jeudi 24 juin 2010
L!s@nd3r "Chapitre XVI"
La seule réponse qu'obtint Durzo fut le grognement agacé d'Aystrae.
-Bon aller on y va ! Dit-il en se levant. Il nous reste encore pas mal de chemin à faire !
Le mage tendit sa main vers Aystrae pour aider cette dernière à se relever...main qu'elle ignora totalement en se relevant.
Ils se remirent donc en route vers le nord. Ils traversèrent une forêt de pins et firent une pause dans une clairière non loin d'un cours d'eau. Aystrae en profita pour s'allonger et se reposer quelques instants. Durzo, après avoir été vérifié les alentours du camp, s'approcha d'elle.
-Bon, aller, entrainement !! Dit-il en jetant son manteau sur une pierre. Aller, réveille toi, tu vas apprendre à contrôler ta magie. Dit-il de manière sympathique.
-Encore une fois, je ne suis pas mage! Et je n'ai nullement besoin de cours de magie. Fit-elle froidement.
-Tu dis cela car tu ne sais pas contrôlée ta magie ! Dit le mage en rigolant. Assis toi là, je vais t'expliquer, dit-il en désignant une souche d'arbre.
-Mais tu le fais exprès ou quoi ?! Je t'ai dit que je n'ai pas besoin de tes cours de magie !!
-Ha wai ? Et hier c'était quoi ? Dit Durzo sur le ton de l'ironie. Ecoute, tu dois apprendre à contrôler ton potentiel magique. Je sais que ça te ronge, tu ne supportes pas de ne pas comprendre cette puissance, tu détestes cela et tu es trop fière pour vouloir de l'aide, mais cette fierté risque de tuer des personnes innocentes à cause de ton manque de contrôle sur la magie !! Alors, écoute-moi et comme ça tu contrôleras ton pouvoir.
Aystrae devint rouge, Durzo sourit et lui demanda de s'asseoir sur la pierre en face de lui.
-La magie n'obéit pas à une loi précise, même moi qui ai subi l'entrainement des mages dans mon pays je ne la comprends pas vraiment. Les seules choses dont nous sommes certains c'est que notre magie vient d'un monde parallèle qui transforme nos émotions bonnes ou mauvaises en entités bonnes, ou non. L'idée c'est que tu dois te concentrer sur l'effet que tu veux donner à ton sort. Les phrases à répéter avant de lancer un sort, c'est de la merde, elles servent juste à faire en sorte que tu sois pleinement concentré sur ton sort... Ho et puis merde, c'est plus amusant la pratique !!
Durzo pointa du doigt un gros rocher non loin.
-Soulève ce rocher. Concentre-toi et imagine-le flottant dans les airs.
Aystrae essaya une dizaine de fois avant que le rocher ne bouge. La première fois il ne fit que trembler puis il se leva à quelques centimètres du sol et enfin il lévita à hauteur de Durzo. Le mage remarqua la joie sur le visage d'Aystrae quand elle arriva à soulever cette pierre.
-Voilà, comme quoi c'est pas compliqué et c'est plutôt marrant non ? Dit le mage en rigolant.
-Oui, c'est amusant, en effet. Et maintenant, je fais quoi avec ce caillou ?
-Tu l'envoi un peu plus loin.
D'un rapide mouvement de la main Aystrae envoya le caillou vers la position de Durzo. Ce dernier évita le rocher facilement.
-Ha wai, tu veux te la jouer comme ça ? Dit le mage en remarquant le sourire sur le visage d'Aystrae. Très bien !!! Essaye d'attraper ceux là !!
Cinq rochers sortirent du sol derrière Durzo qui les envoya un par un vers Aystrae. Cette dernière en évita trois et en renvoya un à coup de marteau.
-Essaye de l'arrêter avec la magie celui là ! Hurla le mage en envoyant le dernier rocher avec toute sa force magique.
Aystrae place ses mains devant elle et le rocher s'arrêta à quelques centimètres de sa main. Elle le renvoya vers Durzo
-Et toi, essaye de l'arrêter sans magie ! Dit-elle en rigolant.
Le mage, en voyant le rocher lui foncer dessus hurla de rage et envoya son crane à la rencontre du rocher qui se brisa sous la puissance du choc.
-Satisfaite ? Dit-il avec son rire habituel.
Les deux hurlèrent de rire durant cinq bonnes minutes.
-Bon, passons à la boule de feu ! Même technique que pour le rocher, mais cette fois imagine les flammes sortant de ta main.
Il ne fallut à Aystrae qu'une dizaine de minutes pour qu'une flammèche apparaisse dans sa main. Durzo était vraiment impressionné, même lui qui avait des affinités avec la magie n'avait pas été aussi rapide dans son apprentissage. Il fut tiré de ses pensées par la voix d'Aystrae.
-Heu Durzo c'est normal ça ? Dit-elle en pointant du doigt la boule de feux qu'y devaient faire faire un bon mètre de diamètre. Je ne vais pas savoir la faire tenir dans les airs longtemps.
-Envois là dans le ciel, vite !!
Aystrae tendit son bras vers le ciel et envoya la boule de feux dans les nuages, quelques secondes après une explosion se fit entendre. Un zeppelin Gobelin tombait du ciel, ses réacteurs en feux, on pouvait voir plusieurs de ces créatures sauté de l'appareil en flammes avec des toiles grandes ouvertes pour ralentir leurs chutes... Ce qui marcha plus ou moins bien... En fait ce fut un véritable fiasco, le zeppelin alla s'exposer sur une montagne plusieurs kilomètres plus loin.
Aystrae se retourna vers Durzo. Ce dernier avait les bras croisés et sur son visage on pouvait y lire un regard sévère et un semblant de sérieux qui n'était vraiment pas crédible vue le sourire idiot qu'il avait sur les lèvres.
Ils éclatèrent de rire pour la seconde fois aujourd'hui.
Alors que le jour cédait la place à la nuit Durzo en profita pour allumer un feu. Il regarda Aystrae, elle était fatiguée, mais cette crise de fous rire semblait lui avoir fait du bien. Les deux compères discutèrent durant une bonne partie de la soirée.
-Bon un peu de musique !
Le mage prit sa guitare et se plaça sur une des pierres avec lesquelles Aystrae s'était entraînée tout à l'heure.
Le mage chantait en mélangeant la langue Humaine et la langue Avalonienne. Aystrae fut surprise par la douceur de cette langue qu'elle n'avait jamais entendue.
Ce fut à la fin de sa musique que Durzo remarqua qu'Aystrae s'était endormie.
Le lendemain ils reprirent la route de bonne humeur vers le nord. Ils arrivèrent dans une contré enneigée la végétation s'était appauvrie, ils avancèrent dans un bosquet quand une voix tentant d'être autoritaire ce fit entendre.
-Silence dans les rangs sinon je ferais savoir à mon père qu'il a une armée de poltrons !!!
Durzo et Aystrae passèrent leur tête de l'autre côté du buisson et éclatèrent de rire en voyant qui commandait les soldats et comment il était vêtu.
mardi 15 juin 2010
Kaïna : "chapitre XV"
-Imbécile, marmonna Aystrae, crétin, abruti, espèce d’akilsiz, pauvre con ! Rah … Mais, franchement ! Pauvre con ! Je n’ai pas le sens de l’orientation ou je ne sais pas ce qu’il y a eu ! Va falloir que tu trouves une explication ! Crétin !
Durzo malgré tout ce qu’il avait subit, émit un petit rire.
Aystrae aurait dut être téléporté à peine à trois kilomètres du vieux temple, mais elle avait mis des heures et des heures à arrivé jusque là.
-En tout premier lieu, s’énerva Aystrae, la téléportation c’est loin, très loin d’être à mon goût !
Elle avait effectivement ressentit un choc très étrange lorsque la magie l’avait frappée.
Durzo ne s’éveillait pas.
-Hey ! Hurla Aystrae ! Je te jure, si tu meurs, je te buterais avant !
La vérité était qu’Aystrae était complètement paniqué. Tout d’abord, en rage de s’être vu ainsi expulsée du champ de bataille, Aystrae s’était sentie devenir sereine sans pouvoir se contrôler. Ensuite elle avait ressentie une sorte de chaleur intense dans l’entièreté de ses membres. Son sang semblait bouillir, elle eut l’impression que son regard s’ouvrait, que ses yeux voyaient enfin réellement.
Elle avait été téléportée dans un endroit calme, tout semblait lumineux, la nature envahissait les lieux.
Un éclair apparu soudainement et la percuta.
Elle fut transportée dans un endroit sombre, quelques arbres parsemés de-ci de-là émettaient une faible lueur. Elle s’était laissé guider un instant, des heures plutôt, par la lumière de la nature, mais une ombre grandissait dans son dos… Elle ressentit une vive douleur dans la poitrine, elle se retour-na. Ses pas la guidèrent vers les ténèbres et elle fut emmenée là où gisait Durzo.
Elle voyait tout autour des lui des ténèbres entourées pourtant d’un faible éclat doré.
-Tu sais, murmurait-elle à présent, je ne pense pas que la terre te repousse réellement… Sinon tu serais déjà mort… Et moi je ne serais pas là.
Elle posa l’une de ses mains contre le sol noirci, cette fois ce n’était pas sa main qui se colora de noir, mais au contraire la terre qui reprit la couleur douce et chaude qu’elle avait naguère.
Elle éleva lentement la seconde en direction du ciel et murmura quelques mots.
**************************************
Lorsque Durzo s’éveilla enfin, il était toujours dans le temple, pourtant il ne ressentait plus aucune douleur. Aystrae était étendue à ses côtés. Il l’observa un instant et s’étonna qu’elle ne l’ait pas emmené loin des terres de Tir Queimar.
Il se scruta, plus aucune blessure ouverte, son bras droit avait été soigneusement bandé et le gauche ne présentait pas plus de marque qu’auparavant. Pas même une cicatrice…
« Hey, t’as fait du bon boulot ! C’est même plutôt bizarre…» s’exclama Durzo à l’intention de son démon.
Le dit démon se contenta de pousser un grognement mécontent.
« Ce n’est pas toi, évidemment ! » Continua Durzo.
« Non. Laisse-moi maintenant ! »
« Ah, ben, ça ! » s’étonna Durzo « Si j’avais su qu’un jour tu me demanderais ça ! »
Aystrae se releva subitement. Elle poussa un faible gémissement avant de fixer son regard dans les yeux de Durzo.
Celui-ci sursauta.
-Que t’est-il arrivé ?! Tes yeux sont blancs ! Tu es… devenue... Fit Durzo presque paniqué.
-Aveugle ? Non. Au contraire, je vois même trop bien. Marmonna-t-elle.
Durzo ressentait par instant une force magique surpuissante mais soudainement elle devenait plus douce, plus ténue.
-Mais qu’est-ce qui t’es arrivé ?! S’exclama-t-il. Qu’est-ce-que t’as foutu ?!
-Toi, qu’est-ce-que t’as foutu ?! Déjà de un, et je te l’ai dit hier, JE HAIS LA TELEPORTATION, ensuite j’ai atterri dans un endroit bizarre ! Et pour finir, il m’arrive je ne sais quoi et de toute évidence, c’est de TA faute !
-MA faute ? Râla Durzo. Et je peux savoir ce qui arrive à Madame ?!
- JUSTEMENT, JE N’EN SAIS RIEN ! Hurla Aystrae.
Durzo ne put s’empêcher d’éclater de rire.
Aystrae était rouge de rage et de honte, elle ne supportait pas l’idée d’avouer sa faiblesse, son incompréhension.
-Tu m’as soigné ?
-J’ai prié. Dit-elle simplement.
-Tu crois aux dieux ?!
-Pas aux tiens. Je crois en la terre.
-Tu as utilisés la magie. S’exclama alors joyeusement Durzo.
-Je suis lasse, fit Aystrae en s’allongeant.
-Normal, contrecoup ! Continua Durzo sur un ton enjoué.
-Je ne suis pas mage… bougonna Aystrae.
-Mage, non ! C’est sûr par contre… Prêtresse…
-Tu racontes n’importe quoi Durzo… marmonna-t-elle. Même les hauts-prêtres de mon village n’ont sut révéler mes pouvoirs.
Durzo éclata à nouveau de son rire vif et bruyant.
-C’est encore mieux ! Fit-il fièrement. Puisque c’est MA faute, n’est-ce-pas ? Continua-t-il moqueur
Durzo malgré tout ce qu’il avait subit, émit un petit rire.
Aystrae aurait dut être téléporté à peine à trois kilomètres du vieux temple, mais elle avait mis des heures et des heures à arrivé jusque là.
-En tout premier lieu, s’énerva Aystrae, la téléportation c’est loin, très loin d’être à mon goût !
Elle avait effectivement ressentit un choc très étrange lorsque la magie l’avait frappée.
Durzo ne s’éveillait pas.
-Hey ! Hurla Aystrae ! Je te jure, si tu meurs, je te buterais avant !
La vérité était qu’Aystrae était complètement paniqué. Tout d’abord, en rage de s’être vu ainsi expulsée du champ de bataille, Aystrae s’était sentie devenir sereine sans pouvoir se contrôler. Ensuite elle avait ressentie une sorte de chaleur intense dans l’entièreté de ses membres. Son sang semblait bouillir, elle eut l’impression que son regard s’ouvrait, que ses yeux voyaient enfin réellement.
Elle avait été téléportée dans un endroit calme, tout semblait lumineux, la nature envahissait les lieux.
Un éclair apparu soudainement et la percuta.
Elle fut transportée dans un endroit sombre, quelques arbres parsemés de-ci de-là émettaient une faible lueur. Elle s’était laissé guider un instant, des heures plutôt, par la lumière de la nature, mais une ombre grandissait dans son dos… Elle ressentit une vive douleur dans la poitrine, elle se retour-na. Ses pas la guidèrent vers les ténèbres et elle fut emmenée là où gisait Durzo.
Elle voyait tout autour des lui des ténèbres entourées pourtant d’un faible éclat doré.
-Tu sais, murmurait-elle à présent, je ne pense pas que la terre te repousse réellement… Sinon tu serais déjà mort… Et moi je ne serais pas là.
Elle posa l’une de ses mains contre le sol noirci, cette fois ce n’était pas sa main qui se colora de noir, mais au contraire la terre qui reprit la couleur douce et chaude qu’elle avait naguère.
Elle éleva lentement la seconde en direction du ciel et murmura quelques mots.
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Lorsque Durzo s’éveilla enfin, il était toujours dans le temple, pourtant il ne ressentait plus aucune douleur. Aystrae était étendue à ses côtés. Il l’observa un instant et s’étonna qu’elle ne l’ait pas emmené loin des terres de Tir Queimar.
Il se scruta, plus aucune blessure ouverte, son bras droit avait été soigneusement bandé et le gauche ne présentait pas plus de marque qu’auparavant. Pas même une cicatrice…
« Hey, t’as fait du bon boulot ! C’est même plutôt bizarre…» s’exclama Durzo à l’intention de son démon.
Le dit démon se contenta de pousser un grognement mécontent.
« Ce n’est pas toi, évidemment ! » Continua Durzo.
« Non. Laisse-moi maintenant ! »
« Ah, ben, ça ! » s’étonna Durzo « Si j’avais su qu’un jour tu me demanderais ça ! »
Aystrae se releva subitement. Elle poussa un faible gémissement avant de fixer son regard dans les yeux de Durzo.
Celui-ci sursauta.
-Que t’est-il arrivé ?! Tes yeux sont blancs ! Tu es… devenue... Fit Durzo presque paniqué.
-Aveugle ? Non. Au contraire, je vois même trop bien. Marmonna-t-elle.
Durzo ressentait par instant une force magique surpuissante mais soudainement elle devenait plus douce, plus ténue.
-Mais qu’est-ce qui t’es arrivé ?! S’exclama-t-il. Qu’est-ce-que t’as foutu ?!
-Toi, qu’est-ce-que t’as foutu ?! Déjà de un, et je te l’ai dit hier, JE HAIS LA TELEPORTATION, ensuite j’ai atterri dans un endroit bizarre ! Et pour finir, il m’arrive je ne sais quoi et de toute évidence, c’est de TA faute !
-MA faute ? Râla Durzo. Et je peux savoir ce qui arrive à Madame ?!
- JUSTEMENT, JE N’EN SAIS RIEN ! Hurla Aystrae.
Durzo ne put s’empêcher d’éclater de rire.
Aystrae était rouge de rage et de honte, elle ne supportait pas l’idée d’avouer sa faiblesse, son incompréhension.
-Tu m’as soigné ?
-J’ai prié. Dit-elle simplement.
-Tu crois aux dieux ?!
-Pas aux tiens. Je crois en la terre.
-Tu as utilisés la magie. S’exclama alors joyeusement Durzo.
-Je suis lasse, fit Aystrae en s’allongeant.
-Normal, contrecoup ! Continua Durzo sur un ton enjoué.
-Je ne suis pas mage… bougonna Aystrae.
-Mage, non ! C’est sûr par contre… Prêtresse…
-Tu racontes n’importe quoi Durzo… marmonna-t-elle. Même les hauts-prêtres de mon village n’ont sut révéler mes pouvoirs.
Durzo éclata à nouveau de son rire vif et bruyant.
-C’est encore mieux ! Fit-il fièrement. Puisque c’est MA faute, n’est-ce-pas ? Continua-t-il moqueur
L!s@nd3r "chapitre XIV"
-Dépêchons-nous ! Dit Durzo en tentant d'ignorer cette douleur qui lui rongeait l'avant bras.
Les terres maudites...Durzo en avait entendu parler alors qu'il était encore un apprenti. Il y a plusieurs siècles de cela les Avaloniens avaient combattu une antique civilisation. Des sorts d'une puissance inimaginable avaient été utilisés, certains avaient même réduits des cités entières à l'état de cendres en quelques secondes. Cela n'avait pas été une guerre, mais un génocide en règle. Les deux peuples s'étaient battus durant vingt ans sans jamais parvenir à prendre l'avantage sur l'autre.
Puis les Avaloniens utilisèrent leur arme la plus féroce. La magie démoniaque. Les démons ravagèrent tout sur leur passage. Aucune créature vivante ne fut épargnée. Les Avaloniens détruisirent toute trace de cette civilisation, allant même jusqu'à effacer leur nom de leurs archives.
Durzo s'arrêta un moment pour reprendre son souffle. Soudainement un râle ce fit entendre. Face au mage une dizaine de zombies avançaient en titubant, les bras tendus vers leur futur repas. Durzo voulu envoyer un mur de pieux vers ses assaillants, mais il fut interrompu par une horrible douleur dans son bras droit.
Le mage tomba à genoux en hurlant de douleur. Une profonde entaille s'était formée sur son bras, elle était tellement profonde que le mage put apercevoir les os de son bras. Des flammes mauves léchaient sa blessure, mais elles ne parvenaient pas à calmer cette douleur.
Aystrae quant à elle chargea les zombies qu'elle tua avec une facilité déconcertante. Puis elle se dirigea vers Durzo.
-Vite, il faut que l'on continue sinon ces terres vont avoir raison de toi. Dit-elle sur un ton qui ne trahissait aucune émotion.
« Elle en a de bonne celle là on voit que ce n'est pas elle qui risque sa vie ici » grogna le démon.
-Silence! Contente-toi de guérir cette blessure ! Aboya Durzo. Vas-y je te suis. Dit-il en affichant un léger sourire.
Ils se remirent donc en route. Le groupe marcha plusieurs heures sans rencontrer de problèmes. Finalement ils s'enfoncèrent dans une forêt d'arbres morts et de marécages. Cette forêt était remplie d'arbres calcinés et corrompus par la magie démoniaque, sur certains il y avait des visages effrayés, d'autre affichant une profonde tristesse. Sur d'autres arbres des restes squelettiques des combattants se mêlaient aux racines, alors que sur la surface des marais flottaient des cadavres en décomposition de femmes et d'enfants.
Ils continuèrent leur course une fois la nuit tombée, ne s'arrêtant que quelques minutes toutes les heures. Puis tout deux ressentirent une énorme puissance magique qui se dirigeait vers eux et comme pour confirmer cette présence un long hurlement bestial se fit entendre.
Durzo, bien que de plus en plus affaiblit par cet endroit, dégaina son épée et regarda Aystrae.
-Aystrae... Cours le plus vite possible, un Sindssyge arrive...
A peine eut il finit sa phrase que la créature apparue devant eux.
« On est mal ... très, très, mal. »
-Ça je ne te le fais pas dire. Dit Durzo un léger sourire sur le visage
Le monstre devait faire dans les trois mètres de haut et deux de large. Il reposait sur trois pattes musclées terminées par des sabots barbelés. La créature possédait trois énormes bras dont l'un étaient terminés une énorme pince, un autre par de longs doigts squelettiques, quant au dernier sa main formait une masse grouillante et dégoulinant de pus. La « tête » de cette chose, elle, semblait être le résultat d'une fusions ratée de plusieurs visages et Durzo se sentit véritablement en danger quand les cinq yeux injectés de sang posèrent leurs regards haineux sur lui et quand les deux bouches laissèrent apparaître plusieurs rangés de crocs acérés.
La créature chargea le mage qui l'évita aisément. Ce dernier sauta sur le dos du monstre, mais il fut accueilli par la masse de la créature qui le projeta contre un arbre un peu plus loin. Aystrae quant à elle envoya son marteau contre le genou de la créature qui hurla de douleur. Le Sindssyge frappa Aystrae avec sa masse qui para le coup avec son bouclier. Soudainement la créature hurla, Durzo venait de lui couper un bras avec son épée.
Le mage créa une copie de lui-même qui fit diversion pendant que l'originale alla aider Aystrae à se relever.
-Aller gamine debout. Dit-il en relevant Aystrae par le bras. Écoute moi bien, tu continues vers le nord et attends dans l'auberge à la façade rouge.
Durzo sourit en lisant la détermination et l'envie de combattre dans le regard d'Aystrae.
-Tu crois vraiment que je vais te laisser toute la gloire pour toi seul ? Dit-elle sur un ton moqueur.
-C'est pas comme si tu avais le choix. Dit Durzo en faisant un clin d'œil à Aystrae
Le mage utilisa une grande partie de sa puissance magique pour téléporté Aystrae plusieurs dizaines kilomètres au nord de sa position, hors de Tir Queimar.
-A nous deux !!
Le mage et la créature combattirent une bonne partie de la nuit. Finalement ils se retrouvèrent dans les ruines d'un ancien lieu de culte qui se situait à la sortie de Tir Queimar. Les deux combattants avaient subis de graves blessures. La créature avait perdu un autres de ses bras et de nombreuses entailles parcouraient son corps quant au mage, il avait la moitié du visage qui se reconstituait lentement grâce aux flammes purificatrices du démon et lui aussi avait de profondes entailles sur tout le corps. Durzo utilisa ses dernières forces pour libérer une partie de la puissance de l'entité qui résidait dans son bras. Plusieurs démons apparurent et se jetèrent sur le Sindssyge abattant leurs lourdes haches sur la créature. Finalement Durzo envoya son épée dans le crane de cette chose qui, dans un dernier hurlement de défi, tomba face contre terre le corps secoué par la décharge électrique de l'arme.
Le mage s'adossa contre l'un des derniers murs de la chapèle et rigola franchement, il avait rempli sa mission, Aystrae devait être à l'auberge en train de torturer un quelconque mercenaire ou de boire une bonne bière, après le reste ne dépendra plus que d'elle.
-Dans le fond... C'est pas si mal comme fin. N'est-ce pas ?
« Tu ne vas pas mourir comme ça crois moi !! » Hurla le démon.
Durzo ne prêta pas attention aux paroles du démon. Il était trop occupé à essayer de deviner quelle était l'origine de cette force magique qui se dirigeait vers sa position.
Il ricana en comprenant qui arriva puis il s'accorda le droit de fermer les yeux
jeudi 10 juin 2010
Kaïna : "chapitre XIII"
-Tu t’es bien amusé ? Fit-elle en souriant. Il semble que oui, poursuivit-elle en inspectant ses vêtements.
-Et toi ? Tes bières étaient-elles à ton goût ?
-Meilleure que de l’eau… Répondit-elle simplement.
Pourtant Durzo remarqua peu de chopes vides à ses côtés… Il trouva cela surprenant puisque le tavernier n’aimait guère le ménage.
Aystrae avait le teint pale, les yeux vides de toutes expressions. Elle ne semblait ni heureuse de retrouver Durzo, ni inquiète de ce qui avait put se produire durant ces quelques heures où elle avait été seule.
Elle donnait de petit coup de pieds répétés sur son bouclier et regardait son marteau d’un air déconfit.
Durzo remarqua alors une sculpture qu’il n’avait jamais vue sur le marteau : une jeune femme enchainée.
Aystrae la fixait, le regard vide.
La jeune femme enchainée était sculpté directement dans le manche, merveilleusement ouvragé, son support était pourtant brut, portant encore les marques du burin.
-Y se passe quoi avec ton marteau ? fit brusquement Durzo.
-Rien ! Rien… s’empressa de répondre Aystrae. Non, vraiment… Il n’y a rien…non ?...
Durzo l’observa perplexe. Aystrae se secoua et se releva promptement.
-On y va ! Déclara-t-elle.
-Qu’est-ce-que tu as vu ?! Cracha Durzo en l’empoignant.
Aystrae tremblait.
-Ma mort…Murmura-t-elle.
Il y eut un silence pesant. Le bourdonnement incessant des conversations sembla soudainement inexistant. Le tintement des chopes s’éteignit dans leur esprit.
Aystrae se défit de l’emprise de Durzo, agrippa son équipement et pressa le pas vers la porte.
-On y va… murmura-t-elle encore.
Durzo resta de marbre et suivit Aystrae.
A peine sortie de la ville, elle se mit à courir de toutes ses forces. La sueur perlait sur son front, ses cheveux d’argent s’emmêlaient dans le vent.
-NE FUIS PAS DEVANT LA MORT… ! hurla Durzo.
-Je ne fuis pas…
-Mais ne va pas au devant d’elle… fit-il, la rattrapant.
Elle stoppa sa course et se retourna vivement.
-Je ne vais pas au devant d’elle, je suis ma route. La mort est inéluctable et, tu le sais, notre destin est commun et tracé. Je vais à Nosgoth… Et une fois là-bas, tu seras libre de choisir ton chemin.
-Qu’as-tu-vu ?
-J’ai vu ce que je ne veux pas voir arriver… Dit-elle d’un ton sans appel.
Après quelques heures de marche dans le silence, ils arrivèrent aux abords des contrées nord de De’Enden …
Le paysage changea du tout au tout, les forêts denses devinrent arbres morts. Le sol fertile devint sec, parcouru de fissures. De longues trainées noirâtres fendaient le sol de toutes parts.
-Tir Queimar… Les terres brulées. Murmura Aystrae.
-Alors voilà Tir Queimar… fit-il dans un sifflement. Quel ravage ! Comme quoi les livres ne mentent pas toujours…
-Parce que tu sais lire, toi ? Se moqua Aystrae.
-Hin, hin, très spirituel, ricana Durzo.
Aystrae se sentait mal. Elle ne pensait plus à sa vision car celle qui s’offrait devant elle était bien plus dévastatrice à ses yeux.
Son regard était grave, sa moquerie ne servait qu’à l’aider à se contrôler.
Elle posa sa main sur le sol et celle-ci se teinta de noir. Elle l’enleva prestement et sa main reprit sa couleur d’origine.
-Les maléfices ont fait des dommages irréparables ici… fit-elle tristement. Avant, Tir Queimar était aussi belle que le reste de De’Enden… Elle recelait d’une magie douce et bénéfique…
-Oui, on sait, les vilains mages et inquisiteurs ont tout bousillés et cette parcelle n’eut plus le mérite de faire partie de De’Enden… blablabla. Pesta Durzo.
-NE TE MOQUE PAS ! Hurla Aystrae qui ne parvenait plus à retenir sa rage. CETTE TERRE NE MERITAIT PAS TEL SORT !
-Oh ! oh ! Quoi ?! Tu te la joues elfiques ? Protégeons la terre et les petits oiseaux ?
-Non ! Mais De’Enden est une terre sacrée ! Mais toi, bien sur, tu es incapable de comprendre ça ! Après tout, les inquisiteurs viennent de chez toi ! Explosa-t-elle d’un ton rageur.
-Surveille tes paroles… Murmura Durzo en préparant un sort mortel.
« Oh ! Oui ! Tue-la ! » Murmura joyeusement le démon dans la tête de Durzo
-Oh ! Toi… Commença Durzo.
-…Ta gueule, joue avec l’autre… murmura Aystrae.
Durzo la regarda stupéfait.
« Quoi, quoi ?! Tes pensées me sont réservées, me semble-t-il » Râla la voix.
Durzo s’efforça de le faire taire.
-Comment as-tu su ce que j’allais dire...?
-Ca commence… Il faut continuer sinon…
-Quoi encore ?!
-Tu vas mourir… Tu ne le sens pas ? Bien sur que si tu dois le sentir… Ca ne cesse de grandir.
-Mais qu’est-ce-qui te prends ?! Qu’est-ce-que tu racontes ?!
« Elle a raison, elle a raison » Railla la voix « Allez, je suis gentil, je te montre »
Durzo ressentit soudainement une vive douleur dans le bras droit.
Son avant-bras était presque entièrement teinté de noir. Les lacérations s’étendaient plus loin et plus profondément encore.
-C’est la terre… Murmura Aystrae. Les terres maudites.
L!s@nd3r "chapitre XII"
Durzo se leva précipitamment. Il regarda Aystrae dans les yeux et y nota une lueur d'inquiétude.
-Je reviens dans deux heures. Dit-il en se dirigeant vers la sortie.
Le mage marcha dans la ville. Ruminant sur ce qui venait de ce passé, tentant de calmer cette haine pour Aystrae. Quant soudainement son bras le démangea.
« Bon alors on a eu peur une fois de plus ? »
Durzo fouilla dans son manteau pour l'une de ses fioles.
« Ha ha ha !! Et oui, plus de fiole, me revoilà !! » Dit la créature.
-Je t'ai dit de fermer ta gueule, démon ! Dit le mage en frappant avec son poing contre un mur.
Durzo était à deux doigts de sombrer dans la folie. Il avait vu les pires choses qui existaient en touchant ce bouclier alors qu'Aystrae le prenait sans le moindre problème. Il ne savait pas trop s'il lui en voulait pour ça ou s'il était encore sous le choc des visions.
« Bon bon bon que vas tu faire ? Hein mage, bientôt je verrai le monde par tes yeux et tu ne peux rien y faire, après tout c'est toi qui t'es damné. »
Durzo alla à un endroit tranquille dans la ville et retira les bandages de son bras. Les entailles qui parcouraient son bras étaient rouges...
Soudainement Durzo senti une puissance magique dans son dos qui augmentait de plus en plus.
Il fit volte face, mais une puissante vague d'énergie l'envoya contre un mur cinq mètres plus loin. Il se releva rapidement, face à lui se tenait une Avalonienne en robe rouge. La même que celle avec il avait fait son concert la veille.
Le mage se releva et un sourire sadique apparut sur son visage.
-Durzo, Par les sept te revoilà ! Tu vas payer pour ce qui s'est passé au cercle !
Trois autres inquisiteurs se placèrent à côté de leur chef.
Le mage dégaina son épée et se mit en position de combat. Durzo sentit la colère monter d'un cran en lui.
« Haaa enfin, enfin !! Tuons-les qu'en penses-tu ? »
Les inquisiteurs chargèrent Durzo, ce dernier envoya plusieurs traits de glace, mais à chaque fois ils furent détruits par les boucliers magiques de ses ennemis
« Changement de tactique »
Le mage se rua sur ses adversaires. Pendant sa courte course il créa deux copies de lui-même qui s'attaquèrent aux inquisiteurs.
