mardi 25 mai 2010

Kaïna : "chapitre XI "




-Je ne te l’avais pas dit, fit-elle froidement, mais ne touche jamais à mon bouclier, ni à mon arme…
Elle observa Durzo, le sourire s’était éteint sur son visage, les larmes de sang s’étaient taries, seul demeurait une lueur de folie dans son regard voilé.
Elle posa sa main sur son front en un geste affectueux…  
Ce « délire » n’avait duré que quelques minutes, à peine Aystrae avait-elle entamé son verre qu’elle avait ressenti une sensation de malaise. Ses sens ne l’avaient pas trompé. Durzo restait encore immobile, il semblait être dans un état comateux.
-Tu as de la chance, murmura-t-elle, ce que tu as vu restera comme un vague souvenir… Comme un mauvais rêve que ton cerveau à verrouillé…
Durzo reprenait ses esprits, il ne put retenir un gémissement plaintif en recouvrant ses moyens. Une douleur presque insoutenable se faisait ressentir dans son corps et à ses tempes.
-C’est quoi ce bordel ?! S’exclama-t-il en rage.
-Tu as fait une mauvaise chute ? Railla Aystrae espérant qu’il ne se souvenait de rien.
-NON, cria-t-il de plus en plus énervé, et t’as intérêt à m’expliquer ce qui s’est passé !
-Je n’en sais rien, dit Aystrae très simplement, mais tu as de la chance d’être en vie.
-C’est ton bouclier ! fit-il en essayant de contenir sa colère.
-Peut-être, mais moi je n’ai jamais rien eu de si violent à son contact…
Durzo ne pouvant se contenir face au calme d’Aystrae, lui fonça dessus mais aveuglé par sa colère, il avait perdu ses moyens et Aystrae l’évita aisément.
Il s’apprêtait à lancer une salve de boules de feux meurtrières mais une vision sembla exploser dans son crâne.
Il tomba à genoux, la tête entre les mains.
Il revit certains passages des batailles sanguinaires que le bouclier lui avait fait voir. Il entendit à nouveau la proposition mesquine de libération… Mais une lumière dorée semblable à la fraiche ondée d’une rivière balaya tout. Une voix rauque mais douce murmura des mots incompréhensibles et Durzo recouvrit l’intégralité de ses moyens. Son esprit était reposé et serein.
Il rouvrit les yeux et leva son regard jusqu’à Aystrae. Bien qu’elle le regardait de haut, une lueur d’inquiétude brillait dans ses yeux.
-La magie… murmura Aystrae. La magie contenue dans mon équipement est bien étrange, même pour un mage aguerri comme toi…
« Ca ne devrait pas être le cas pour moi » pesta une voix dans la tête de Durzo.
« Oh, toi ! Ta gueule ! » Répondit-il à l’entité qui l’habitait.
Durzo ne répondit rien à Aystrae… Celle-ci se pencha et saisit son bouclier, elle ressentit un picotement… Habituel bien qu’un peu plus douloureux qu’à l’habitude.
Elle-même ne savait pas ce qui « habitait » son bouclier, de la magie ? Certes oui, il y en avait, mais elle ressentait autre chose … Mais quoi ?
Elle se souvint de l’étrange sensation magique qu’il avait ressentit après le concert improvisé de Durzo… Il lui avait montré son bras… Maintenant elle en était sûre, cela ne venait pas de là…
En entrant dans la pièce, la violence de la magie régnait en maître, au moment où Durzo s’était écroulé après l’avoir attaqué également… Mais juste après… l’étrange sensation de sérénité était réapparue.
Pendant un instant, un tout petit instant, une seconde peut-être, lorsqu’elle avait saisit son bouclier…
Oui, c’était là…
Ce « quelque chose de serein au milieu de la violence de la magie. »

Durzo, après ce qu’il avait ressenti face au bouclier, avait ses sens exacerbés, détecta des sources de magie qu’il n’avait jamais ressenties auparavant.
De la magie qui n’avait rien à voir avec ce qu’il avait appris en Avalon…

Il ressentit une forte source aux côtés d’Aystrae.

« Saloperie de bouclier » pesta-t-il interieurement.

Et une autre, plus ténue, plus douce, non loin de lui… Le marteau…

Il descendit sans plus accorder un regard à Aystrae et se descendit une bonne demi douzaine de chopes de bières en quelques secondes.

Aystrae le rejoignit quelques instants plus tard, marteau et bouclier à la main.

La nonchalance avec laquelle se promenait Aystrae irrita Durzo.

« Une telle puissance magique et elle ne ressent rien ! Et surtout…elle n’en fait rien !» enrageait-il .

lundi 24 mai 2010

L!s@nd3r "chapitre X"



-Ha ça je confirme ! Dit-il avec un sourire amical sur le visage.

Durzo se leva précipitamment de son lit et se cogna la tête contre l'une des poutres qui soutenaient l'étage du dessus.

-Par les milles chevreaux de Shub-Niggurath !! Qui est l'imbécile qui a eu l'idée de créer un plafond aussi bas ?! Dit il en se frottant le haut du crane. « Quelle Auberge de merde ! » dit il en voulant taper contre le mur. Hélas un restant de bière de la veille dut tromper son jugement et il ne vit pas le lit placé entre lui et le mur. Son tibia heurta violemment l'armature du lit.

-J'en ai assez !! Je vais tuer celui qui a construit cette pièce et celui qui a placé ce lit là quitte à détruire la ville et le pays !!

Aystrae était allongée sur son lit, hurlant et pleurant de rire face à la réaction démesurée de Durzo.

Elle se leva et se dirigea vers la porte.

-Bon je vais me payer un verre en bas.


Durzo ne fit même pas attention, il était trop occupé à planter son couteau dans le coussin du lit.



Soudainement le mage sentit une présence magique.

Il regarda autour de lui pour se rendre compte que la vibration magique venait du bouclier d'Aystrae. Il s'agenouilla face au bouclier et l'observa attentivement.

« Vas y touche le »

Durzo regarda son bras... Il avait oublié de boire sa fiole journalière et l'entité qui y était présente se réveillait peu à peu.

-Tiens tu te réveilles toi ?

« Oui ! Je t'ai manqué ? »

-Non.

Durzo tendit sa main droite vers le bouclier. Plus il s'en rapprochait plus la magie devenait puissante, à tel point que de petits éclairs zébraient du bouclier vers les mains de Durzo. L'Avalonien posa sa main sur le bouclier et soudainement tout devint noir.

Le mage se sentit tomber et après quelques secondes il se réveilla. Il ouvrit les yeux sur un ciel rouge, puis vinrent à lui les sons d'une bataille. Il entendait le fracas des armes, les hurlements des mourants, les cris de motivation des chefs et  des hurlements qu'aucune créature résidant dans le monde matériel n'est supposée savoir crier. Il se releva rapidement et vit un champ de bataille énorme tout au tour de lui. Il vit des humains, des nains, des elfes et même des Avaloniens qui se battaient face à une horde sans fin de démons.

