui pourra m’avoir ! Murmura-t-elle à l’oreille du soldat.
Ses compères le relevèrent et rirent joyeusement !
-Tu t’es pris une sacré rouste, vieux !
-Mais, mais, mais, bégaya Killar, S…Soldats ! Reprenez v…votre position ! Ou je vous pendrais tous pour trahison !
L’armée se remis en rang en soupirant, ils gardèrent tout de même une attitude nonchalante.
Aystrae ressentit une forte animosité émanant d’un groupe de soldat… Elle avait l’impression de voir une aura rouge sang en plein milieu de l’armée. Soudain, la lumière s’évanouit.
Durzo, qui s’amusait à chambrer et à effrayer Killar, se retourna d’un seul coup. Il lança une pique de gèle qui alla se ficher dans un arbre.
Killar poussa un petit cri strident de frayeur.
-Aystrae ! Cria Durzo. Tu la sentis ?!
-Non… Mais je pense avoir … « vu ». Murmura-t-elle.
-TOI ! Hurla Durzo en saisissant Killar par le col.
-Me tuez pas, couina Killar.
-T’as un assassin dans tes troupes ?!
-Oh la, oh la … murmura une voix feutrée.
Durzo envoya valser Killar, lui et Aystrae fixèrent un point au-delà des premiers arbres.
-Sors de là ! Lâche ! Vociféra Durzo
Durzo ne vit qu’une ombre se déplacer à une vitesse incroyable, Aystrae eu l’impression d’observer un éclair de sang.
L’ombre se stoppa juste sous le nez de Durzo.
-Coucou !
Elle se déplaça en une fraction de seconde aux pieds d’Aystrae.
-Mademoiselle… Fit l’inconnu en un geste de révérence.
L’inconnu se déplaça agilement jusqu’à un rocher et s’y figea tel une statue. Il abaissa sa capuche…
Il dévoila un visage pale aux yeux d’un vert très clair, d’un regard cristallin. Son visage comme son corps était parfaitement androgyne. Il était coiffé d’une longue tresse, ses cheveux étaient noires comme un ciel sans lune.
-Quoi ?! C’est cette… Cette fillette qui est assassin ?! Fit Durzo, visiblement déçu.
-C’est … surprenant. Confirma Aystrae.
-Quel sexisme ! s’exclama l’assassin. Fillette ? Pfff…
-Quoi ?! Parce que t’es un mec en plus ?! S’exclama Durzo pétrifié.
-Qui sait ?! Je me nomme Hatyara ! fit l’androgyne. Homme ou femme à vous de choisir !
-Pour moi, t’es une femme ! firent Durzo et Aystrae d’une même voix.
-Cheeeeeeeeeeeeeeeeeeeef, cria Hatyara d’une voix monocorde.
-O…Ou…Oui… bredouilla Killar encore tremblant.
-Je démissionne ! Continua-t-elle joyeusement. C’est avec eux que je dois aller !
-C’est ça va-t-en et pitié emmène-les loin !! Pleurnicha Killar.
Hatyara rigola de bon cœur et salua l’armée.
-Salut les gars ! Alors on y va ? Fit-elle en saisissant Aystrae par le bras.
Durzo et Aystrae étaient tout simplement ébahis.
-Ah… Ah wai ?! Comme ça ?! S’exclama Durzo.
-Bah oui, comme ça ! Fit Hatyara de plus en plus gaiement. Vous voulez aller à Nosgoth, non ?
-Mais comment tu sais ça toi ?! Fit le mage de plus en plus surpris.
-Secret professionnel ! Sifflota l’assassin. Alors on y va ?
-Moi, elle me plait, allons avec elle ! Lança Aystrae. Elle est … originale, je le vois.
-Tu le vois ? Fit Durzo dépité.
-Oui ! Je parie que tu l’adoreras. Fit Aystrae.
La bonne humeur de Hatyara était fortement contagieuse, Aystrae se mit à rire joyeusement.
Durzo ne pensait même plus à tuer Killar tant il était surpris par la force de conviction de Hatyara.
Il soupira.
-Pitié… Dis-moi qu’on peut le tuer, celui-là… Fit Durzo en prennant sa tête entre ses mains.
Un jeune homme roux vêtu d’une chemise de soie bleu et d’un pourpoint marine et or pour le haut, d’une paire de collant blanc et d’un short bouffant assortis à son pourpoint pour le bas, portant sur sa tête un grand chapeau de plumes et aux pieds de … charmants mocassins à boucles, tapait le sol du bout de son épée.
-Je pensais qu’il serait un pauvre soldat malmené en garnison, pas un dirigeant…
Quelle honte… Ces humains, je te jure ! Soupira Aystrae.
- Sincèrement, Aystrae, laisse-moi le tuer, cette fois…
-Franchement, j’hésite à te laisser le faire…
-Oh la ! Soldats ! Cria …Notre bon vieil ami Killar, Début de l’entrainement.
Killar s’éclaircit la voix. L’armée poussa un énorme soupir.
-Demi-tour droite, Je vous prie !