Durzo fit face à son premier adversaire. L'inquisiteur contre qui il combattait était relativement jeune, encore un pauvre fanatique se dit Durzo. Les deux combattants échangèrent quelques passes d'armes, puis Durzo décida d'en finir avec l'Avalonien. Il arrêta un coup de masse destinée à son genou, puis il envoya son poing débordant d'énergie corruptrice dans l'abdomen de son ennemi.
L'inquisiteur ne mourut pas directement. L'énergie chaotique ravagea sa peau, il sentit ses muscles flétrirent, ses yeux coulèrent de leurs orbites, des pustules et autres croutes suintantes ravagèrent sa peau. Durzo utilisa sa magie pour maintenir son ennemi en vie quelques secondes de plus. L'inquisiteur voulut maudire le mage, mais sa langue dégoulina de sa bouche alors que son cerveau coulait par ses oreilles.
Ainsi creva le premier des inquisiteurs, le corps rongé par la corruption chaotique
Durzo jeta le corps sans vie quelques mètres plus loin. Il arriva dans le dos d'un second Avalonien et lui brisa rapidement la nuque. Au même moment sa copie fut touchée par une boule de feux en plein visage. Tout en tenant le corps sans vie de l'inquisiteur Durzo regarda avec amusement son double hurlant de douleur lui suppliant d'abréger ses souffrances.
« Je savais que tu aimerais ça »
Avec difficulté il quitta du regard son clone pour découvrir l'origine du sort et vit l'inquisitrice et son dernier chien à côté d'elle.
-Et bien, les inquisiteurs que j'ai tués à la tour étaient plus résistants que ça ! Dit-il en jetant aux pieds de ses ennemis l'inquisiteur qu'il venait de tuer.
-Bon alors quoi vous venez ou c'est moi qui vais devoir me bouger le cul ?
L'inquisitrice regarda le dernier de ses hommes. Durzo remarqua qu'elle tremblait de rage
-Alexander, tue moi ce chien !!
Alexander chargea Durzo sans un mot.
Ce dernier avait les bras croisés et son habituel sourire sadique sur le visage. Il se contenta, d'envoyer un mur de pieux glacés contre son adversaire. L'inquisiteur s'écroula lourdement contre le sol, les pieux enfoncés profondément dans sa chair.
-Bon alors, tu viens ? Dit Durzo en tapant dans le corps sans vie de l'inquisiteur
-Monstre !! Hurla l'inquisitrice.
-Moi ? Un monstre ? Dit Durzo en hurlant de rire. Mais si je suis un monstre qu'es tu ? Une femme !? Une esclave !? Ou un autre monstre au service des dieux !?
L'inquisitrice chargea Durzo qui bloqua l'attaque avec son épée. Les deux Avaloniens combattirent durant dix bonnes minutes. L'inquisitrice invoqua une boule de lumière qui aveugla Durzo quelques secondes, le mage repris ses esprits juste à temps pour voir la masse de l'inquisitrice se diriger vers lui. Le mage sentit le côté droit de sa mâchoire se disloquer sous le coup de la masse d'arme. La puissance de l'arme l'envoya plusieurs mètres plus loin, le coup avait été si puissant que Durzo traversa un mur de pierre. Le mage se releva rapidement, heureusement il se trouvait dans une maison abandonnée. Durzo cracha plusieurs dents, il vit le sourire satisfait de l'inquisitrice disparaître alors que des flammes mauves léchaient sa blessure ressoudant ses os et ses dents.
Profitant de l'étonnement de l'inquisitrice le mage envoya une vague d'énergie sur son adversaire, cette dernière alla s'écraser contre un mur en brique une dizaine de mètres plus loin.
Durzo s'approcha d'elle et la cloua contre le sol grâce à sa magie.
-Alors, comme ça tes dieux te protègent? Voyons s'ils seront toujours là dans l'immatériel. Durzo toucha le front de la femme avec son bras droit en récitant plusieurs formules interdites. Tout au tour d'eux la frontière magique qui séparait leur monde de celui des démons devint de plus en plus faible, des rires déments se firent entendre alors des bras agrippèrent l'Inquisitrice. Durzo ne fit pas attention aux cris de supplications et de désespoirs de son ennemie, il recula de plusieurs mètres et quelques secondes après, l'inquisitrice fut emportée dans le royaume des démons par un portail situé dans son dos.
« Hooo un nouveau jouet !! Tu as gagné, je te laisse tranquille pour le moment. »
...
Durzo ouvrit la porte du pub, Aystrae fit volte face et remarqua le sourire sincère du mage et le sang coagulé sur ses vêtements et sur son visage.
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