Partout où son regard se posa il ne vit que mort, désespoir et destruction. Il vit une forêt de pals non loin de plusieurs portails qui vomissaient un nombre incalculable de démons. De l'autre côté du champ de bataille des démons mauves tuaient et faisaient subir les pires humiliations aux soldats blessés qui n'avaient pas eu la chance d'avoir été tués sur le coup par leurs énormes pinces. Dans le ciel des cranes ailés hurlaient de rire en lançant une boule de feux de temps en temps.

Il vit le dernier carré de l'armée « humaine » se faire massacré avec une aisance hors du commun par un énorme démon putride qui vomissait de la bile acide et qui frappait de son épée rouillée.

Soudainement Durzo se sentit retomber.

Il dériva durant des heures, il vit les pire facette de l'esprit des créatures qui peuplaient son côté du voile. Des voix se firent entendre, elles lui promirent la libération de ses tourments en échange de son âme.

Le mage perdit toute notion du temps, seul restait la folie et la mort. Il eu l'impression de dériver durant des années, des voix lui torturant l'esprit. Il vit des choses qu'aucune créature vivante n'est supposée voir, il voyagea à travers le temps et l'espace. Il marcha dans des citées abandonnées, là où d'antiques Dieux avaient vécu. Il apprit d'antiques savoirs interdits, il parcourut des champs de batailles sans fin.

Soudainement la porte de la chambre s'ouvrit et Aystrae entra.
Elle vit Durzo à genoux, la main droite sur le bouclier. L'Avalonien avait un énorme sourire sur le visage, son corps était parcouru de spasmes et ses yeux pleuraient du sang. Aystrae entendit un murmure plaintif venant de la bouche de Durzo.

Elle fut pétrifiée par la vision qui s'offrait à elle.

Tout à coup Durzo éclatât de rire. Sans réfléchir Aystrae mit un coup de pied dans le bras de Durzo. Le bouclier envoya une vague d'énergie qui envoya le mage de l'autre côté de la pièce.

Aystrae alla voir si Durzo allait bien.

Kaïna : "chapitre IX "



-Ces rustres ont osé me bousculer ! Fit-elle vivement, Quelle musique barbare, ajouta-t-elle bien qu’affichant un large sourire qui en disait long sur ce qu’elle pensait réellement.

Durzo éclata d’un rire franc et sonore.

-Ils ont de la chance de ne pas avoir tâté de mon marteau ! Dit-elle en riant.

-Ah ! Mais tu sais rire aussi dis moi ! Nos coutumes de rustres t’ont quelque peu amoché pourtant ! Fit-il en essuyant un filet de sang qui coulait de l’arcade d’Aystrae.

Soudainement il ressentit une forte puissance magique. Il observa le bar, mais non, la puissance était très proche… Il posa un regard sur son bras droit et ressentit l’impulsion de sa propre énergie.

-V’là que ça déconne encore, pesta-t-il. Jamais tranquille celui là…

Aystrae avait ressenti quelque chose d’étrange elle aussi, comme si un éclair avait parcouru son corps et elle n’avait put réprimer un frisson…

-Tu as lancé un sort.. ? fit-elle plus bas avec une certaine hésitation.

-Non, ça, c’est autre chose…

Il lui montra son bras, il était bandé par endroits mais là ou la peau était visible, elle avait pris une teinte mauve-bleutée. Les muscles de son avant-bras ressortaient d’une manière presque surnaturelle… De plus il était recouvert de cicatrices plus foncées et encore plus profondes que celles qui parcourraient le reste de son corps. Sa main large comme un battoir ne possédait que trois doigts acérés comme les serres d’un aigle et  se terminait en une couleur noirâtre, presque charbonneuse.

On l’aurait cru greffé au reste de son bras…

Aystrae ressentit également quelque chose d’étrange comme une pulsation, un battement singulier…

Quelque chose qui dévore…

Elle prit pourtant un ton plein d’assurances et déclara

-Très décoratif, puis elle ajouta ironiquement, et d’un goût sur.

Elle se sentait très mal à l’aise mais son orgueil l’obligeait à cacher ce sentiment qu’elle ressentait. Surtout, elle en était persuadée, que Durzo ne manquerait pas de rire et de la rabaisser.
Pourtant Durzo afficha une mine maussade en observant son bras, suivi d’un sourire sadique, presque malsain, avant d’éclater à nouveau de ce rire bruyant auquel Aystrae finissait par s’habituer.

-Je trouve aussi ! Une bonne affaire, je te le dis !

Bien que riant, ils camouflaient une certaine appréhension… Oui, son bras véhiculait bien cette sensation étrange que provoque la magie chez tout être, qu’il soit d’Avalon, De De’Enden ou encore même des montagnes gelées de Acar Mynyd , mais ce qu’il avait ressentit auparavant n’avait pas cette aura… Du moins pas la même, il y avait eu quelque chose de serein au milieu de la violence de la magie.
Mais aucun des deux ne voulait avouer ni à l’autre ni à lui- même qu’il ne savait pas de quoi il retournait.
Aussi placèrent-ils cette sensation dans un coin de leur tête et continuèrent-ils leur beuverie.

Après … En fait ils avaient depuis longtemps perdu le compte, donc après « quelques » bières, deux trois dégustations d’alcool maison pour eux et deux trois dégustations de marteau et de flambée humaine pour les importuns.

Les deux voyageurs, devenus bien compères au fil des bières, montèrent se reposer.

-La nuit sera courte, déclamait Aystrae sur un ton théâtral, Bien que nous sachions, amis, frères, où les vents nous portent, qui sait ce que Thrae nous réserve tout de même ? Et comme me l’a dit le père, l’ancêtre : « persvek iejir , irthos »

Durzo suite à ces mots qu’il avait jugé de « l’ancienne langue De’Enden », incanta à la manière des grands mages avec des gestes tout aussi théâtraux que ceux d’Aystrae, simulant un jet de poudre magique qui fit virevolter au dessus d’eux des flammèches d’un rouge sanglant au cœur bleuté.

Ils riaient de bons cœurs, l’alcool de ce petit bar avait bien entamé leur défense. Ils s’affalèrent lourdement sur leurs lits et s’endormirent instantanément.

Durzo dormit presque assis sans un mouvement.

Aystrae passa une moins bonne nuit. Elle n’avait guère l’habitude d’un sommeil aussi profond, et il fût hanté d’images étranges.

Un œil or et sang brillait derrière elle et observait ses moindres faits et gestes, elle massacrait des innocents en exultant de joie. Elle dévorait des chairs crues et rejetait le reste des corps d’un geste nonchalant loin d’elle…

Des voix étranges sifflaient à ses oreilles, elle entendait le nom de ses dieux… « El Solen, Thrae, Aurix…………. » et d’autres ceux qu’on lui interdisait de prononcer …

Une voix de femme hurla d’une voix rauque et sifflante.

-Vutha ! Hurlait la voix et les échos se répercutèrent dans sa tête sans fin.

Elle s’éveilla en nage et avec un poids sur l’estomac, elle s’aperçut alors que son bouclier était sur elle et pesait lourdement sur son thorax.

