mardi 15 juin 2010

L!s@nd3r "chapitre XIV"



-Dépêchons-nous ! Dit Durzo en tentant d'ignorer cette douleur qui lui rongeait l'avant bras.

Les terres maudites...Durzo en avait entendu parler alors qu'il était encore un apprenti. Il y a plusieurs siècles de cela les Avaloniens avaient combattu une antique civilisation. Des sorts d'une puissance inimaginable avaient été utilisés, certains avaient même réduits des cités entières à l'état de cendres en quelques secondes. Cela n'avait pas été une guerre, mais un génocide en règle. Les deux peuples s'étaient battus durant vingt ans sans jamais parvenir à prendre l'avantage sur l'autre.

Puis les Avaloniens utilisèrent leur arme la plus féroce. La magie démoniaque. Les démons ravagèrent tout sur leur passage. Aucune créature vivante ne fut épargnée. Les Avaloniens détruisirent toute trace de cette civilisation, allant même jusqu'à effacer leur nom de leurs archives.

Durzo s'arrêta un moment pour reprendre son souffle. Soudainement un râle ce fit entendre. Face au mage une dizaine de zombies avançaient en titubant, les bras tendus vers leur futur repas. Durzo voulu envoyer un mur de pieux vers ses assaillants, mais il fut interrompu par une horrible douleur dans son bras droit.

Le mage tomba à genoux en hurlant de douleur. Une profonde entaille s'était formée sur son bras, elle était tellement profonde que le mage put apercevoir les os de son bras. Des flammes mauves léchaient sa blessure, mais elles ne parvenaient pas à calmer cette douleur.
Aystrae quant à elle chargea les zombies qu'elle tua avec une facilité déconcertante. Puis elle se dirigea vers Durzo.

-Vite, il faut que l'on continue sinon ces terres vont avoir raison de toi. Dit-elle sur un ton qui ne trahissait aucune émotion.

« Elle en a de bonne celle là on voit que ce n'est pas elle qui risque sa vie ici » grogna le démon.

-Silence! Contente-toi de guérir cette blessure ! Aboya Durzo. Vas-y je te suis. Dit-il en affichant un léger sourire.

Ils se remirent donc en route. Le groupe marcha plusieurs heures sans rencontrer de problèmes. Finalement ils s'enfoncèrent dans une forêt d'arbres morts et de marécages. Cette forêt était remplie d'arbres calcinés et corrompus par la magie démoniaque, sur certains il y avait des visages effrayés, d'autre affichant une profonde tristesse. Sur d'autres arbres des restes squelettiques des combattants se mêlaient aux racines, alors que sur la surface des marais flottaient des cadavres en décomposition de femmes et d'enfants.

Ils continuèrent leur course une fois la nuit tombée, ne s'arrêtant que quelques minutes toutes les heures. Puis tout deux ressentirent une énorme puissance magique qui se dirigeait vers eux et comme pour confirmer cette présence un long hurlement bestial se fit entendre.
Durzo, bien que de plus en plus affaiblit par cet endroit, dégaina son épée et regarda Aystrae.

-Aystrae... Cours le plus vite possible, un Sindssyge arrive...

A peine eut il finit sa phrase que la créature apparue devant eux.

« On est mal ... très, très, mal. »

-Ça je ne te le fais pas dire. Dit Durzo un léger sourire sur le visage

Le monstre devait faire dans les trois mètres de haut et deux de large. Il reposait sur trois pattes musclées terminées par des sabots barbelés. La créature possédait trois énormes bras dont l'un étaient terminés une énorme pince, un autre par de longs doigts squelettiques, quant au dernier sa main formait une masse grouillante et dégoulinant de pus. La « tête » de cette chose, elle, semblait être le résultat d'une fusions ratée de plusieurs visages et Durzo se sentit véritablement en danger quand les cinq yeux injectés de sang posèrent leurs regards haineux sur lui et quand les deux bouches laissèrent apparaître plusieurs rangés de crocs acérés.

La créature chargea le mage qui l'évita aisément. Ce dernier sauta sur le dos du monstre, mais il fut accueilli par la masse de la créature qui le projeta contre un arbre un peu plus loin. Aystrae quant à elle envoya son marteau contre le genou de la créature qui hurla de douleur. Le Sindssyge frappa Aystrae avec sa masse qui para le coup avec son bouclier. Soudainement la créature hurla, Durzo venait de lui couper un bras avec son épée.

Le mage créa une copie de lui-même qui fit diversion pendant que l'originale alla aider Aystrae à se relever.

-Aller gamine debout. Dit-il en relevant Aystrae par le bras. Écoute moi bien, tu continues vers le nord et attends dans l'auberge à la façade rouge.

Durzo sourit en lisant la détermination et l'envie de combattre dans le regard d'Aystrae.

-Tu crois vraiment que je vais te laisser toute la gloire pour toi seul ? Dit-elle sur un ton moqueur.

-C'est pas comme si tu avais le choix. Dit Durzo en faisant un clin d'œil à Aystrae

Le mage utilisa une grande partie de sa puissance magique pour téléporté Aystrae plusieurs dizaines kilomètres au nord de sa position, hors de Tir Queimar.

-A nous deux !!

Le mage et la créature combattirent une bonne partie de la nuit. Finalement ils se retrouvèrent dans les ruines d'un ancien lieu de culte qui se situait à la sortie de Tir Queimar. Les deux combattants avaient subis de graves blessures. La créature avait perdu un autres de ses bras et de nombreuses entailles parcouraient son corps quant au mage, il avait la moitié du visage qui se reconstituait lentement grâce aux flammes purificatrices du démon et lui aussi avait de profondes entailles sur tout le corps. Durzo utilisa ses dernières forces pour libérer une partie de la puissance de l'entité qui résidait dans son bras. Plusieurs démons apparurent et se jetèrent sur le Sindssyge abattant leurs lourdes haches sur la créature. Finalement Durzo envoya son épée dans le crane de cette chose qui, dans un dernier hurlement de défi, tomba face contre terre le corps secoué par la décharge électrique de l'arme.

Le mage s'adossa contre l'un des derniers murs de la chapèle et rigola franchement, il avait rempli sa mission, Aystrae devait être à l'auberge en train de torturer un quelconque mercenaire ou de boire une bonne bière, après le reste ne dépendra plus que d'elle.

-Dans le fond... C'est pas si mal comme fin. N'est-ce pas ?

« Tu ne vas pas mourir comme ça crois moi !! » Hurla le démon.

Durzo ne prêta pas attention aux paroles du démon. Il était trop occupé à essayer de deviner quelle était l'origine de cette force magique qui se dirigeait vers sa position.

Il ricana en comprenant qui arriva puis il s'accorda le droit de fermer les yeux

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire