mercredi 11 août 2010

Kaïna : "chapitre XIX"


Elfy se tenait en haut des remparts, à ses côtés Amgloc regardaient d’un air craintif le long nuage de poussière qui avançait vers les portes. Trois autres guerriers Avalonien se tenaient un peu à l’écart, ils s’étaient mis en position, jambes fléchies et bras en position d’archer.
-Trois soldats ? Seulement ? Se moqua Hatyara.
Elfy ricana.
-Mes soldats n’ont rien de commun avec les miséreux de ta garnison, jeune Ubayalingi. Laisse moi te dire que, même toi, tu n’es pas de taille. Fit-elle impérieuse.
Hatyara, outrée et surprise qu’Elfy sache quoique ce soit sur sa nature, voulût rétorquer une remarque cinglante, mais au même instant, les soldats hurlèrent.
D’un même mouvement, ils envoyèrent trois salves lumineuses de leurs mains droites et se remirent en position.
La poussière se dispersa, tout le monde pût alors voir les Kezefs.
Au même instant, cinq flèches enflammées se fichèrent dans les murs de la cité.
Trois Kezefs avaient pris la tête du cortège, ces abominations, semblable à un amas de chairs mortes se mouvaient plus rapidement qu’un cheval.
Une nouvelle salve de flèches toucha l’un des soldats, il fût toucher au bras mais rétorqua directement en lançant un pic de glace qui abattu l’un des maraudeurs.
Les deux autres soldats le suivirent en lançant à leurs tours trois salves de pic glacés.
Durzo ricana.
-Bah, Alors, Elfy ?! Un peu mou tes soldats !
-Mmh… Disons que les derniers ennemis étaient de piètres combattants, laissons-les donc s’amuser un peu.
-Et toi, Amgloc ! Bon à rien ! Tu n’attaques pas ?! Pesta Durzo.
Amgloc ne jeta pas un regard à Durzo . Il s’était avancer vers le soldat blessé et en un instant il désintégra la flèche, referma la plaie et ressouda l’os brisé.
Seul un maraudeur avait survécu, il se tenait à l’abri des Kezefs.
Les abominations avaient atteint les portes en à peine quelques minutes. Les Avaloniens envoyèrent plusieurs salves de pics glacés mais celle-ci se brisèrent sur la peau des Kezefs .
Ils changèrent de tactique, deux d’entres eux envoyèrent des trombes d’eau et le dernier envoya des éclairs. Mais les Kezefs ne semblèrent même pas sonné.
Les portes volèrent en éclats, un pan entier du rempart s’écroula et le soldat en poste tomba sous les débris.
Les deux soldats survivants, sans montrer un signe de détresse, doublèrent le feu de leurs attaques. Elfy ne montrait aucune crainte.
Elle n’eut guère de réaction lorsque le premier des Kezefs saisi l’un des Avaloniens pour le briser entre ses mains griffues.
Ils étaient entrés.
-Stupides créatures, pesta Elfy.
Elle observait toujours les créatures d’un air moqueur.
-Deux de vos hommes sont morts ! S’insurgea Aystrae. Comment osez-vous rester de marbre ?!
Aystrae bondit sur un Kezef et lui administra un coup de marteau magistral. Le Kezef n’eut que peu de réaction. Apparemment déranger par la minuscule piqure qu’on venait de lui infliger, il lança négligemment son bras vers Aystrae.
Une fraction de seconde après, il poussa un hurlement monstrueux qui faillit crever les tympans de la guerrière.
Hatyara venait de crever l’unique œil de la créature d’un habile jet de couteau.
Durzo, toujours au côté de sa sœur, regardait la scène.
-Tes soldats sont des faibles, frangine. Se moqua-t-il.
-Tes compagnons sont des fous, frangin. Rétorqua-t-elle. Aucune discipline !
-Je parie que tu les adores ! S’exclama joyeusement Durzo. Allez, moi aussi, j’ai envie de m’amuser.
Il envoya des lames de glaces qui explosèrent sur la peau du plus proche Kezef, ne réussissant pas à percer la dure peau de la créature, Durzo manipula habilement sa magie, il fit fondre la glace. Celle-ci une fois transformée en eau se déplaça tel un serpent autour des pattes arrière du monstre et gela à nouveau.
Le Kezef ne sut se déplacer immédiatement. Durzo matérialisa une lame d’acier … Soudainement un rire éclata au milieu des fracas de la bataille.
-Non, ne me fais pas rire ! Tu appelles ça une arme ?! J’ai pitié de toi, frangin !
Durzo grogna.
-Prends ça, stupide petit frère !
Elle tendait un long paquet enveloppé dans un linge rouge sang, dessus était tissé des runes.

 
A la vue de ces runes, Durzo se figea, il dissipa sa magie instantanément
-Norost… ? Comment est-ce possible ?!
Elfy s’agenouilla devant son frère.
-Si, en signe de soumission, devant toi, je m’agenouille, c’est uniquement car toi seul a sut se faire accepter par Norost.
De la fumée s’échappait de l’arme. Norost refusait Elfy et lui brulait les mains.
Durzo s’en saisit et se débarrassa du linge protecteur.
Il en sortit une épée magnifique.
Aystrae ressentit une forte émanation magique qui lui fit oublier le combat.
Même Hatyara qui ne possédait pas réellement le pouvoir de ressentir la magie, se sentit étrangement attiré par l’arme.
Elfy se redressa et regarda fièrement son cadet.
-Puisse les flammes de l’enfer bruler tes entrailles et te donner le feu du combat ! Hurla-t-elle.
-Puisse les ténèbres du désespoir hanter ton esprit et te donner la haine et l’envie de vengeance ! Hurla à son tour Durzo.
Aystrae aperçut soudainement deux auras flamboyantes se mêler au combat.
Deux auras de ténèbres enveloppé dans un cocon de lumière doré.

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