lundi 24 mai 2010
Kaïna : "chapitre VII "
-Tu joues avec les enfants, maintenant ? Quel mage attentionné, railla-t-elle, Est-il mort ?
-Non, il fait juste une sieste, à cet âge là, ça bouge beaucoup et ça a besoin de ses heures de sommeil… répondit-il guilleret.
Elle sauta de la poutre d’un geste souple et précis et atterrit aux côtés du jeune garçon. Elle le releva brusquement et lui mit deux paires de claques afin de le réveiller. Il rouvrit les yeux et sursauta.
-Premièrement ! Je ne suis pas sa « copine », fit-elle durement en lui assénant une nouvelle claque, Deuxièmement ! Je t’interdis de poser un seul de tes doigts ou même de tes regards sur mon corps, poursuivit-elle en lui envoyant son pied dans le ventre, Troisièmement, tu pourras te « vanter » de violer une femme seulement si tu te remets de …ceci
Elle lui envoya un nouveau coup mais dans l’entre-jambe puis marqua une pause. Le jeune homme devint rouge écarlate et suffoqua presque.
-Ah, oui, reprit-elle, quand tu auras passé la puberté aussi, dernière chose, ne t’attaque plus jamais à quelqu’un comme nous alors que même les paysannes ne tremblent pas en entendant ton nom.
Durzo qui s’était rapproché, se tenait les côtes tant il riait…
-Et moi qui pensais que t’allais te plaindre que j’avais frappé un gosse, explosa-t-il en riant de plus belle.
L’adolescent tremblant de peur bégaya…
-Je…Je…Je suis…
-Wai, wai, wai, soupira Durzo, On sait, Killar le grand assassin, le tueur de monstres sangui-naires,…blablabla
Il fit un sourire sadique.
-Et on en fait quoi du marmot ? On le tue ou on le laisse fuir ?
Killar se mit à trembler encore plus fort, il était à deux doigts de s’évanouir à nouveau.
-On ne peut pas le tuer, du moins pas sans savoir pourquoi il a essayé de nous faire la peau ! Mais je suis contre le fait de le laisser s’échapper… Fit Aystrae d’un air mi-grave, mi-moqueur.
Elle saisit le jeune homme, le remit sur pied. Il tremblait si fort qu’il n’arrivait même plus à se débattre. Aytsrae le posa « délicatement » contre le mur. Elle regarda autour d’elle…
-Ah ! Tout juste ce que je recherchais, s’exclama-t-elle joyeusement, des Araliacées Naja !
Elle saisit une espèce de lierre accroché au mur. Elle lâcha Killar qui, remit du choc, essaya de s’enfuir. Elle l’attrapa d’une main et l’entoura avec les Naja. Les lierres se resserèrent brusquement autour du garçon, qui hurla de douleur.
-Oh allez, ça fait pas si mal… soupira Aystrae. Tu connais ça, Durzo ? Tu les avais vus ?
-Euh… Je me souviens pas avoir vu ça un jour !
-C’est une plante typique de De’Enden ! Les Araliacées Naja, ou lierres-serpents, se resserrent instinctivement autour de leurs proies afin de l’étouffer !
A ces mots le jeune homme hurla de toutes ses forces.
-Mais… reprit Aystrae en ignorant les hurlements du gamin, elles sont incapables de tuer un humain. Par contre, elles font des pièges naturels absolument parfaits ! Ah, sur un… homme comme lui, fit-elle ironiquement, elle donne l’impression d’être transpercé de milles épines ! Un petit poison…
Soudainement, un morceau de la plante se décrocha et … s’enfuit en ondulant.
-Mais ce n’est pas très patient, ajouta-t-elle joyeusement.
Killar, sanglotait bruyamment, mais se calmait peu-à-peu comprenant qu’il était otage mais qu’il ne mourrait sûrement pas.
-Comme quoi ça t’arrive vraiment de parler…s’exclama Durzo
-Et bien oui, puisque le sujet est intéressant …
C’est vrai qu’elle aurait pu parler d’autre chose, comme du bras droit si surprenant de Durzo mais elle ne s’intéressait pas suffisamment à lui pour en discuter.
Aystrae jouait avec un Naja, le faisant se serrer et se desserrer, les feuilles crochues s’enfonçaient dans sa peau et la transperçaenit mais elle ne semblait ressentir aucune douleur.
Les voyant discuter et sentant sa mort s’éloigner à grands pas, Killar reprit confiance en lui.
Il joua d’abord la carte de la menace…
-Mon père viendra, les guerriers de tout le village viendront…Proférait-il
Mais à peine eut-il commencé son discours que Durzo éclata à nouveau d’un rire sonore et cruel.
-Il en redemande là, non ? fit-il à Aystrae
Il s’approcha du jeune homme, bombant le torse, il agrippa son arme…
-Comme un homme, hein ? Sans magie, c’est ça ? murmura-t-il à l’oreille du prisonnier.
Killar se mit à genoux et supplia.
Durzo se recula et cracha à terre.
-Tu me dégoutes, lâche, tu as beau être jeune, tu es un homme et pourtant tu as moins de courage qu’un bébé homme-bête ! Chez moi, les lâches meurent…
-Mais chez moi, non ! Coupa Aystrae. Tu resteras en vie mais dans la honte !
-Tu es encore plus cruelle que moi, dit Durzo en souriant.
-Un lâche ne mérite pas le respect et les honneurs de la mort. Répondit-elle implacable.
Des lueurs vacillantes apparurent dans les ténèbres de la forêt. Des « Hohé » résonnèrent bruyamment.
-Ce doit être ton village, fit Aystrae fixant Killar, puis se retournant sur Durzo, Que faisons-nous ? Je te préviens, je ne tuerais pas ces villageois !
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