Elle le rejeta et apercevant l’étrange pierre qui ornait son bouclier se blâma. « Ce que tu peux être stupide avec ça sur le ventre, pas étonnant que tu fasses des rêves pareil ! »

Elle observa son bouclier, il était parcouru d’entrelacs et en son sein serti d’une énorme pierre rouge sang sur son pourtour et or en son centre.

« Le voilà, mon œil malveillant… » Ironisa-t-elle.

-Alors ? Fit joyeusement Durzo ayant observé la scène, Gueule de bois ?

-Pour qui me prends-tu ? répondit-elle froidement, Ce n’est pas cette bière de campagne qui aura raison de moi ! fit-elle d’un ton et d’un air plus enclin à la conversation.

L!s@nd3r " chapitre VIII "



Durzo et Aystrae se placèrent à l'entrée de la tour. Quant à Killar, il était à genoux, les mains liées dans le dos et une pomme dans la bouche.

Face à eux une vingtaine de soldats semblaient prêts à en découdre.
Durzo regarda Aystrae.

-Bon moi je dis on leur rentre dans le lard et on se casse vite fais vers notre destination, ok ?

-Non on ne leur rentrera pas dans « le lard ». Dit Aystrae sur un ton menaçant. On les laisse nous emmener et une fois devant leur chef on lui explique ce que son « charmant » bambin a voulu nous faire.

-Mais c'est n'importe quoi ! Dit le mage en hurlant les mains levées vers le ciel. On va quand même pas se laisser foutre dans les geôles de je ne sais quel village pourri pour après expliquer au « papounet » de ce petit con de Killar que son brave garçon a essayé de me tuer et qui plus est m'a collé une dague dans les cotes. Moi je dis on les massacre, ils sont vingt c'est bon on a
déjà eu pire...

Killar remua à l'entente de son nom et il tenta de se mettre debout.

-Toi le chien, couché!! Dit Durzo en lui faisant une balayette.

-Ha c'est malin! Comment on va faire pour défendre notre point de vue face à son père si tu lui fais une balayette sous les yeux de ses soldats. Par El Solen, mais pourquoi a-t-il fallu que ce soit
un idiot comme toi qui m'accompagne !

-Attends ma cocotte tu vas voir.

Un léger nuage se dégagea de la main de Durzo pour se poser sur les lèvres d'Aystrae.
Cette dernière voulut engueuler Durzo une seconde fois pour avoir utilisé la magie, mais ses lèvres semblaient paralysées.

-Bigre ! Vous avez perdu la parole votre altesse ? Dit Durzo en éclatant de rire. Aystrae se rapprocha de lui un grand sourire sur les lèvres et lui mit un coup de bottes dans le tibia.

Durzo désactiva le sort et fit craquer les os de sa main.

-Ok, ok. Dit-il avec un grand sourire sadique. J'annule ce sortilège, je veux t'entendre hurler de douleur après avoir reçu mon poing dans ta grande gueule!

Nos deux « héros » se mirent en position d'attaque.

Soudainement une voix venant du groupe de soldats se fit entendre.

-Dites m'sieur-dame j'voudrais pas gâché s'moment romantique, mais on voudrait bien vous arrêter tous les deux.

Durzo et Aystrae furent, pour une fois, du même avis sur la réponse qu'ils donnèrent au soldat.

« TA GUEULE, ON DISCUTE LA !! »

L'homme, en voyant les regards assassins de nos deux héros, fit demi-tour et se rangea derrière ses guerriers qui eurent beaucoup de difficultés à ne pas éclater de rire.

Après plusieurs minutes d'engueulade, un cri strident se fit entendre. Ce cri venait de Killar qui avait mangé la pomme qu'il avait dans la bouche et qui avait profité de la "discussion" entre
Durzo et Aystrae pour se diriger vers les gardes qui l'avaient détaché.

-Bon messieurs veuillez les emmener au château pour qu'ils soient jugés et châtiés.

Les gardes se rapprochèrent d'Aystrae qui se laissa faire alors que Durzo lui n'avait qu'une envie, tous les tuer.

C'est à regret qu'il se mit à genoux pour que les soldats lui lient les poignets. Ils furent alors conduits jusqu'à une ville fortifiée placée sur une petite colline.

Après deux jours dans les geôles du donjon de la ville. Ils furent reçus par le père de Killar

-Alors, c'est donc vous qui avez torturé mon fils ?! J'espère que vous avez une bonne excuse.

Aystrae prit la parole et lui expliqua ce qui s'était passé cette nuit. Après une bonne heure de discution calme et posée. Le père relâcha Aystrae et Durzo. Quand a Killar il fut envoyé avec une garnison à la frontière du royaume durant deux ans.

-Bon voilà dit Durzo t'avais raison ... Pour me faire pardonner je te paye un verre au bar ?
Après quelques secondes d'hésitation Aystrae accepta et ils se dirigèrent vers le bar le plus proche. C'était un bar tout ce qu'il y a de plus normal. Une bonne ambiance, de la musique dans le fond et une chope ou deux qui volaient de temps en temps dans le visage de quelqu'un...Mais la plupart du temps la chope passait à côté du dit visage. Bref un endroit plein de finesse... Un bar quoi.

Après une trentaine de chopes nos deux compères étaient bien motivés pour continuer la soirée. Durzo remarqua la scène  non loin du bar et se dirigea vers celle-ci juste après que le groupe précédent eut fini. Le mage prit une guitare démon de son sac et accorda son instrument avant de commencer à jouer.

Durzo remarqua avec joie une Avalonienne dans le fond de la salle et l'invita à le rejoindre sur scène pour faire les percutions.

-bon nous allons vous interpréter ce que les musiciens de notre pays jouent sur les champs de batailles pour motiver nos troupes. C'est parti !!

La plupart des habitués du bar n'avaient apparemment jamais vu et encore moins entendu, de guitare démon de leur vie. Quelques mercenaires s'étaient postés près de la scène pour remuer violemment leur tête d'avant en arrière.

Cela ne dura que dix bonnes minutes, mais tout le monde dans la salle semblait avoir apprécié ce petit concert. C'est en discutant avec l'Avaloniennne que Durzo réalisa qu'Aystrae avait été dans la fosse. Il laissa sa compatriote ranger ses affaires et il se dirigea vers Aystrae.

-Alors, c'était bien ? Dit-il en souriant.

Kaïna : "chapitre VII "




-Tu joues avec les enfants, maintenant ? Quel mage attentionné, railla-t-elle, Est-il mort ?
-Non, il fait juste une sieste, à cet âge là, ça bouge beaucoup et ça a besoin de ses heures de sommeil… répondit-il guilleret.

Elle sauta de la poutre d’un geste souple et précis et atterrit aux côtés du jeune garçon. Elle le releva brusquement et lui mit deux paires de claques afin de le réveiller. Il rouvrit les yeux et sursauta.