L’armée s’exécuta sans grande conviction.
-REPOOOOOOOS SOLDAAAAAAAATS ! Hurla Durzo en s’approchant de Killar.
Celui-ci se mit à trembler de tous ses membres. L’armée exécuta l’ordre de Durzo se moquant de leur général.
Ils se mirent à discuter joyeusement et sifflèrent Aystrae.
Celle-ci leur jeta un regard de tueur et leur présenta son marteau.
-OOoohooh moi, je les aime sauvage comme ça ! S’exclama l’un des soldats.
-Ah oui ? Vraiment ?
Aystrae ne vit que peu de noirceur dans leurs auras à tous … Mais… Elle se rua tout de même vers le soldat, lui envoya un coup de bouclier magistral qui le fit voler à des mètres du reste de la troupe. Elle s’approcha d’un pas nonchalant…
-Il n’est pas né celui qui pourra m’avoir ! Murmura-t-elle à l’oreille du soldat.
Ses compères le relevèrent et rirent joyeusement !
-Tu t’es pris une sacré rouste, vieux !
-Mais, mais, mais, bégaya Killar, S…Soldats ! Reprenez v…votre position ! Ou je vous pendrais tous pour trahison !
L’armée se remis en rang en soupirant, ils gardèrent tout de même une attitude nonchalante.
Aystrae ressentit une forte animosité émanant d’un groupe de soldat… Elle avait l’impression de voir une aura rouge sang en plein milieu de l’armée. Soudain, la lumière s’évanouit.
Durzo, qui s’amusait à chambrer et à effrayer Killar, se retourna d’un seul coup. Il lança une pique de gèle qui alla se ficher dans un arbre.
Killar poussa un petit cri strident de frayeur.
-Aystrae ! Cria Durzo. Tu la sentis ?!
-Non… Mais je pense avoir … « vu ». Murmura-t-elle.
-TOI ! Hurla Durzo en saisissant Killar par le col.
-Me tuez pas, couina Killar.
-T’as un assassin dans tes troupes ?!
-Oh la, oh la … murmura une voix feutrée.
Durzo envoya valser Killar, lui et Aystrae fixèrent un point au-delà des premiers arbres.
-Sors de là ! Lâche ! Vociféra Durzo
Durzo ne vit qu’une ombre se déplacer à une vitesse incroyable, Aystrae eu l’impression d’observer un éclair de sang.
L’ombre se stoppa juste sous le nez de Durzo.
-Coucou !
Elle se déplaça en une fraction de seconde aux pieds d’Aystrae.
-Mademoiselle… Fit l’inconnu en un geste de révérence.
L’inconnu se déplaça agilement jusqu’à un rocher et s’y figea tel une statue. Il abaissa sa capuche…
Il dévoila un visage pale aux yeux d’un vert très clair, d’un regard cristallin. Son visage comme son corps était parfaitement androgyne. Il était coiffé d’une longue tresse, ses cheveux étaient noires comme un ciel sans lune.
-Quoi ?! C’est cette… Cette fillette qui est assassin ?! Fit Durzo, visiblement déçu.
-C’est … surprenant. Confirma Aystrae.
-Quel sexisme ! s’exclama l’assassin. Fillette ? Pfff…
-Quoi ?! Parce que t’es un mec en plus ?! S’exclama Durzo pétrifié.
-Qui sait ?! Je me nomme Hatyara ! fit l’androgyne. Homme ou femme à vous de choisir !
-Pour moi, t’es une femme ! firent Durzo et Aystrae d’une même voix.
-Cheeeeeeeeeeeeeeeeeeeef, cria Hatyara d’une voix monocorde.
-O…Ou…Oui… bredouilla Killar encore tremblant.
-Je démissionne ! Continua-t-elle joyeusement. C’est avec eux que je dois aller !
-C’est ça va-t-en et pitié emmène-les loin !! Pleurnicha Killar.
Hatyara rigola de bon cœur et salua l’armée.
-Salut les gars ! Alors on y va ? Fit-elle en saisissant Aystrae par le bras.
Durzo et Aystrae étaient tout simplement ébahis.
-Ah… Ah wai ?! Comme ça ?! S’exclama Durzo.
-Bah oui, comme ça ! Fit Hatyara de plus en plus gaiement. Vous voulez aller à Nosgoth, non ?
-Mais comment tu sais ça toi ?! Fit le mage de plus en plus surpris.
-Secret professionnel ! Sifflota l’assassin. Alors on y va ?
-Moi, elle me plait, allons avec elle ! Lança Aystrae. Elle est … originale, je le vois.
-Tu le vois ? Fit Durzo dépité.
-Oui ! Je parie que tu l’adoreras. Fit Aystrae.
La bonne humeur de Hatyara était fortement contagieuse, Aystrae se mit à rire joyeusement.
Durzo ne pensait même plus à tuer Killar tant il était surpris par la force de conviction de Hatyara.
Il soupira.
jeudi 24 juin 2010
L!s@nd3r "Chapitre XVI"
La seule réponse qu'obtint Durzo fut le grognement agacé d'Aystrae.
-Bon aller on y va ! Dit-il en se levant. Il nous reste encore pas mal de chemin à faire !
Le mage tendit sa main vers Aystrae pour aider cette dernière à se relever...main qu'elle ignora totalement en se relevant.
Ils se remirent donc en route vers le nord. Ils traversèrent une forêt de pins et firent une pause dans une clairière non loin d'un cours d'eau. Aystrae en profita pour s'allonger et se reposer quelques instants. Durzo, après avoir été vérifié les alentours du camp, s'approcha d'elle.
-Bon, aller, entrainement !! Dit-il en jetant son manteau sur une pierre. Aller, réveille toi, tu vas apprendre à contrôler ta magie. Dit-il de manière sympathique.
-Encore une fois, je ne suis pas mage! Et je n'ai nullement besoin de cours de magie. Fit-elle froidement.
-Tu dis cela car tu ne sais pas contrôlée ta magie ! Dit le mage en rigolant. Assis toi là, je vais t'expliquer, dit-il en désignant une souche d'arbre.
-Mais tu le fais exprès ou quoi ?! Je t'ai dit que je n'ai pas besoin de tes cours de magie !!
-Ha wai ? Et hier c'était quoi ? Dit Durzo sur le ton de l'ironie. Ecoute, tu dois apprendre à contrôler ton potentiel magique. Je sais que ça te ronge, tu ne supportes pas de ne pas comprendre cette puissance, tu détestes cela et tu es trop fière pour vouloir de l'aide, mais cette fierté risque de tuer des personnes innocentes à cause de ton manque de contrôle sur la magie !! Alors, écoute-moi et comme ça tu contrôleras ton pouvoir.
Aystrae devint rouge, Durzo sourit et lui demanda de s'asseoir sur la pierre en face de lui.
-La magie n'obéit pas à une loi précise, même moi qui ai subi l'entrainement des mages dans mon pays je ne la comprends pas vraiment. Les seules choses dont nous sommes certains c'est que notre magie vient d'un monde parallèle qui transforme nos émotions bonnes ou mauvaises en entités bonnes, ou non. L'idée c'est que tu dois te concentrer sur l'effet que tu veux donner à ton sort. Les phrases à répéter avant de lancer un sort, c'est de la merde, elles servent juste à faire en sorte que tu sois pleinement concentré sur ton sort... Ho et puis merde, c'est plus amusant la pratique !!
Durzo pointa du doigt un gros rocher non loin.
-Soulève ce rocher. Concentre-toi et imagine-le flottant dans les airs.
Aystrae essaya une dizaine de fois avant que le rocher ne bouge. La première fois il ne fit que trembler puis il se leva à quelques centimètres du sol et enfin il lévita à hauteur de Durzo. Le mage remarqua la joie sur le visage d'Aystrae quand elle arriva à soulever cette pierre.
-Voilà, comme quoi c'est pas compliqué et c'est plutôt marrant non ? Dit le mage en rigolant.
-Oui, c'est amusant, en effet. Et maintenant, je fais quoi avec ce caillou ?
-Tu l'envoi un peu plus loin.
D'un rapide mouvement de la main Aystrae envoya le caillou vers la position de Durzo. Ce dernier évita le rocher facilement.
-Ha wai, tu veux te la jouer comme ça ? Dit le mage en remarquant le sourire sur le visage d'Aystrae. Très bien !!! Essaye d'attraper ceux là !!
Cinq rochers sortirent du sol derrière Durzo qui les envoya un par un vers Aystrae. Cette dernière en évita trois et en renvoya un à coup de marteau.
-Essaye de l'arrêter avec la magie celui là ! Hurla le mage en envoyant le dernier rocher avec toute sa force magique.
Aystrae place ses mains devant elle et le rocher s'arrêta à quelques centimètres de sa main. Elle le renvoya vers Durzo
-Et toi, essaye de l'arrêter sans magie ! Dit-elle en rigolant.
Le mage, en voyant le rocher lui foncer dessus hurla de rage et envoya son crane à la rencontre du rocher qui se brisa sous la puissance du choc.
-Satisfaite ? Dit-il avec son rire habituel.
Les deux hurlèrent de rire durant cinq bonnes minutes.
-Bon, passons à la boule de feu ! Même technique que pour le rocher, mais cette fois imagine les flammes sortant de ta main.
Il ne fallut à Aystrae qu'une dizaine de minutes pour qu'une flammèche apparaisse dans sa main. Durzo était vraiment impressionné, même lui qui avait des affinités avec la magie n'avait pas été aussi rapide dans son apprentissage. Il fut tiré de ses pensées par la voix d'Aystrae.
-Heu Durzo c'est normal ça ? Dit-elle en pointant du doigt la boule de feux qu'y devaient faire faire un bon mètre de diamètre. Je ne vais pas savoir la faire tenir dans les airs longtemps.
-Envois là dans le ciel, vite !!
Aystrae tendit son bras vers le ciel et envoya la boule de feux dans les nuages, quelques secondes après une explosion se fit entendre. Un zeppelin Gobelin tombait du ciel, ses réacteurs en feux, on pouvait voir plusieurs de ces créatures sauté de l'appareil en flammes avec des toiles grandes ouvertes pour ralentir leurs chutes... Ce qui marcha plus ou moins bien... En fait ce fut un véritable fiasco, le zeppelin alla s'exposer sur une montagne plusieurs kilomètres plus loin.
Aystrae se retourna vers Durzo. Ce dernier avait les bras croisés et sur son visage on pouvait y lire un regard sévère et un semblant de sérieux qui n'était vraiment pas crédible vue le sourire idiot qu'il avait sur les lèvres.
Ils éclatèrent de rire pour la seconde fois aujourd'hui.
Alors que le jour cédait la place à la nuit Durzo en profita pour allumer un feu. Il regarda Aystrae, elle était fatiguée, mais cette crise de fous rire semblait lui avoir fait du bien. Les deux compères discutèrent durant une bonne partie de la soirée.
-Bon un peu de musique !
Le mage prit sa guitare et se plaça sur une des pierres avec lesquelles Aystrae s'était entraînée tout à l'heure.
Le mage chantait en mélangeant la langue Humaine et la langue Avalonienne. Aystrae fut surprise par la douceur de cette langue qu'elle n'avait jamais entendue.
Ce fut à la fin de sa musique que Durzo remarqua qu'Aystrae s'était endormie.
Le lendemain ils reprirent la route de bonne humeur vers le nord. Ils arrivèrent dans une contré enneigée la végétation s'était appauvrie, ils avancèrent dans un bosquet quand une voix tentant d'être autoritaire ce fit entendre.
-Silence dans les rangs sinon je ferais savoir à mon père qu'il a une armée de poltrons !!!
Durzo et Aystrae passèrent leur tête de l'autre côté du buisson et éclatèrent de rire en voyant qui commandait les soldats et comment il était vêtu.
mardi 15 juin 2010
Kaïna : "chapitre XV"
-Imbécile, marmonna Aystrae, crétin, abruti, espèce d’akilsiz, pauvre con ! Rah … Mais, franchement ! Pauvre con ! Je n’ai pas le sens de l’orientation ou je ne sais pas ce qu’il y a eu ! Va falloir que tu trouves une explication ! Crétin !
Durzo malgré tout ce qu’il avait subit, émit un petit rire.
Aystrae aurait dut être téléporté à peine à trois kilomètres du vieux temple, mais elle avait mis des heures et des heures à arrivé jusque là.
-En tout premier lieu, s’énerva Aystrae, la téléportation c’est loin, très loin d’être à mon goût !
Elle avait effectivement ressentit un choc très étrange lorsque la magie l’avait frappée.
Durzo ne s’éveillait pas.
-Hey ! Hurla Aystrae ! Je te jure, si tu meurs, je te buterais avant !
La vérité était qu’Aystrae était complètement paniqué. Tout d’abord, en rage de s’être vu ainsi expulsée du champ de bataille, Aystrae s’était sentie devenir sereine sans pouvoir se contrôler. Ensuite elle avait ressentie une sorte de chaleur intense dans l’entièreté de ses membres. Son sang semblait bouillir, elle eut l’impression que son regard s’ouvrait, que ses yeux voyaient enfin réellement.
Elle avait été téléportée dans un endroit calme, tout semblait lumineux, la nature envahissait les lieux.
Un éclair apparu soudainement et la percuta.
Elle fut transportée dans un endroit sombre, quelques arbres parsemés de-ci de-là émettaient une faible lueur. Elle s’était laissé guider un instant, des heures plutôt, par la lumière de la nature, mais une ombre grandissait dans son dos… Elle ressentit une vive douleur dans la poitrine, elle se retour-na. Ses pas la guidèrent vers les ténèbres et elle fut emmenée là où gisait Durzo.
Elle voyait tout autour des lui des ténèbres entourées pourtant d’un faible éclat doré.
-Tu sais, murmurait-elle à présent, je ne pense pas que la terre te repousse réellement… Sinon tu serais déjà mort… Et moi je ne serais pas là.
Elle posa l’une de ses mains contre le sol noirci, cette fois ce n’était pas sa main qui se colora de noir, mais au contraire la terre qui reprit la couleur douce et chaude qu’elle avait naguère.
Elle éleva lentement la seconde en direction du ciel et murmura quelques mots.
**************************************
Lorsque Durzo s’éveilla enfin, il était toujours dans le temple, pourtant il ne ressentait plus aucune douleur. Aystrae était étendue à ses côtés. Il l’observa un instant et s’étonna qu’elle ne l’ait pas emmené loin des terres de Tir Queimar.
Il se scruta, plus aucune blessure ouverte, son bras droit avait été soigneusement bandé et le gauche ne présentait pas plus de marque qu’auparavant. Pas même une cicatrice…
« Hey, t’as fait du bon boulot ! C’est même plutôt bizarre…» s’exclama Durzo à l’intention de son démon.
Le dit démon se contenta de pousser un grognement mécontent.
« Ce n’est pas toi, évidemment ! » Continua Durzo.
« Non. Laisse-moi maintenant ! »
« Ah, ben, ça ! » s’étonna Durzo « Si j’avais su qu’un jour tu me demanderais ça ! »
Aystrae se releva subitement. Elle poussa un faible gémissement avant de fixer son regard dans les yeux de Durzo.
Celui-ci sursauta.
-Que t’est-il arrivé ?! Tes yeux sont blancs ! Tu es… devenue... Fit Durzo presque paniqué.
-Aveugle ? Non. Au contraire, je vois même trop bien. Marmonna-t-elle.
Durzo ressentait par instant une force magique surpuissante mais soudainement elle devenait plus douce, plus ténue.
-Mais qu’est-ce qui t’es arrivé ?! S’exclama-t-il. Qu’est-ce-que t’as foutu ?!
-Toi, qu’est-ce-que t’as foutu ?! Déjà de un, et je te l’ai dit hier, JE HAIS LA TELEPORTATION, ensuite j’ai atterri dans un endroit bizarre ! Et pour finir, il m’arrive je ne sais quoi et de toute évidence, c’est de TA faute !
-MA faute ? Râla Durzo. Et je peux savoir ce qui arrive à Madame ?!
- JUSTEMENT, JE N’EN SAIS RIEN ! Hurla Aystrae.
Durzo ne put s’empêcher d’éclater de rire.
Aystrae était rouge de rage et de honte, elle ne supportait pas l’idée d’avouer sa faiblesse, son incompréhension.
-Tu m’as soigné ?
-J’ai prié. Dit-elle simplement.
-Tu crois aux dieux ?!
-Pas aux tiens. Je crois en la terre.
-Tu as utilisés la magie. S’exclama alors joyeusement Durzo.
-Je suis lasse, fit Aystrae en s’allongeant.
-Normal, contrecoup ! Continua Durzo sur un ton enjoué.
-Je ne suis pas mage… bougonna Aystrae.
-Mage, non ! C’est sûr par contre… Prêtresse…
-Tu racontes n’importe quoi Durzo… marmonna-t-elle. Même les hauts-prêtres de mon village n’ont sut révéler mes pouvoirs.
Durzo éclata à nouveau de son rire vif et bruyant.
-C’est encore mieux ! Fit-il fièrement. Puisque c’est MA faute, n’est-ce-pas ? Continua-t-il moqueur
Durzo malgré tout ce qu’il avait subit, émit un petit rire.
Aystrae aurait dut être téléporté à peine à trois kilomètres du vieux temple, mais elle avait mis des heures et des heures à arrivé jusque là.
-En tout premier lieu, s’énerva Aystrae, la téléportation c’est loin, très loin d’être à mon goût !
Elle avait effectivement ressentit un choc très étrange lorsque la magie l’avait frappée.
Durzo ne s’éveillait pas.
-Hey ! Hurla Aystrae ! Je te jure, si tu meurs, je te buterais avant !
La vérité était qu’Aystrae était complètement paniqué. Tout d’abord, en rage de s’être vu ainsi expulsée du champ de bataille, Aystrae s’était sentie devenir sereine sans pouvoir se contrôler. Ensuite elle avait ressentie une sorte de chaleur intense dans l’entièreté de ses membres. Son sang semblait bouillir, elle eut l’impression que son regard s’ouvrait, que ses yeux voyaient enfin réellement.
Elle avait été téléportée dans un endroit calme, tout semblait lumineux, la nature envahissait les lieux.
Un éclair apparu soudainement et la percuta.
Elle fut transportée dans un endroit sombre, quelques arbres parsemés de-ci de-là émettaient une faible lueur. Elle s’était laissé guider un instant, des heures plutôt, par la lumière de la nature, mais une ombre grandissait dans son dos… Elle ressentit une vive douleur dans la poitrine, elle se retour-na. Ses pas la guidèrent vers les ténèbres et elle fut emmenée là où gisait Durzo.
Elle voyait tout autour des lui des ténèbres entourées pourtant d’un faible éclat doré.
-Tu sais, murmurait-elle à présent, je ne pense pas que la terre te repousse réellement… Sinon tu serais déjà mort… Et moi je ne serais pas là.
Elle posa l’une de ses mains contre le sol noirci, cette fois ce n’était pas sa main qui se colora de noir, mais au contraire la terre qui reprit la couleur douce et chaude qu’elle avait naguère.
Elle éleva lentement la seconde en direction du ciel et murmura quelques mots.
**************************************
Lorsque Durzo s’éveilla enfin, il était toujours dans le temple, pourtant il ne ressentait plus aucune douleur. Aystrae était étendue à ses côtés. Il l’observa un instant et s’étonna qu’elle ne l’ait pas emmené loin des terres de Tir Queimar.
Il se scruta, plus aucune blessure ouverte, son bras droit avait été soigneusement bandé et le gauche ne présentait pas plus de marque qu’auparavant. Pas même une cicatrice…
« Hey, t’as fait du bon boulot ! C’est même plutôt bizarre…» s’exclama Durzo à l’intention de son démon.