-Premièrement ! Je ne suis pas sa « copine », fit-elle durement en lui assénant une nouvelle claque, Deuxièmement ! Je t’interdis de poser un seul de tes doigts ou même de tes regards sur mon corps, poursuivit-elle en lui envoyant son pied dans le ventre, Troisièmement, tu pourras te « vanter » de violer une femme seulement si tu te remets de …ceci
Elle lui envoya un nouveau coup mais dans l’entre-jambe puis marqua une pause. Le jeune homme devint rouge écarlate et suffoqua presque.
-Ah, oui, reprit-elle, quand tu auras passé la puberté aussi, dernière chose, ne t’attaque plus jamais à quelqu’un comme nous alors que même les paysannes ne tremblent pas en entendant ton nom.

Durzo qui s’était rapproché, se tenait les côtes tant il riait…
-Et moi qui pensais que t’allais te plaindre que j’avais frappé un gosse, explosa-t-il en riant de plus belle.
L’adolescent tremblant de peur bégaya…
-Je…Je…Je suis…
-Wai, wai, wai, soupira Durzo, On sait, Killar le grand assassin, le tueur de monstres sangui-naires,…blablabla

Il fit un sourire sadique.

-Et on en fait quoi du marmot ? On le tue ou on le laisse fuir ?

Killar se mit à trembler encore plus fort, il était à deux doigts de s’évanouir à nouveau.

-On ne peut pas le tuer, du moins pas sans savoir pourquoi il a essayé de nous faire la peau ! Mais je suis contre le fait de le laisser s’échapper… Fit Aystrae d’un air mi-grave, mi-moqueur.

Elle saisit le jeune homme, le remit sur pied. Il tremblait si fort qu’il n’arrivait même plus à se débattre. Aytsrae le posa « délicatement » contre le mur. Elle regarda autour d’elle…

-Ah ! Tout juste ce que je recherchais, s’exclama-t-elle joyeusement, des Araliacées Naja !

Elle saisit une espèce de lierre accroché au mur. Elle lâcha Killar qui, remit du choc, essaya de s’enfuir. Elle l’attrapa d’une main et l’entoura avec les Naja. Les lierres se resserèrent brusquement autour du garçon, qui hurla de douleur.

-Oh allez, ça fait pas si mal… soupira Aystrae. Tu connais ça, Durzo ? Tu les avais vus ?

-Euh… Je me souviens pas avoir vu ça un jour !

-C’est une plante typique de De’Enden ! Les Araliacées Naja, ou lierres-serpents, se resserrent instinctivement autour de leurs proies afin de l’étouffer !

A ces mots le jeune homme hurla de toutes ses forces.

-Mais… reprit Aystrae en ignorant les hurlements du gamin, elles sont incapables de tuer un humain. Par contre, elles font des pièges naturels absolument parfaits ! Ah, sur un… homme comme lui, fit-elle ironiquement, elle donne l’impression d’être transpercé de milles épines ! Un petit poison…

Soudainement, un morceau de la plante se décrocha et … s’enfuit en ondulant.

-Mais ce n’est pas très patient, ajouta-t-elle joyeusement.

Killar, sanglotait bruyamment, mais se calmait peu-à-peu comprenant qu’il était otage mais qu’il ne mourrait sûrement pas.

-Comme quoi ça t’arrive vraiment de parler…s’exclama Durzo

-Et bien oui, puisque le sujet est intéressant …

C’est vrai qu’elle aurait pu parler d’autre chose, comme du bras droit si surprenant de Durzo mais elle ne s’intéressait pas suffisamment à lui pour en discuter.
Aystrae jouait avec un Naja, le faisant se serrer et se desserrer, les feuilles crochues s’enfonçaient dans sa peau et la transperçaenit mais elle ne semblait ressentir aucune douleur.

Les voyant discuter et sentant sa mort s’éloigner à grands pas, Killar reprit confiance en lui.
Il joua d’abord la carte de la menace…

-Mon père viendra, les guerriers de tout le village viendront…Proférait-il

Mais à peine eut-il commencé son discours que Durzo éclata à nouveau d’un rire sonore et cruel.

-Il en redemande là, non ? fit-il à Aystrae

Il s’approcha du jeune homme, bombant le torse, il agrippa son arme…

-Comme un homme, hein ? Sans magie, c’est ça ? murmura-t-il à l’oreille du prisonnier.

Killar se mit à genoux et supplia.

Durzo se recula et cracha à terre.

-Tu me dégoutes, lâche, tu as beau être jeune, tu es un homme et pourtant tu as moins de courage qu’un bébé homme-bête ! Chez moi, les lâches meurent…

-Mais chez moi, non ! Coupa Aystrae. Tu resteras en vie mais dans la honte !

-Tu es encore plus cruelle que moi, dit Durzo en souriant.

-Un lâche ne mérite pas le respect et les honneurs de la mort. Répondit-elle implacable.

Des lueurs vacillantes apparurent dans les ténèbres de la forêt. Des « Hohé » résonnèrent bruyamment.

-Ce doit être ton village, fit Aystrae fixant Killar, puis se retournant sur Durzo, Que faisons-nous ? Je te préviens, je ne tuerais pas ces villageois !

L!s@nd3r " chapitre VI "



Durzo alluma un feu et se mit face à ce dernier, Aystrae dans son champ de vision et non loin d'elle la seule entrée de la tour.

« Parfait, enfin un peu de temps pour moi ! »

Durzo vida le contenu de l'une de ses fioles avant de repenser au bon vieux temps. Il se remémora la tour des mages, son apprentissage, ses amis, les heures passées à étudier de vieux livres poussiéreux et enfin le jour où il prit la fuite du cercle des mages. Il se souvint du jour où il arriva dans la tour, il n'avait jamais vue un édifice aussi grand. Les salles étaient immenses, les plafonds devaient faire dans les 20 mètres de haut, les murs étaient remplis de fresques illustrant d'anciennes batailles épiques. D'autres racontaient l'histoire de la tour, avec ses crises, mais aussi les moments de joies.

Mais l'Avalonien désenchanta rapidement. Les apprentis mages étudiaient sous l'œil des Inquisiteurs, la moindre erreur était réprimandée dans la violence. Tout ça a bien changé le jour de son évasion.

A cette pensée un sourire sadique se dessina sur le visage du mage.

Une semaine avant son évasion Durzo avait trouvé un livre traitant des démons. Il décida avec Morrigan, une de ses amis dans la tour, d'utiliser la magie que contenait ce livre contre les inquisiteurs. Ils s'organisèrent pour créer le soulèvement des mages. Ils y arrivèrent facilement. Ils manipulèrent l'esprit d'un des inquisiteurs, lui envoyant chaque nuit des visions de cauchemar où ce dernier assistait impuissant à la domination de sa vie par des mages. Et un jour cet inquisiteur devint fou, il tua une partie des apprentis durant leur sommeil.
Ce fut à ce moment que Durzo saisit sa chance. Il monta les mages contre leurs « maîtres » inquisiteurs et une bataille éclata dans le cercle. Finalement les mages furent repoussés jusque dans les catacombes de la tour. C'est dans ces catacombes que Durzo devint ce qu'il est actuellement.

Alors que le mage s'amusait avec sa magie contrôlant les flammes du feu de camp en pensant à son passé un bruit se fit entendre non loin de l'entrée de la tour.

Durzo sorti discrètement de la tour pour vérifier s'il n'y avait pas de danger à l'extérieur. Il ne vit rien mis à part quelques rongeurs fuyant face à lui. A peine posa-t-il ses fesses devant son feu que quelqu'un lui glissa une dague sous la gorge.

Au son de la voix Durzo comprit qu'un gamin était dans son dos.

-Donne-moi ton équipement et vite !

Durzo eut bien du mal à ne pas éclater de rire, mais comme il tenait à ses testicules il évita de faire du bruit et donc de réveiller Aystrae. Le voleur devait avoir dans les dix-sept ans... Et quelle insolence dans sa voix ! Durzo se concentra pour parler en faisant le moins de bruit possible.

-Bon écoute gamin, tu as face à toi un mage Avalonien... Je pourrai faire exploser ton crane d'un mouvement du petit doigt ou bien te faire sombrer dans la folie d'un simple regard. Alors, voilà ce que je te propose, tu dégages cette lame de ma gorge et tu peux partir en vie, ou bien tu te sens des envies suicidaires et dans ce cas-là je me ferais un plaisir de t'aider pour ton suicide....Après t'avoir disséqué...Alors, laquelle des deux options vas-tu prendre ?

-Silence, si tu fais quoi que ce soit je te tue et après je viole ta copine !

« Hooo le courageux... Tu vas voir mon coco »

Le mage se leva précipitamment. Le voleur poussa un cri d'effroi et enfonça le couteau dans les cotes de Durzo. Ce dernier hurla de rire en voyant la peur et l'incompréhension sur le visage du jeune homme. Il l'attrapa par la gorge et envoya le garçon de l'autre côté de la tour.

A peine eut il levé la tête que Durzo fut sur lui. Le voleur n'avait pas compris ce qui s'était passé et ne réalisa pas vraiment que le mage lui mit un coup de botte dans le crane.

-Bon alors gamin ? C'est tout ? Allez viens, tu m'as déjà mis un couteau dans les cotes, sort ta lame, combat moi !!

Le garçon se releva avec difficulté. Le coup l'ayant projeté au centre de la tour.

-Tu vas voir pauvre mage, je suis Killar ! Les gens tremblent en entendant mon nom ! Et puis bats toi comme un homme, cesse d'utiliser ta magie !

Durzo regarda ce gamin et retira son épée de sa ceinture et la posa avec respect prêt de lui. Il enleva même son armure et se présenta nu face à son « agresseur ».

Le garçon eut envie de vomir en découvrant les scarifications qui parcouraient le corps de son adversaire. De plus il ne parvenait pas à distinguer les contours de son corps mais seulement les traces bleus ou mauves qui changeaient constamment de couleur. Quant à son bras droit...

-Voilà, viens, attaque moi. Mais je te préviens tu n'as droit qu'à trois coups.

Killar chargea le mage. Ce dernier évita au dernier moment le coup d'épée qui aurait dû lui perforer le cœur. La deuxième attaque fut un coup de pied que Durzo arrêta avec sa main. Quant à la troisième ce fut un coup de genoux dans la dague que Durzo avait dans ses cotes.
Killar poussa un petit cri de joie en touchant le mage. Durzo se contenta de coller son poing dans le visage du voleur ce qui le fit tomber dans les pommes.

Satisfait de son travail, Durzo se retourna pour prendre son équipement quand il remarqua qu'Aystrae avait observé toute la scène du haut d'une poutre.

Kaïna : "chapitre V "



Elle se sentit très satisfaite de ce geste et ignora comme à son habitude les jurons de son « compagnon ». Ces derniers temps elle avait de plus en plus de mal à canaliser ses pulsions. Ce petit affrontement avait au moins eu l’avantage de calmer quelque peu sa nervosité. Depuis que l’oracle avait parlé, elle se sentait comme un animal en cage, elle piétinait d’impatience, ne pouvant calmer son esprit.

Maintenant qu’elle avait rencontré son « destin » elle ne se sentait guère mieux, mais sa présence semblait promettre quelques combats agréables !
Elle se sentait étrange, elle n’avait pas pour habitude de se salir les mains… Tuer cette bête à mains nues… rien qu’à le voir, elle frissonna. Pourtant l’adrénaline faisait encore tambouriner son cœur dans ses tempes. Elle se sentait désireuse, elle aurait voulu qu’ils soient encore plus nombreux, elle aurait arraché leur tête poilue de leur corps malingre, aurait planté ses mains dans leurs entrailles et aurait dévoré leur cœur … Elle frissonna de plus belle… Elle n’avait jamais ressenti ce genre d’excitation… Quelque chose semblait bouillir en elle.

Elle prenait toutes les précautions du monde pour essayer de cacher son état à Durzo… Apparemment, elle réussissait assez bien… Les ténèbres lui accordaient leurs faveurs et en avalant presque sa silhouette camouflait toute trace de sentiments de son visage.

Ils atteignirent les ruines sans encombre. Tous deux poussèrent un soupir. Durzo de déception, Aystrae de soulagement, apparemment son envie de sang s’était éteinte au contraire de l’envie de Durzo.

-Faisons des rondes, fit Aystrae d’une voix plate, je commence…

-Quoi ? se plaignit Durzo, mais s’il y a d’autres hommes-bêtes qui surgissent tu t’amuseras seule !

-Je te réveillerais, dit-elle nerveusement.

Elle avait hâte qu’il s’endorme… Elle ne se sentait qu’à moitié à l’aise depuis le combat, d’une part cela l’avait calmé, de l’autre elle avait été terrifiée par ses envies. Elle voulait réfléchir calmement.

Durzo s’appuya sur un pan qui ne tombait pas trop en ruine, il demeura debout… Quelques instants après, sa respiration devint régulière.

« Ca alors ! se dit-elle, il dort debout ! Raaaaaah, ce n’est pas le moment de t’étonner, se blâma-t-elle»

Elle remettait péniblement ses idées en place… Se remémorer ses précédentes batailles… Non elle n’avait jamais ressenti cela auparavant. Elle n’en comprenait pas les raisons et mit tout cela sur le compte de l’énervement et de la fatigue… bien qu’elle ne se sente absolument pas fatiguée.

Son tour de garde se passa sans encombres, elle entendait parfois le hurlement sinistre d’une femme-bête qui avait du découvrir le corps de son mâle.
« Le clan serait sans aucun doute dissout, se dit la jeune femme, les femelles se laisseront mourir de faim sans leurs males pour les nourrir, et leurs rejetons mourraient ou dévoreraient les chairs de leurs parents pour survivre… Quelle existence pitoyable ! Ces créatures ne sont pas dignes de vivre sur De’Enden… »

De’Enden… La plus belle partie du monde aux yeux d’Aystrae… Elle recelait des trésors inestimables… Des milliers de forêts la parcourraient, dont certaines recelant une telle magie qu’elles ne subissaient jamais les aléas des saisons… Même Serenitia ne pouvait faire tomber leurs feuilles ou empêcher l’éclosion de leurs bourgeons. Elle repensa au village et au villageois qui l’avaient recueillie et ne put empêcher ses lèvres d’esquisser un sourire.