Le dit démon se contenta de pousser un grognement mécontent.
« Ce n’est pas toi, évidemment ! » Continua Durzo.
« Non. Laisse-moi maintenant ! »
« Ah, ben, ça ! » s’étonna Durzo « Si j’avais su qu’un jour tu me demanderais ça ! »
Aystrae se releva subitement. Elle poussa un faible gémissement avant de fixer son regard dans les yeux de Durzo.
Celui-ci sursauta.
-Que t’est-il arrivé ?! Tes yeux sont blancs ! Tu es… devenue... Fit Durzo presque paniqué.
-Aveugle ? Non. Au contraire, je vois même trop bien. Marmonna-t-elle.
Durzo ressentait par instant une force magique surpuissante mais soudainement elle devenait plus douce, plus ténue.
-Mais qu’est-ce qui t’es arrivé ?! S’exclama-t-il. Qu’est-ce-que t’as foutu ?!
-Toi, qu’est-ce-que t’as foutu ?! Déjà de un, et je te l’ai dit hier, JE HAIS LA TELEPORTATION, ensuite j’ai atterri dans un endroit bizarre ! Et pour finir, il m’arrive je ne sais quoi et de toute évidence, c’est de TA faute !
-MA faute ? Râla Durzo. Et je peux savoir ce qui arrive à Madame ?!
- JUSTEMENT, JE N’EN SAIS RIEN ! Hurla Aystrae.
Durzo ne put s’empêcher d’éclater de rire.
Aystrae était rouge de rage et de honte, elle ne supportait pas l’idée d’avouer sa faiblesse, son incompréhension.
-Tu m’as soigné ?
-J’ai prié. Dit-elle simplement.
-Tu crois aux dieux ?!
-Pas aux tiens. Je crois en la terre.
-Tu as utilisés la magie. S’exclama alors joyeusement Durzo.
-Je suis lasse, fit Aystrae en s’allongeant.
-Normal, contrecoup ! Continua Durzo sur un ton enjoué.
-Je ne suis pas mage… bougonna Aystrae.
-Mage, non ! C’est sûr par contre… Prêtresse…
-Tu racontes n’importe quoi Durzo… marmonna-t-elle. Même les hauts-prêtres de mon village n’ont sut révéler mes pouvoirs.
Durzo éclata à nouveau de son rire vif et bruyant.
-C’est encore mieux ! Fit-il fièrement. Puisque c’est MA faute, n’est-ce-pas ? Continua-t-il moqueur
L!s@nd3r "chapitre XIV"
-Dépêchons-nous ! Dit Durzo en tentant d'ignorer cette douleur qui lui rongeait l'avant bras.
Les terres maudites...Durzo en avait entendu parler alors qu'il était encore un apprenti. Il y a plusieurs siècles de cela les Avaloniens avaient combattu une antique civilisation. Des sorts d'une puissance inimaginable avaient été utilisés, certains avaient même réduits des cités entières à l'état de cendres en quelques secondes. Cela n'avait pas été une guerre, mais un génocide en règle. Les deux peuples s'étaient battus durant vingt ans sans jamais parvenir à prendre l'avantage sur l'autre.
Puis les Avaloniens utilisèrent leur arme la plus féroce. La magie démoniaque. Les démons ravagèrent tout sur leur passage. Aucune créature vivante ne fut épargnée. Les Avaloniens détruisirent toute trace de cette civilisation, allant même jusqu'à effacer leur nom de leurs archives.
Durzo s'arrêta un moment pour reprendre son souffle. Soudainement un râle ce fit entendre. Face au mage une dizaine de zombies avançaient en titubant, les bras tendus vers leur futur repas. Durzo voulu envoyer un mur de pieux vers ses assaillants, mais il fut interrompu par une horrible douleur dans son bras droit.
Le mage tomba à genoux en hurlant de douleur. Une profonde entaille s'était formée sur son bras, elle était tellement profonde que le mage put apercevoir les os de son bras. Des flammes mauves léchaient sa blessure, mais elles ne parvenaient pas à calmer cette douleur.
Aystrae quant à elle chargea les zombies qu'elle tua avec une facilité déconcertante. Puis elle se dirigea vers Durzo.
-Vite, il faut que l'on continue sinon ces terres vont avoir raison de toi. Dit-elle sur un ton qui ne trahissait aucune émotion.
« Elle en a de bonne celle là on voit que ce n'est pas elle qui risque sa vie ici » grogna le démon.
-Silence! Contente-toi de guérir cette blessure ! Aboya Durzo. Vas-y je te suis. Dit-il en affichant un léger sourire.
Ils se remirent donc en route. Le groupe marcha plusieurs heures sans rencontrer de problèmes. Finalement ils s'enfoncèrent dans une forêt d'arbres morts et de marécages. Cette forêt était remplie d'arbres calcinés et corrompus par la magie démoniaque, sur certains il y avait des visages effrayés, d'autre affichant une profonde tristesse. Sur d'autres arbres des restes squelettiques des combattants se mêlaient aux racines, alors que sur la surface des marais flottaient des cadavres en décomposition de femmes et d'enfants.
Ils continuèrent leur course une fois la nuit tombée, ne s'arrêtant que quelques minutes toutes les heures. Puis tout deux ressentirent une énorme puissance magique qui se dirigeait vers eux et comme pour confirmer cette présence un long hurlement bestial se fit entendre.
Durzo, bien que de plus en plus affaiblit par cet endroit, dégaina son épée et regarda Aystrae.
-Aystrae... Cours le plus vite possible, un Sindssyge arrive...
A peine eut il finit sa phrase que la créature apparue devant eux.
« On est mal ... très, très, mal. »
-Ça je ne te le fais pas dire. Dit Durzo un léger sourire sur le visage
Le monstre devait faire dans les trois mètres de haut et deux de large. Il reposait sur trois pattes musclées terminées par des sabots barbelés. La créature possédait trois énormes bras dont l'un étaient terminés une énorme pince, un autre par de longs doigts squelettiques, quant au dernier sa main formait une masse grouillante et dégoulinant de pus. La « tête » de cette chose, elle, semblait être le résultat d'une fusions ratée de plusieurs visages et Durzo se sentit véritablement en danger quand les cinq yeux injectés de sang posèrent leurs regards haineux sur lui et quand les deux bouches laissèrent apparaître plusieurs rangés de crocs acérés.
La créature chargea le mage qui l'évita aisément. Ce dernier sauta sur le dos du monstre, mais il fut accueilli par la masse de la créature qui le projeta contre un arbre un peu plus loin. Aystrae quant à elle envoya son marteau contre le genou de la créature qui hurla de douleur. Le Sindssyge frappa Aystrae avec sa masse qui para le coup avec son bouclier. Soudainement la créature hurla, Durzo venait de lui couper un bras avec son épée.
Le mage créa une copie de lui-même qui fit diversion pendant que l'originale alla aider Aystrae à se relever.
-Aller gamine debout. Dit-il en relevant Aystrae par le bras. Écoute moi bien, tu continues vers le nord et attends dans l'auberge à la façade rouge.
Durzo sourit en lisant la détermination et l'envie de combattre dans le regard d'Aystrae.
-Tu crois vraiment que je vais te laisser toute la gloire pour toi seul ? Dit-elle sur un ton moqueur.
-C'est pas comme si tu avais le choix. Dit Durzo en faisant un clin d'œil à Aystrae
Le mage utilisa une grande partie de sa puissance magique pour téléporté Aystrae plusieurs dizaines kilomètres au nord de sa position, hors de Tir Queimar.
-A nous deux !!
Le mage et la créature combattirent une bonne partie de la nuit. Finalement ils se retrouvèrent dans les ruines d'un ancien lieu de culte qui se situait à la sortie de Tir Queimar. Les deux combattants avaient subis de graves blessures. La créature avait perdu un autres de ses bras et de nombreuses entailles parcouraient son corps quant au mage, il avait la moitié du visage qui se reconstituait lentement grâce aux flammes purificatrices du démon et lui aussi avait de profondes entailles sur tout le corps. Durzo utilisa ses dernières forces pour libérer une partie de la puissance de l'entité qui résidait dans son bras. Plusieurs démons apparurent et se jetèrent sur le Sindssyge abattant leurs lourdes haches sur la créature. Finalement Durzo envoya son épée dans le crane de cette chose qui, dans un dernier hurlement de défi, tomba face contre terre le corps secoué par la décharge électrique de l'arme.
Le mage s'adossa contre l'un des derniers murs de la chapèle et rigola franchement, il avait rempli sa mission, Aystrae devait être à l'auberge en train de torturer un quelconque mercenaire ou de boire une bonne bière, après le reste ne dépendra plus que d'elle.
-Dans le fond... C'est pas si mal comme fin. N'est-ce pas ?
« Tu ne vas pas mourir comme ça crois moi !! » Hurla le démon.
Durzo ne prêta pas attention aux paroles du démon. Il était trop occupé à essayer de deviner quelle était l'origine de cette force magique qui se dirigeait vers sa position.
Il ricana en comprenant qui arriva puis il s'accorda le droit de fermer les yeux
jeudi 10 juin 2010
Kaïna : "chapitre XIII"
-Tu t’es bien amusé ? Fit-elle en souriant. Il semble que oui, poursuivit-elle en inspectant ses vêtements.
-Et toi ? Tes bières étaient-elles à ton goût ?
-Meilleure que de l’eau… Répondit-elle simplement.
Pourtant Durzo remarqua peu de chopes vides à ses côtés… Il trouva cela surprenant puisque le tavernier n’aimait guère le ménage.
Aystrae avait le teint pale, les yeux vides de toutes expressions. Elle ne semblait ni heureuse de retrouver Durzo, ni inquiète de ce qui avait put se produire durant ces quelques heures où elle avait été seule.
Elle donnait de petit coup de pieds répétés sur son bouclier et regardait son marteau d’un air déconfit.