C’est à ce moment que Durzo tapa sur son épaule.

Elle se rembrunit, se faire surprendre comme ça, comme une débutante ! Quelle honte !

L!s@nd3r "chapitre IV "



Durzo s'arrêta et regarda Aystrae. « Impressionnant ! Elle peut courir presque aussi vite que moi en portant ce pavois et ce marteau...Décidément c'est bien la bonne personne. » Durzo se rapprocha d'elle.

-Comme je l'ai dit je suis Durzo. Je viens d'Avalon où j'ai...Disons que j'ai eu quelques petits problèmes avec la tour des mages, je suis ce que l'on nomme dans mon pays un apostat, un mage recherché par les Inquisiteurs... Mais mon histoire n'est pas ce qui est le plus important pour le moment...

Durzo s'installa sur une souche d'arbre, il prit une fiole dans une des poches intérieures de son manteau et vida son contenu.

-Si je suis ici c'est à cause des visions que j'ai eu il y a peu. Je sais que tu attendais quelqu'un, pas de chance ce quelqu'un c'est moi. Je ne sais pas ce que nous devons détruire ou sauver, ce que je sais en revanche c'est que je dois t'accompagner jusqu'au nord de Nosgoth dans le village d'Innsmouth. Après mon rôle dans cette histoire sera fini. Satisfaite ?

Aystrae eut un long soupir de déception. Mais bon, c'est déjà mieux que rien se dit-elle.

-Bon c'est pas que ça me remplisse de joie, mais quand il faut y aller...En route vers le nord.

Ils prirent donc la route vers le nord.

-Dis ça t'arrive de parler ?

Aystrae ne prit même pas la peine de regarder Durzo.

-Oui... Quand c'est pour dire des choses intéressantes.

-Wai donc tu ne parles jamais quoi. Dit-il avec un léger sourire.

Aystrae n'eut pas le temps d'envoyer son genou dans les valseuses de Durzo. Un homme bête s'était placé devant eux, puis un autre se mit derrière eux. Finalement ils se retrouvèrent entourés d'une quinzaine de ces créatures. L'une d'elles, leur chef apparemment, se plaça sur une grosse pierre et hurla. Durzo et Aystrae eurent à peine le temps de se placer dos à dos avant que les créatures ne soient sur eux. Durzo stoppa avec son épée un coup de hache destiné à son buste, puis il envoya un trait de glace qui transperça son adversaire. Aystrae quant à elle faisait face à deux de ces créatures. Elle bloqua l'attaque de la première avec son bouclier puis asséna un coup de marteau dans le torse de la seconde qui tomba à genoux, le souffle coupé et quelques cotes cassées. Durzo chargea ses ennemis il utilisait son arme pour contrer les attaques des hommes-bêtes et contre-attaquait avec ses sorts. Aystrae écrasa le crane de la créature qui était restée à genoux devant elle. Durzo contra, envoya une vague d'énergie vers un groupe d'ennemis qui tombèrent à la renverse. Aystrae en avait fini avec ses ennemis, elle venait d'exploser les pattes d'un de ses monstres et tourna son attention vers Durzo, ce dernier hurlait de rire en arrachant le cœur d'un de ses ennemis avec son bras droit, puis il continua son massacre dans les troupes ennemies. Durzo tua le dernier des hommes bêtes et retourna vers Aystrae, cette dernière avait engagé le combat avec le chef ennemi. La créature était presque aussi grande que Durzo, elle portait une armure faite de cote de maille et de plaques métalliques. Aystrae chargea le monstre. Son marteau rencontra l'imposante hache de l'homme-bête.

Ce dernier mis un coup de sabot dans le bouclier d'Aystrae qui ne broncha pas. Cette dernière fit un bon en arrière avant de charger la chose qu'elle avait face à elle. La créature esquiva le coup de marteau mais fut percutée de plein fouet par le bouclier d'Aystrae qui s'en débarrassa avant de se jeter sur cette engeance qui rampait sur le sol. Aystrae lui claqua la tête plusieurs fois sur le sol avant de l'étrangler à mains nues. Une fois la créature morte Durzo descendit la pente avec
un large sourire de satisfaction sur les lèvres.

-Bon maintenant que tout est fini je propose que l'on avance encore un peu, non loin il y a les
ruines d'un donjon. On passe la nuit là et on reprend la marche demain ok ?

-Ok pas de problème mais avant il faut que je termine quelque chose.

Aystrae se dirigea vers Durzo et lui asséna un coup dans ses parties génitales

-Voilà maintenant en avant toute !

Kaïna : "chapitre III "




Aystrae n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles ! Ça faisait un bon petit moment qu’elle entendait du bruit aux abords de la cité mais elle n’y avait pas prêté attention.
Après tout, s’était-elle dit, je n’ai pas eu une entrée très glorieuse non plus…
Le bruit s’était peu à peu rapproché, elle avait même saisi quelques éclats de voix puissante, ils parlaient d’argent, aucun intérêt pour elle…

Le fracas soudain qui se fit entendre dans l’auberge l’avait tout juste fait ouvrir l’œil … Mais lorsqu’elle vit cet « homme » pénétrer dans sa chambre, son sang n’avait fait qu’un tour, elle avait violemment lancé son marteau contre lui. Il l’avait évité ! Elle bouillait de rage, ELLE, RATER UNE PROIE SI FACILE

Et il osait lui donner des ordres

Suite à ses insultes sans réponses, elle s’apprêtait à lui assener un nouveau coup de marteau qui, c’est sur, ne raterait pas sa cible cette fois ! Mais lorsqu’elle vit les mains de l’homme s’enflammer, elle retint sa respiration et admira le résultat…

«Un mage…»

Elle sauta lestement par la fenêtre et attendit quelques instants.

Vraiment, … Elle avait du mal à y croire, il se présentait, tout guilleret…Alors que l’on pouvait encore entendre les cris de douleurs des mercenaires et sentir l’odeur nauséabonde de leurs chairs brulées…

Elle ne dit pas un mot face à une présentation si … surréaliste… Son esprit était en effervescence mais elle ne voulait pas le laisser paraître…
« Un mage… Un mage Avalonien qui plus est… »
Cet homme était vraiment grand… Même pour un Avalonien… Elle se sentait gênée, elle qui avait pourtant combattu des géants… Se retrouver face à cet homme à qui elle n’arrivait même pas à l’épaule… Elle enrageait.
« Un mage ! Un mage Avalonien ! Et en plus il mesure bien deux têtes de plus que moi ! Et il a osé m’ordonner ! »Pestait-elle dans sa tête «  Mais quand même … Un mage de guerre » pensa-t-elle plus calmement avec une pointe de respect.
Cette petite discussion mentale n’avait duré qu’un millième de seconde.
-Je me nomme Trayshar Aystrae IIIème du nom … dit-elle d’un ton impérieux, Et je te prierais de ne plus me donner d’ordre… A moins que ta virilité et ta fierté d’Avalonien ne te tiennent si peu à cœur ?
-Va quand même falloir bouger là… dit-il sur le même ton que la jeune femme, A moins que ta tête et ta virginité ne te tiennent si peu à cœur ?
Elle enrageait, elle serra ses mains sur le pommeau de son marteau de guerre puis saisit son pavois serti. Qu’avait-il donc tous à la traiter comme une pucelle effarouchée ?! Elle avait surement vu plus de batailles qu’eux ! Enfin c’est ce qu’elle pensait…
-Qu’est-ce-que tu fais avec ça ?! T’vas jamais savoir courir avec un harnachement pareil !
-Ah oui tu crois ? Admire, mage !
Elle s’élança au travers de la brume fraîche de la nuit et disparut presque dans les ténèbres. Seuls ses cheveux d’argent étincelaient à la lueur de la lune …
Elle se sentait libre, elle naviguait entre les courants d’airs comme un oiseau… Elle aurait pu s’envoler, ses pieds effleuraient à peine le sol. Elle savait courir, elle avait toujours su, avec ou sans équipement…
Elle était libre…
Un bruissement non loin lui fit tourner la tête, Durzo courrait joyeusement  à ses côtés…
-Belle nuit pour courir, non ? dit-il en riant
Elle soupira et l’ignora.
« Au moins, il court vite… » Pensa-t-elle.
Elle enrageait, car soit c’était lui l’homme mystérieux décrit par l’oracle, soit elle n’avait plus aucune chance de le rencontrer… Quoiqu’il en soit aucun des deux choix ne lui paraissait agréable…
« Un Avalonien… » Elle essaya de se remémorer les histoires qu’elle avait entendu sur eux… Des fadaises pour beaucoup, elle n’en doutait pas… Déjà ce… Durzo … mesurait moins de quinze pieds, elle en était convaincue. Par contre leur puissance, leur essence magique ne semblaient faire aucun doute…
« Enfin qu’importe, tant que je ne saurai pas pourquoi il est là,… je n’aurai aucune raison de me poser des questions sur sa vie, son origine ou quoique ce soit d’autre »
Le temps de toutes ces réflexions, ils s étaient déjà enfoncés loin dans la forêt.
Aussi elle s’arrêta prestement. S’appuya sur son marteau d’une main, et cala son bouclier serré contre son corps fermement retenu par sa seconde main. Ainsi, son attitude ne dévoilait ni vraiment l’hostilité ou la défense, ni la nonchalance qu’on accorde aux personnes de confiance.
Durzo s’arrêta à quelques mètres d’elle puis revint tranquillement sur ses pas…
Il ne montrait pas le moindre signe d’épuisement. Sa peau était pâle comme les premières neiges de Serenitia… La saison la plus glaciale du pays… Ses yeux noirs brillaient, il semblait encore sous le coup de l’excitation passagère qu’il avait ressentie lors de « la mise à feu » des mercenaires.
Durant quelques instants à peine, Aystrae avait ressenti une sorte de malaise… Elle reprit très vite tout son aplomb et d’une voix d’outre-tombe elle murmura… 
-Alors, mage… Qui es-tu et pourquoi as-tu fui vers ma chambre ?

L!s@nd3r "chapitre II "



Durzo eut un soupir de soulagement quand il arriva à l'entrée de la ville. Après trois jours de marche, il était plaisant de voir autre chose que des gobelins et autres hommes-bêtes. Il avait attaché ses longs cheveux en une tresse et sa barbe de trois jours commençait à ne plus le déranger. Il vérifia les attaches de son armure de cuir, de son épée et celles des plaques qu'il avait trouvées pour protéger son bras droit. Il n'avait encore jamais vue de ville humaine, mais le plus étrange était la taille des habitants, en effet le plus grand d'entre eux devait lui arriver sous le menton...Mais bon cela n'est pas un problème quand on a la peau très pale, des yeux noirs et des scarifications allant de la couleur bleue au mauve sur tout le corps.

Il se dirigea vers un homme pour lui demander où trouver l'auberge quand une voix se fit entendre.

-Mais c'est ce bon vieux Durzo !! Venez les mecs on va enfin être payés pour nos services.

Durzo tourna lentement la tête pour voir venir Acaelus et 15 autres hommes se dirigeant vers lui.

« Et merde ... »

-Bon Messieurs ce brave garçon nous doit de l'argent... Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Les 15 hommes sortirent leurs armes de leurs fourreaux et chargèrent Durzo. Ce dernier prit son arme. C'était une épée barbelée faite à base d'un métal qui, une fois forgé, était d'un noir profond, mais le plus impressionnant restait les éclairs qui apparaissaient de temps en temps sur la surface de la lame.

Durzo eut à peine le temps d'envoyer un couteau sur le premier de ses assaillants avant que les 14 autres furent sur lui. Certes ils n'étaient pas de bons combattants, mais le poids du nombre jouait en leur faveur. Rapidement Durzo désengagea le combat et prit la fuite à travers la ville.

Acaelus n'allait pas le lâcher de si tôt...

-Reviens petit con, on veut juste discuter !!!

-Bah alors attendez-moi là !! Je vais chercher l'argent chez moi et je reviens !! C'est promis !!

-Il ne marchera pas deux fois ce petit coup là !!!

Cela faisait 5 bonnes minutes qu'ils courraient dans les rues sinueuses de la ville. Au coin d'une
rue Durzo tomba nez à nez avec une patrouille de garde.

« Sauvé !! »

-Gardes ! Aidez-moi ! Il y a 15 mercenaires qui veulent ma peau !!!

Derrière une voix se fit entendre:

-Durzo revient !!

-NAN !!

Durzo envoya une boule de feu vers ses opposants. Au même moment l'un des gardes sonna dans un cor pendant que ses compagnons sortaient leurs armes de leurs fourreaux. L'un des gardes hurla:

-Y A UN MAGE AVALONIEN EN VILLE !!!!

Durzo se remit immédiatement à courir à travers les sombres rues de la ville. Finalement il se souvint du nom de l'auberge « Chez Jo » comment avait-il pu oublier un nom pareil... Il prit à droite et, par chance, arriva directement à destination. Il entra en fracassant la porte d'un coup de pied... Ce qui ne fut pas du goût du tavernier.

-Non mais ça va pas ?! Z'êtes malade ou quoi ?!

-Où est la fille avec le marteau ?!

Au loin on pouvait entendre les voix des gardes et celle d'Acaelus qui « motivait » ses hommes. Ils semblaient avoir eu du mal à le suivre, mais le temps n'était plus à la finesse. Durzo invoqua une décharge électrique qu'il utilisa pour faire peur au barman. Tout à coup un des gardes entra.

-Il est dans l'auberge !!

La décharge que Durzo réservait pour le barman fut envoyée sur le garde. Ce dernier hurla, du sang coulant de ses oreilles et de son nez, puis il tomba lourdement sur le sol, le corps parcouru de convulsions. Durzo attrapa le barman et lui cloua un couteau dans la main.