Durzo remarqua alors une sculpture qu’il n’avait jamais vue sur le marteau : une jeune femme enchainée.
Aystrae la fixait, le regard vide.
La jeune femme enchainée était sculpté directement dans le manche, merveilleusement ouvragé, son support était pourtant brut, portant encore les marques du burin.
-Y se passe quoi avec ton marteau ? fit brusquement Durzo.
-Rien ! Rien… s’empressa de répondre Aystrae. Non, vraiment… Il n’y a rien…non ?...
Durzo l’observa perplexe. Aystrae se secoua et se releva promptement.
-On y va ! Déclara-t-elle.
-Qu’est-ce-que tu as vu ?! Cracha Durzo en l’empoignant.
Aystrae tremblait.
-Ma mort…Murmura-t-elle.
Il y eut un silence pesant. Le bourdonnement incessant des conversations sembla soudainement inexistant. Le tintement des chopes s’éteignit dans leur esprit.
Aystrae se défit de l’emprise de Durzo, agrippa son équipement et pressa le pas vers la porte.
-On y va… murmura-t-elle encore.
Durzo resta de marbre et suivit Aystrae.
A peine sortie de la ville, elle se mit à courir de toutes ses forces. La sueur perlait sur son front, ses cheveux d’argent s’emmêlaient dans le vent.
-NE FUIS PAS DEVANT LA MORT… ! hurla Durzo.
-Je ne fuis pas…
-Mais ne va pas au devant d’elle… fit-il, la rattrapant.
Elle stoppa sa course et se retourna vivement.
-Je ne vais pas au devant d’elle, je suis ma route. La mort est inéluctable et, tu le sais, notre destin est commun et tracé. Je vais à Nosgoth… Et une fois là-bas, tu seras libre de choisir ton chemin.
-Qu’as-tu-vu ?
-J’ai vu ce que je ne veux pas voir arriver… Dit-elle d’un ton sans appel.
Après quelques heures de marche dans le silence, ils arrivèrent aux abords des contrées nord de De’Enden …
Le paysage changea du tout au tout, les forêts denses devinrent arbres morts. Le sol fertile devint sec, parcouru de fissures. De longues trainées noirâtres fendaient le sol de toutes parts.
-Tir Queimar… Les terres brulées. Murmura Aystrae.
-Alors voilà Tir Queimar… fit-il dans un sifflement. Quel ravage ! Comme quoi les livres ne mentent pas toujours…
-Parce que tu sais lire, toi ? Se moqua Aystrae.
-Hin, hin, très spirituel, ricana Durzo.
Aystrae se sentait mal. Elle ne pensait plus à sa vision car celle qui s’offrait devant elle était bien plus dévastatrice à ses yeux.
Son regard était grave, sa moquerie ne servait qu’à l’aider à se contrôler.
Elle posa sa main sur le sol et celle-ci se teinta de noir. Elle l’enleva prestement et sa main reprit sa couleur d’origine.
-Les maléfices ont fait des dommages irréparables ici… fit-elle tristement. Avant, Tir Queimar était aussi belle que le reste de De’Enden… Elle recelait d’une magie douce et bénéfique…
-Oui, on sait, les vilains mages et inquisiteurs ont tout bousillés et cette parcelle n’eut plus le mérite de faire partie de De’Enden… blablabla. Pesta Durzo.
-NE TE MOQUE PAS ! Hurla Aystrae qui ne parvenait plus à retenir sa rage. CETTE TERRE NE MERITAIT PAS TEL SORT !
-Oh ! oh ! Quoi ?! Tu te la joues elfiques ? Protégeons la terre et les petits oiseaux ?
-Non ! Mais De’Enden est une terre sacrée ! Mais toi, bien sur, tu es incapable de comprendre ça ! Après tout, les inquisiteurs viennent de chez toi ! Explosa-t-elle d’un ton rageur.
-Surveille tes paroles… Murmura Durzo en préparant un sort mortel.
« Oh ! Oui ! Tue-la ! » Murmura joyeusement le démon dans la tête de Durzo
-Oh ! Toi… Commença Durzo.
-…Ta gueule, joue avec l’autre… murmura Aystrae.
Durzo la regarda stupéfait.
« Quoi, quoi ?! Tes pensées me sont réservées, me semble-t-il » Râla la voix.
Durzo s’efforça de le faire taire.
-Comment as-tu su ce que j’allais dire...?
-Ca commence… Il faut continuer sinon…
-Quoi encore ?!
-Tu vas mourir… Tu ne le sens pas ? Bien sur que si tu dois le sentir… Ca ne cesse de grandir.
-Mais qu’est-ce-qui te prends ?! Qu’est-ce-que tu racontes ?!
« Elle a raison, elle a raison » Railla la voix « Allez, je suis gentil, je te montre »
Durzo ressentit soudainement une vive douleur dans le bras droit.
Son avant-bras était presque entièrement teinté de noir. Les lacérations s’étendaient plus loin et plus profondément encore.
-C’est la terre… Murmura Aystrae. Les terres maudites.
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