-La chambre putain !!!

Le barman montra de sa main valide le numéro de ladite chambre. Durzo prit la direction des escaliers quand Acaelus et ses hommes pénétrèrent dans le bar. Par chance la chambre était au bout du couloir et elle n'était pas fermée. Au moment où il ouvrit la porte Durzo eu à peine le temps d'esquiver un coup de marteau destiné à sa tempe gauche pour voir une jeune femme.

-Ha bah tu tombes bien toi ! Prends tes affaires et passe par la fenêtre... Tout de suite !

Durzo ne prêta même pas attention aux injures de la femme. Il était prêt à envoyer une vague de flammes qui brûlerait toute personne passant dans ce couloir et juste à ce moment-là Acaelus apparut.

-Haaa enfin je te ... Merde !!

Durzo envoya la vague de flamme qui percuta les mercenaires de plein fouet. Ils tombèrent tous sur le sol en se tordant de douleur, tentant de stopper le feu en se roulant sur le sol. Durzo satisfait de son œuvre passa par la fenêtre et tomba nez à nez avec la fille

-Bonsoir mademoiselle, je suis Durzo, mage de guerre Avalonien.

Kaïna : "chapitre I "



-Ose répéter ce que tu viens de dire, fumier !

Une chaise explosa littéralement contre le mur de l’auberge. Une dague siffla à l’oreille du tavernier.

-Ohla, alors quoi ? C’est qu’elle se prend pour une guerrière la gamine ! Hua un vieux mercenaire à moitié ivre, Ou te crois-tu donc la pucelle ?!

-Gamine ?! Pucelle ?! Enragea sa jeune interlocutrice, tu vas voir ce qu’elle va te faire la pucelle ! Explosa-t-elle tout en lui envoyant un coup majestueux dans les valseuses.

Bien que tout en muscle …et imbibé de bière…Le mercenaire s’effondra. Les quelques hommes attablés se levèrent. Mais le marteau immense que leur présenta « la pucelle » les fit se rasseoir encore plus vite qu’ils ne s’étaient levés. Il faut dire que cette arme était plus qu’impressionnante, un mélange entre un marteau de guerre de géant et la délicatesse des sculptures elfiques mais aussi solide qu’une arme naine. La demoiselle reposa sa lourde arme au sol, à ses côtés reposait un bouclier presque aussi grand qu’elle… Ah, n’imaginez pas qu’elle était géante, au contraire elle était même plutôt petite et menue, elle portait une armure de cuir noire cernée d’argent qui lui donnait un air à peine plus imposant qu’un adolescent tout juste pubère. Qui plus est elle avait la beauté d’un ange,… D’une succube peut-être même … De longs cheveux d’argent coulaient sur sa nuque et ses épaules, juste retenus par un fil de soie noire. Ses yeux étaient semblables à une nuit sans lune, noire d’encre mais brillant d’une mystérieuse lueur.

-Tavernier ! Sers-moi donc à boire ! Ta bière est bien meilleure que l’eau du torrent ! Hurla-t-elle une fois bien assise.

« Est-il possible, que – pour une fois- je puisse enfin boire une bière à mon aise ? » Pensa-t-elle en laissant son regard balayer la salle. « Quel bande de rustre…Ils ne savent vraiment pas à qui ils ont à faire… Mais comment ose-t-il me parler comme cela, à moi, Trayshar Aystrae ! Ne connaissent-ils point mon nom dans cette stupide bourgade ! »

« Enfin, enfin, » se dit-elle à mi-voix « Que puis-je y faire ? Après tout, je ne suis pas venu pour qu’eux me reconnaissent… »

Pas un seul des hommes présent ne lui fit grand effet ce soir là… Pochtrons mercenaires, soldats pervertis, et quelques adolescents…Enfants même, se prenant pour des prostitués bas prix…
Que lui était-il donc venu en tête hier soir ? Quelle idée d’être venue ici… Encore portée par les ragots, les légendes et cette stupide prophétie… Rien qu’en voyant l’état de ce pitoyable village elle aurait dû se douter que ce qu’elle cherchait n’y serait pas…Stupide oracle !

-Stupide ville humaine ! Pesta-t-elle, Je n’arrive pas à croire que le destin m’ait poussé par ici… Par El Solen, je n’y crois plus…

-Et bien, mam’zelle, ça va pas ?

-Et bien tavernier, j’attends ici mon destin, je l’ai vu dans l’oracle, paraît-il que je dois rencontrer le destin, ici, y croyez-vous ?!

-‘Savez mam’zelle, moi, le destin et les dieux, j’sais pas ce qu’il faut en faire !

Elle l’ignora et avala sa bière d’une traite… « Au moins se, dit-elle, la bière est bonne… »

Mais bon … La réponse de ce tavernier ne fit que confirmer ses pensées… Ce n’est certainement pas par ici que les dieux réalisent leurs desseins…Elle fût soulagée lorsqu’elle se remémora les paroles de l’oracle…Il lui avait uniquement parlé d’une aide de camp, d’un camarade, enfin quelqu’un qui l’aiderait à se battre…

« M’aider à me battre… Comme si j’avais besoin de l’aide d’un stupide humain… aaaaah, pensa-t-elle en soupirant, si seulement ça pouvait être autre chose qu’un humain… »

Elle devrait rencontrer « monsieur le destin » sous peu… Elle monta se coucher et fermant les yeux elle resta alerte pour saisir le moindre bruit suspect.

Elle ne dormirait pas…

Introduction.


On dit qu’il existe des quêtes impossibles.


On dit que la mort rôde à chaque recoin des chemins.


On dit qu’il existe des démons qui se cachent dans le cœur sombre des hommes et que nul ne peut abattre.


On dit que le monde est peuplé des créatures les plus horribles qui soit donné de voir, et que seul une poignée d’hommes peut se frotter à eux …




Mais... Qu'est-ce-que "l'histoire sans nom" =0

Et bien, ce n'est pas très compliqué L!s@nd3r et moi même avons décidé d'écrire une histoire ensemble ^^

L'idée c'est de faire entre 1,5 et 3 pages de textes word chacun notre tour !

Et voilà les conditions
:
1. Évidemment, faire nos pages chacun notre tour ! On n'en tape pas dix en disant "oops je t'ai oublié"
2. Créer notre personnage, pas de copier/coller de personnages déjà existant.
3. Bien lire afin de bien cerner le caractère de l'autre. ( demander en cas de doute )
4. Pas avancer tout seul dans l'histoire, on discute pas mal.
5. Et surtout, la plus importante... S'éclater x)




Les articles fonctionneront comme ceci :" Nom de l'auteur: "chapitre X" "

Les chapitres ne sont pas de "vrais chapitres" car nous ne les avons pas encore définis mais ce sera plus pratique pour vous y retrouver ^^


Et les liens youtube c'est fait pour écouter en même temps XD (même si vous êtes pas obligé)
(Et que c'est pas toujours approprié...)


Et évidement ce n'est pas libre de droit =_=

Kaïna Kanameï